CIVIL TP SAINT PAUL, 1 octobre 2024 — 24/00444

Fait droit à une partie des demandes du ou des demandeurs sans accorder de délais d'exécution au défendeur Cour de cassation — CIVIL TP SAINT PAUL

Texte intégral

RÉPUBLIQUE FRAN ÇAISE

AU NOM DU PEUPLE FRANÇAIS

N° RG 24/00444 - N° Portalis DB3Z-W-B7I-G2RO

MINUTE N° : 24/00155

COUR D’APPEL DE SAINT-DENIS DE LA RÉUNION TRIBUNAL DE PROXIMITE DE SAINT-PAUL

--------------------

JUGEMENT DU 01 OCTOBRE 2024 - JUGE DES CONTENTIEUX DE LA PROTECTION

PARTIES

DEMANDEUR :

S.A. LA SOCIETE FINANCIERE POUR LE DEVELOPPEMENT DE LA REUNION (SOFIDER) [Adresse 2] [Adresse 2] (RÉUNION) représentée par Me Henri BOITARD, avocat au barreau de SAINT-DENIS-DE-LA-REUNION

DÉFENDEURS :

Monsieur [C] [S] [T] [Z] [Adresse 1] [Adresse 1] [Adresse 1] non comparant, ni représenté

Madame [W] [R] [B] épouse [Z] [Adresse 1] [Adresse 1] [Adresse 1] non comparante, ni représentée

COMPOSITION DU TRIBUNAL :

Président : Madeline ROYO,

Assisté de : Florence CHEMIN, Faisant Fonction de Greffier,

DÉBATS :

À l’audience publique du 03 Septembre 2024

DÉCISION :

Prononcée par Madeline ROYO, Juge au Tribunal de Proximité de Saint-Paul, assisté de Nathalie MOREL, Greffier,

Copie exécutoire délivrée le 1er octobre 2024 aux parties

EXPOSE DU LITIGE

Suivant offre préalable émise le 25 juin 2021 et acceptée le 29 juin suivant, la SA SOCIETE FINANCIERE POUR LE DEVELOPPEMENT DE LA REUNION (SA SOFIDER) a consenti à Monsieur [C] [Z] et Madame [W] [R] [B] épouse [Z] un prêt personnel destiné à financer l'acquisition d'un véhicule neuf d'un montant de 45 800 euros, remboursable en 72 mensualités incluant les intérêts au taux nominal annuel de 4,50 % et la cotisation d'assurance.

Certaines échéances étant demeurées impayées, la SA SOFIDER a, par courrier recommandé daté du 3 janvier 2024, mis ses emprunteurs en demeure de s'acquitter de la somme de 3 322,92 euros avant le 2 février suivant et les a informés qu'à défaut de règlement, elle serait conduite à prononcer la déchéance du terme du contrat de prêt.

En l'absence de régularisation, la SA SOFIDER a, par courrier recommandé daté du 22 avril 2024, prononcé la déchéance du terme du contrat et sommé ses emprunteurs de s'acquitter de l'intégralité des sommes dues à hauteur de la somme de 36 686,54 euros.

Monsieur [C] [Z] et Madame [W] [R] [B] épouse [Z] n'ayant pas régularisé la situation, la SA SOFIDER les a, par exploit délivré par commissaire de justice en date du 29 juillet 2024, fait citer à comparaître devant le juge des contentieux de la protection du tribunal de proximité de SAINT PAUL pour obtenir leur condamnation solidaire à lui payer la somme de 36 995,24 euros, avec intérêts au taux contractuel de 4,50 % sur la somme de 34 300,41 euros à compter du 5 juillet 2024 et au taux légal sur le surplus, outre une indemnité de 2 000 euros sur le fondement des dispositions de l'article 700 du Code de procédure civile et à supporter la charge des dépens de l'instance.

L'affaire a été appelée à l'audience du 3 septembre 2024 au cours de laquelle la juge a soulevé d'office la déchéance du droit aux intérêts en raison de l'absence de justificatif de la remise de la notice d'assurance et a invité la partie demanderesse à faire connaître ses observations sur ce moyen de droit.

A l'audience, au visa de son exploit introductif d'instance, la SA SOFIDER, représentée par Maître BOITARD, maintient ses demandes et s'en rapporte à l'appréciation de la juridiction eu égard au moyen de droit soulevé d'office. À cet effet, elle fait valoir que son action en paiement n'est pas atteinte par la forclusion, que le contrat a été régulièrement conclu, que les emprunteurs ont été mis en demeure de régulariser la situation, que la déchéance du terme a été prononcée de manière régulière et que les sommes réclamées lui sont dues.

Bien que régulièrement convoqués à l'audience par exploit délivré par commissaire de justice à domicile et à personne le 29 juillet 2024, Monsieur [C] [Z] et Madame [W] [R] [B] épouse [Z] n'ont pas comparu et n'ont pas été représentés. La décision, de premier ressort, sera donc réputée contradictoire en application de l'article 474 du code de procédure civile.

Pour un plus ample exposé des moyens et prétentions des parties, la juge se réfère expressément à leurs écritures, conformément aux modalités de l'article 455 du Code de procédure civile.

À l'issue de l'audience, la décision a été mise en délibéré au 1er octobre 2024.

MOTIFS DE LA DECISION

Conformément à l'article 472 du Code de Procédure Civile, lorsque la partie défenderesse ne comparaît pas, il est néanmoins statué sur le fond, le juge ne devant faire droit aux prétentions de la partie demanderesse que si celles-ci sont régulières, recevables et bien fondées.

Sur la demande en paiement de la banque au titre du prêt personnel

- Sur la recevabilité de l'action

La forclusion de l'action en paiement est une fin de non-recevoir qui doit être relevée d'office par le Juge en vertu de l'article 125 du Code de Procédure Civile comme étant d'ordre public selon l'article L. 314-26 du code de la consommation.

En vertu de l'article R. 312-35 du même code, les acti