Chambre sociale 4-2, 14 novembre 2024 — 22/02427
Texte intégral
COUR D'APPEL
DE
VERSAILLES
Code nac : 80C
Chambre sociale 4-2
ARRET N°
CONTRADICTOIRE
DU 14 NOVEMBRE 2024
N° RG 22/02427 -
N° Portalis DBV3-V-B7G-VLGG
AFFAIRE :
S.A.S. NICKEL
C/
[R] [J]
Décision déférée à la cour : Jugement rendu le 26 juillet 2022 par le Conseil de Prud'hommes - Formation de départage de CERGY PONTOISE
N° Section : C
N° RG : 19/00463
Copies exécutoires et certifiées conformes délivrées à :
Me Roland ZERAH
Me Grégory MENARD
le :
RÉPUBLIQUE FRANÇAISE
AU NOM DU PEUPLE FRANÇAIS
LE QUATORZE NOVEMBRE DEUX MILLE VINGT QUATRE,
La cour d'appel de Versailles a rendu l'arrêt suivant dans l'affaire entre :
APPELANTE
S.A.S. NICKEL
[Adresse 2]
[Localité 3]
Représentant : Me Roland ZERAH, avocat au barreau de PARIS, vestiaire : D0164
****************
INTIME
Monsieur [R] [J]
[Adresse 1]
[Localité 4]
Représentant : Me Grégory MENARD, avocat au barreau de SEINE-SAINT-DENIS, vestiaire : 242
****************
Composition de la cour :
En application des dispositions de l'article 805 du code de procédure civile, l'affaire a été débattue à l'audience publique du 27 juin 2024 les avocats des parties ne s'y étant pas opposés, devant Madame Valérie DE LARMINAT, conseillère chargée du rapport.
Ce magistrat a rendu compte des plaidoiries dans le délibéré de la cour, composée de :
Madame Catherine BOLTEAU-SERRE, présidente,
Madame Valérie DE LARMINAT, conseillère,
Madame Isabelle CHABAL, conseillère,
Greffier lors des débats : Monsieur Nabil LAKHTIB,
Greffière en préaffectation lors de la mise à disposition : Madame Victoria LE FLEM,
Rappel des faits constants
La SAS Nickel, dont le siège social est situé à [Localité 3] en Seine-et-Marne a pour activité l'entretien et le nettoyage d'immeuble. Elle emploie moins de onze salariés et applique la convention collective des entreprises de propreté et services associés du 26 juillet 2011.
M. [R] [J], né le 11 janvier 1968, a été engagé par cette société, selon contrat de travail à durée indéterminée du 2 juillet 2018 à temps plein, en qualité d'inspecteur, statut agent de maîtrise, moyennant une rémunération initiale brute mensuelle de 2 000 euros.
Par courrier du 11 juillet 2018, la société Nickel a mis fin à la période d'essai à effet du 16 juillet 2018.
Le 17 juillet 2018, la société Nickel a soumis à la signature de M. [J] un nouveau contrat à durée indéterminée à temps complet en qualité de chef d'équipe, statut employé, avec une reprise d'ancienneté au 2 juillet 2018, moyennant une rémunération initiale brute mensuelle de 1'870,09 euros.
Après un entretien préalable qui s'est tenu le 18 octobre 2019, M. [J] s'est vu notifier son licenciement pour faute grave, par lettre datée du 29 octobre 2019.
M. [J] a saisi le conseil de prud'hommes de Cergy-Pontoise en contestation de son licenciement, par requête reçue au greffe le 24 décembre 2019.
La décision contestée
Devant le conseil de prud'hommes, M. [J] a présenté les demandes suivantes :
- indemnité pour licenciement nul : 11 418 euros,
- subsidiairement, pour licenciement sans cause réelle et sérieuse : 3 806 euros,
- indemnité de licenciement': 673,98 euros, ramené le 16 mars 2021 à 634 euros,
- indemnité compensatrice de préavis : 1 903 euros,
- indemnité compensatrice de congés payés sur préavis : 190,30 euros,
- rappel de salaire conventionnel sur la base du coefficient MP2 : 2 205,28 euros,
- incidence sur congés payés : 220,53 euros,
- rappel d'heures supplémentaires : 27 999,85 euros porté le 16 mars 2021 à 28 158,49 euros,
- incidence sur congés payés': 2 799,98 euros porté le 16 mars 2021 à 2 815,85 euros,
- indemnité pour privation de repos compensateur : 2 500 euros,
- article 700 du code de procédure civile : 2 500 euros,
- exécution provisoire (article 515 du code de procédure civile),
- dépens.
L'audience de conciliation a eu lieu le 8 décembre 2021.
L'audience de jugement a eu lieu le 19 janvier 2022.
Par jugement contradictoire rendu le 4 mai 2022, la section commerce du conseil de prud'hommes de Cergy-Pontoise a :
- fixé la moyenne de la rémunération brute mensuelle de M. [J] à 1 903 euros sur la base de la rémunération moyenne brute des 12 derniers mois,
- dit le licenciement dénué de cause réelle et sérieuse,
- condamné la société Nickel à payer les sommes suivantes à M. [J] :
. 2 200 euros net au titre de l'indemnité pour licenciement sans cause réelle et sérieuse,
. 1 903 euros brut au titre de l'indemnité compensatrice de préavis,
. 190,30 euros brut au titre des congés payés afférents,
. 634 euros net au titre de l'indemnité légale de licenciement,
. 1 000 euros net au titre de l'article 700 du code de procédure civile,
- déclaré le partage de voix sur les demandes liées aux heures supplémentaires et à la privation de repos,
- renvoyé l'affaire à l'audience de départage du 14 juin 2022 à