Chambre Commerciale, 20 novembre 2024 — 23/01540
Texte intégral
COUR D'APPEL
DE RIOM
Troisième chambre civile et commerciale
ARRET N°
DU : 20 Novembre 2024
N° RG 23/01540 - N° Portalis DBVU-V-B7H-GCEJ
SN
Arrêt rendu le vingt Novembre deux mille vingt quatre
décision dont appel : Jugement Au fond, origine TJ hors JAF, JEX, JLD, J. EXPRO, JCP de CLERMONT FERRAND, décision attaquée en date du 04 Septembre 2023, enregistrée sous le n° 20/00850
COMPOSITION DE LA COUR lors du délibéré :
Mme Annette DUBLED-VACHERON, Présidente de chambre
Mme Sophie NOIR, Conseiller
Madame Anne Céline BERGER, Conseiller
En présence de : Mme Christine VIAL, Greffier, lors de l'appel des causes et du prononcé
ENTRE :
M. [D] [X]
[Adresse 4]
[Localité 9]
M. [R] [H] [GM] [M]
[Adresse 3]
[Localité 9]
et
Mme [S] [N] [W] [V] épouse [M]
[Adresse 3] - Appt 11
[Localité 9]
Mme [F] [CL] [B]
[Adresse 3] - Appt 1
[Localité 9]
M. [A] [P]
[Adresse 6]
[Adresse 6]
[Localité 10]
M. [Y] [FF]
[Adresse 8]
[Localité 1]
Les cinq appelants représentés par Me Jean-Michel DE ROCQUIGNY de la SCP COLLET DE ROCQUIGNY CHANTELOT BRODIEZ GOURDOU & ASSOCIES, avocat au barreau de CLERMONT-FERRAND
APPELANTS
ET :
La société BOUYGUES IMMOBILIER
SAS immatriculée au RCS de Nanterre sous le n° 562 091 546
[Adresse 7]
[Localité 11]
prise en son établissement secondaire sis [Adresse 2]
Représentants : Me Nathalie PRUGNE, avocat au barreau de CLERMONT-FERRAND
(postulant) et Me Stéphane BONNET de la SELAS LEGA-CITE, avocat au barreau de LYON (plaidant)
INTIMÉE
DÉBATS :
Après avoir entendu en application des dispositions de l'article 805 du code de procédure civile, à l'audience publique du 02 Octobre 2024, sans opposition de leur part, les avocats des parties, Madame DUBLED-VACHERON et Madame BERGER, magistrats chargés du rapport, en ont rendu compte à la Cour dans son délibéré.
ARRET :
Prononcé publiquement le 20 Novembre 2024, par mise à disposition au greffe de la Cour, les parties en ayant été préalablement avisées dans les conditions prévues au deuxième alinéa de l'article 450 du code de procédure civile ;
Signé par Mme Annette DUBLED-VACHERON, Présidente de chambre, et par Mme Christine VIAL, Greffier, auquel la minute de la décision a été remise par le magistrat signataire.
M. [L] [J], M. [D] [X], M. [Y] [U], Mme [JX] [T] épouse [U], M. [G] [E], M. [R] [M], Mme [S] [V] épouse [M], Mme [F] [B], M. [O] [I], Mme [C] [Z] épouse [I], M. [A] [P] et M. [Y] [FF] sont copropriétaires d'un ensemble immobilier situé [Adresse 3]-[Adresse 4] à [Localité 9] constitué sous la forme du syndicat de copropriété de la résidence [12] (ci-après le " SDC [12] ").
Par arrêté du 9 octobre 2018, la SAS Bouygues Immobilier a obtenu la délivrance d'un permis de construire relatif à la construction de deux immeubles de 25 et 22 logements sur un terrain situé [Adresse 5] à [Localité 9] auparavant occupé par deux maisons individuelles avec jardins arborés.
Le 7 décembre 2018, le SDC [12] a saisi le tribunal administratif de Clermont Ferrand d'une demande d'annulation de l'arrêté de permis de construire délivré à la société Bouygues Immobilier.
Par jugement du 6 novembre 2019, le tribunal administratif de Clermont-Ferrand a rejeté la requête, décision confirmée par la cour administrative d'appel de Lyon suivant arrêt du 3 décembre 2020.
Les 21 décembre 2018 et 23 décembre 2019, la SAS Bouygues Immobilier a fait délivrer par huissier de justice, deux sommations interpellatives au SDC [12], se prévalant du préjudice économique découlant selon elle du recours engagé par le syndicat.
Le 27 juin 2019, le SDC [12] et les copropriétaires ont fait assigner la SAS Bouygues Immobilier devant le juge des référés pour obtenir une mesure d'expertise judiciaire destinée à évaluer l'impact des deux immeubles sur l'immeuble de la copropriété [12] et sur les appartements des copropriétaires, déterminer la perte de vue , d'ensoleillement, la perte de valeur vénale des appartements de la copropriété et établir les préjudices notamment la perte de vue et d'ensoleillement.
Par ordonnance du 23 juillet 2019, le juge des référés a fait droit à cette demande et a désigné M. [EJ], expert près la cour d'appel de Riom, lequel a déposé son rapport le 6 juillet 2020.
Par acte d'huissier de justice du 14 février 2020, la SAS Bouygues Immobilier a fait assigner le syndicat des copropriétaires de la résidence [12] devant le tribunal judiciaire de Clermont-Ferrand afin d'obtenir la condamnation de ce dernier à l'indemniser des recours abusifs exercés contre son projet immobilier.
Par conclusions, plusieurs copropriétaires sont intervenus volontairement à l'instance afin d'obtenir le paiement de dommages et intérêts pour trouble anormal de voisinage causé par le projet de construction de la société Bouygues.
Par jugement du 4 septembre 2023, le tribunal judiciaire de Clermont-Ferrand a :
- ordonné la clôture de l'instruction ;
- débouté la SAS Bouygue