Pôle 6 - Chambre 10, 31 octobre 2024 — 20/05515

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Texte intégral

REPUBLIQUE FRANCAISE

AU NOM DU PEUPLE FRANCAIS

COUR D'APPEL DE PARIS

Pôle 6 - Chambre 10

ARRET DU 31 OCTOBRE 2024

(n° , 1 pages)

Numéro d'inscription au répertoire général : N° RG 20/05515 - N° Portalis 35L7-V-B7E-CCIQ5

Décision déférée à la Cour : Jugement du 31 Juillet 2020 -Conseil de Prud'hommes - Formation de départage de PARIS - RG n° F 19/08896

APPELANTE

Madame [U] [G]

[Adresse 3]

[Localité 9]

Représentée par Me Xavier SAUVIGNET, avocat au barreau de PARIS

INTIMEE

S.A.S. RESIDE ETUDES

[Adresse 4]

[Localité 7]

Représentée par Me Françoise LE BOURDONNEC-CECCALDI, avocat au barreau de PARIS, toque : A0442

PARTIES INTERVENANTS

SCP BTSG prise en la personne de Me [L] [R] en qualité de Mandataire judiciaire

[Adresse 2]

[Localité 10]

Représenté par Me Françoise LE BOURDONNEC-CECCALDI, avocat au barreau de PARIS, toque : A0442

SELAFA MJA, prise en la personne de Me [P] [X] en qualité de Mandataire judiciaire

[Adresse 1]

[Localité 8]

Représenté par Me Françoise LE BOURDONNEC-CECCALDI, avocat au barreau de PARIS, toque : A0442

SERARL AXYME, prise en la personne de Me [I] [T] en qualité de Mandataire judiciaire

[Adresse 5]

[Localité 6]

Représenté par Me Françoise LE BOURDONNEC-CECCALDI, avocat au barreau de PARIS, toque : A0442

COMPOSITION DE LA COUR :

L'affaire a été débattue le 25 Juin 2024, en audience publique, devant la Cour composée de :

Madame Gwenaelle LEDOIGT, Présidente de Chambre

Madame Carine SONNOIS, Présidente de la chambre

Madame Véronique BOST, Conseillère de la chambre

qui en ont délibéré, un rapport a été présenté à l'audience par Madame Véronique BOST, Conseillère de la chambre, dans les conditions prévues par l'article 804 du code de procédure civile.

Greffier, lors des débats : Madame Sonia BERKANE

ARRET :

- Contradictoire

- mis à disposition au greffe de la Cour, les parties en ayant été préalablement avisées dans les conditions prévues au deuxième alinéa de l'article 450 du Code de procédure civile.

- signé par Madame LEDOIGT Gwenaelle, Présidente de Chambre et par Madame Sonia BERKANE, Greffière, à laquelle la minute de la décision a été remise par le magistrat signataire.

EXPOSE DU LITIGE

Mme [U] [G] a été embauchée par la société Réside Études selon contrat à durée indéterminée du 3 mai 2010 en qualité de négociatrice.

La convention collective applicable est celle de l'immobilier.

Mme [G] a été en congé maternité du 19 novembre 2012 au 7 avril 2013, prolongé par des congés payés jusqu'au 2 mai 2013. A partir du 3 mai 2013, elle a été en congé parental d'éducation, congé renouvelé par deux fois jusqu'au 15 janvier 2016.

A son retour, les parties se sont rencontrées pour envisager une rupture conventionnelle qui n'a pas abouti.

A compter du 5 février 2016, Mme [G] a été placée en arrêt maladie.

Par lettre du 13 avril 2016, elle a pris acte de la rupture de son contrat de travail.

Elle a saisi le conseil de prud'hommes de Paris d'une demande de requalification de sa prise d'acte en licenciement nul le 4 juillet 2016.

Par jugement de départage du 31 juillet 2020, le conseil de prud'hommes de Paris a statué comme suit :

- dit que la prise d'acte de Madame [U] [G] doit produire les effets d'une démission

- condamne la SASU Réside Études à payer à Madame [U] [G] des dommages et intérêts de 3 000 euros ainsi que la somme de 1 500 euros au titre des frais irrépétibles

- condamne la SASU Réside Études à payer à Madame [U] [G] les intérêts au taux légal sur les condamnations à compter du jugement et à l'intérêt au taux légal sur les intérêts ayant couru sur une année

- déboute Madame [U] [G] de toutes ses autres demandes tant principales qu'accessoires

- condamne la SASU Réside Études aux dépens et la déboute de sa demande d'indemnité.

Mme [G] a interjeté appel selon déclaration du 31 août 2020.

La société Réside Études a été placée sous sauvegarde par jugement du tribunal de commerce du 18 décembre 2023.

Les mandataires de la société sont intervenus volontairement à la cause.

Par dernières conclusions notifiées par RPVA le 18 juin 2024, Mme [G] demande à la cour de :

- accueillir la demande de rabat de clôture sollicitée par la société Réside Etudes

- accueillir les mandataires judiciaires en leur intervention volontaire

- infirmer jugement de première instance en ce qu'il a dit que sa prise d'acte doit produire les effets d'une démission et l'a déboutée de toutes ses autres demandes, tant principales qu'accessoires

- confirmer le jugement de première instance pour le surplus, et notamment en ce qu'il a condamné la SASU Réside Études à lui payer à des dommages et intérêts de 3 000 euros ainsi que la somme de 1 500 euros au titre des frais irrépétibles

Statuant à nouveau :

- juger qu'elle a fait l'objet d'une discrimination en raison de son sexe, de sa grossesse et de sa situation de famille

- inscrire au passif de la sauvegarde judiciair