2e chambre sociale, 6 novembre 2024 — 21/05736
Texte intégral
ARRÊT n°
Grosse + copie
délivrées le
à
COUR D'APPEL DE MONTPELLIER
2e chambre sociale
ARRET DU 06 NOVEMBRE 2024
Numéro d'inscription au répertoire général :
N° RG 21/05736 - N° Portalis DBVK-V-B7F-PE5P
Décision déférée à la Cour : Jugement du 27 AOUT 2021 CONSEIL DE PRUD'HOMMES - FORMATION DE DEPARTAGE DE MONTPELLIER - N° RG F 17/00201
APPELANT :
Monsieur [V] [E]
né le 15 Juin 1953 à [Localité 5] (51)
de nationalité Française
[Adresse 1]
[Localité 2]
Représenté sur l'audience par Me Philippe JABOT de la SELARL CHEVILLARD/JABOT, avocat au barreau de MONTPELLIER
INTIMEE :
URSSAF LANGUEDOC ROUSSILLON
Prise en la personne de son représentant légal domicilié en cette qualité au siège social, sis
[Adresse 4]
[Adresse 4]
[Adresse 4]
[Localité 3]
Représentée sur l'audience par Me Anne Charlotte ALLEGRET de la SELARL MBA & ASSOCIES, avocat au barreau de MONTPELLIER
Ordonnance de clôture du 08 Juillet 2024
COMPOSITION DE LA COUR :
En application des dispositions des articles 805 et 907 du code de procédure civile, l'affaire a été débattue le 09 Septembre 2024, en audience publique, les avocats ne s'y étant pas opposés, devant Madame Florence FERRANET, Conseiller, chargée du rapport.
Ce magistrat a rendu compte des plaidoiries dans le délibéré de la cour, composée de :
Monsieur Thomas LE MONNYER, Président de chambre
Madame Florence FERRANET, Conseiller
Monsieur Patrick HIDALGO, Conseiller
Greffier lors des débats : Madame Marie-Lydia VIGINIER, assistée de Madame Léa LOURDEL, greffier stagaire.
ARRET :
- contradictoire ;
- prononcé par mise à disposition de l'arrêt au greffe de la cour, les parties en ayant été préalablement avisées dans les conditions prévues au deuxième alinéa de l'article 450 du code de procédure civile ;
- signé par Monsieur Thomas LE MONNYER, Président de chambre, et par Madame Marie-Lydia VIGINIER, Greffier.
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EXPOSE DU LITIGE :
M. [E] a été engagé en janvier 1972 par l'Union de recouvrement des cotisations de sécurité sociale et d'allocations familiales du Gard, devenue l'Urssaf Languedoc Roussillon, en qualité d'employé aux travaux d'ordre dans le cadre d'un contrat à durée indéterminée à temps complet.
Le 26 octobre 1998 M. [E] était nommé contrôleur des cotisations forfaitaires, niveau 5A coefficient de base 222. Il était confirmé dans ces fonctions à compter du 30 juillet 1999 au coefficient 234 et était agrée comme agent de contrôle des cotisations personnelles et forfaitaires à cette même date.
A compter du 27 août 2003 il était nommé contrôleur des cotisations forfaitaires niveau 5 B puis confirmé le 1er mars 2004 à ce niveau coefficient 264.
Le 1er septembre 2006 il était affecté au service cotisations suite à la réorganisation du service de contrôle et cotisations. A partir du 1er mai 2012 les bulletins de salaire de M. [E] mentionnent qu'il exerce les fonctions de contrôleur des situations individuelles catégorie employé ou cadre niveau B coefficient 285.
Par un courrier du 24 septembre 2015, M. [E] a sollicité auprès de son employeur le bénéfice des dispositions de l'article 23 de la convention collective nationale des personnels des organismes de sécurité sociale, prévoyant l'octroi d'une indemnité de guichet aux agents techniques en contact avec le public équivalente à 4 % de leur coefficient, ainsi qu'une indemnité de 15 % lorsqu'il sont itinérants.
Par un courrier du 19 octobre 2015, l'Urssaf a refusé à M. [E] le bénéfice de cette indemnité de guichet.
M. [E] a fait valoir son droit à la retraite avec effet au 31 octobre 2015.
M. [E] a saisi le conseil de prud'hommes de Montpellier le 1er mars 2017 aux fins de voir l'Urssaf condamnée à lui verser diverses sommes à titre de rappel de salaire conventionnel outre une indemnité compensatrice de congés payés correspondante, une indemnité pour résistance abusive, ainsi que des dommages et intérêts en réparation de ses préjudices.
Par jugement rendu en formation de départage le 27 août 2021, le conseil a :
Déboute M. [E] de l'ensemble de ses demandes ;
Déboute les parties de leurs demandes plus amples ou contraires au dispositif ;
Dit n'y avoir lieu à indemnité en application des dispositions de l'article 700 du code de procédure civile ;
Condamné M. [E] aux dépens de la présente procédure.
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Le 28 septembre 2021, M. [E] a relevé appel du jugement.
Aux termes de ses dernières conclusions déposées par voie de RPVA le 22 décembre 2021, M. [E] demande à la cour d'infirmer le jugement et, statuant à nouveau, de :
Condamner l'Urssaf Languedoc Roussillon à lui payer les sommes suivantes :
- 8 195,88 € bruts à titre de rappel de salaire conventionnel (Article 23) ;
- 819,58 € bruts à titre d'indemnité compensatrice de congés payés afférente ;
- 1 500 € à titre d'indemnité pour résistance abusive ;
- 100 000 € à titre de dommages et intérêts compen