Pôle 6 - Chambre 3, 30 octobre 2024 — 21/08612
Texte intégral
Copies exécutoires REPUBLIQUE FRANCAISE
délivrées le :
AU NOM DU PEUPLE FRANCAIS
COUR D'APPEL DE PARIS
Pôle 6 - Chambre 3
ARRET DU 30 OCTOBRE 2024
(n° , 11 pages)
Numéro d'inscription au répertoire général : N° RG 21/08612 - N° Portalis 35L7-V-B7F-CEQHF
Décision déférée à la Cour : Jugement du 22 Juillet 2021 -Conseil de Prud'hommes - Formation paritaire de PARIS - RG n° F18/06162
APPELANTE
S.A.S. NOTIFY
N° SIRET : 490 992 948
[Adresse 1]
[Localité 2]
Représentée par Me Anne GRANIER, avocat au barreau de HAUTS-DE-SEINE, toque : PN 403
INTIME
Monsieur [F] [Z] [C]
Né le 29 juin 1976 à [Localité 5] (92)
[Adresse 3]
[Localité 4]
Représenté par Me Catherine BOURSIER, avocat au barreau de PARIS, toque : L0001
COMPOSITION DE LA COUR :
L'affaire a été débattue le 24 septembre 2024, en audience publique, devant la Cour composée de :
Christophe BACONNIER, président
Véronique MARMORAT , présidente
Marie-Lisette SAUTRON, présidente
qui en ont délibéré, un rapport a été présenté à l'audience par Monsieur Christophe BACONNIER dans les conditions prévues par l'article 804 du code de procédure civile.
Greffier, lors des débats : Laëtitia PRADIGNAC
ARRET :
- Contradictoire
- par mise à disposition de l'arrêt au greffe de la Cour, les parties en ayant été préalablement avisées dans les conditions prévues au deuxième alinéa de l'article 450 du code de procédure civile.
- signé par Christophe BACONNIER et par Laëtitia PRADIGNAC, greffier à laquelle la minute de la décision a été remise par le magistrat signataire.
RAPPEL DES FAITS ET PROCEDURE
La société Ad Lead devenue la société Notify (SAS) a engagé M. [F] [C] par contrat de travail à durée indéterminée à compter du 2 mai 2012 en qualité de directeur commercial.
Du 9 octobre 2017 au 5 novembre 2017, M. [C] a été en arrêt de travail.
Avant la fin de son arrêt de travail, il adressé le 4 novembre 2017 un courrier électronique à son employeur dans lequel il relatait notamment des faits qui étaient, selon lui, à l'origine de son arrêt de travail et qui mettaient en cause le mode de management de l'employeur (propos injurieux, blessants, dénigrement du travail de son équipe).
Par lettre du 6 novembre 2019 notifiée le 8 novembre 2017, M. [C] a fait l'objet d'une mise à pied conservatoire et été convoqué à un entretien préalable en vue d'un licenciement fixé au 16 novembre 2017.
M. [C] a ensuite été licencié pour faute grave par lettre notifiée le 23 novembre 2017.
A la date de présentation de la lettre recommandée notifiant le licenciement, M. [C] avait une ancienneté de 5 ans et 9 mois et sa rémunération mensuelle brute moyenne s'élevait à la somme de 6 666,66 euros.
La société Notify occupait à titre habituel moins de onze salariés lors de la rupture des relations contractuelles.
Le 7 août 2018, M. [C] a saisi le conseil de prud'hommes de Paris pour contester son licenciement'; en dernier lieu il a formé les demandes suivantes':
''- Rappel de salaires mise à pied conservatoire 4 307,59 euros Brut
- Indemnité compensatrice de congés payés 430,75 euros Brut
- A titre principal :
- Dommages et intérêts au titre de la nullité du contrat de travail sur le fondement des articles L 1152-2 et L 1152-3 du Code du Travail 90 549.00 euros
- A titre subsidiaire :
- Indemnité pour licenciement sans cause réelle et sérieuse (6 mois) 54 329,40 euros
- En tout état de cause :
- Indemnité compensatrice de préavis 19 999,98 euros Brut
- Indemnité compensatrice de congés payés sur préavis 1 999,99 euros Brut
- Indemnité conventionnelle de licenciement 16 600,75 euros
- Remise d'un certificat de travail de bulletins de paie, d'une attestation pôle emploi d'un solde de tout compte sous astreinte de 50 euros par jour de retard
- Article 700 du Code de Procédure Civile 2 500,00 euros
- Exécution provisoire''
Par jugement du 22 juillet 2021, auquel la cour se réfère pour l'exposé de la procédure antérieure et des prétentions initiales des parties, le conseil de prud'hommes a rendu la décision suivante :
'Le Conseil, après en avoir délibéré, statuant publiquement par jugement contradictoire et en premier ressort :
Dit le licenciement sans cause réelle et sérieuse
Condamne la SAS NOTIFY à verser à M.[C] [F] [Z] les sommes suivantes':
- 4 307,59 euros à titre de rappel de salaires mise à pied conservatoire
- 430,75 euros à tire d'indemnité compensatrice de congés payés
- 19 999,98 euros à titre d'indemnité compensatrice de préavis
- 1 999,99 euros à titre d'indemnité compensatrice de congés payés sur préavis
- 16 600,75 euros à titre d'indemnité conventionnelle de licenciement
Avec intérêts au taux légal à compter de la date de réception par la partie défenderesse de la convocation devant le bureau de conciliation.
Rappelle qu'en vertu de l'article R.1454-28 du Code du Travail, ces condamnations sont exécutoires de droit à titre