JCP FOND, 21 novembre 2024 — 24/03345
Texte intégral
TRIBUNAL JUDICIAIRE [Adresse 4] [Adresse 4] [Adresse 4] [Localité 1]
NAC: 5AC
N° RG 24/03345 N° Portalis DBX4-W-B7I-TIOK
JUGEMENT
N° B 24/
DU : 21 Novembre 2024
[P] [J]
C/
[E] [X]
Expédition revêtue de la formule exécutoire délivrée le 21 Novembre 2024
à Me Alexandra BOULOC
Expédition délivrée à toutes les parties
JUGEMENT
Le jeudi 21 novembre 2024, le Tribunal judiciaire de TOULOUSE,
Sous la présidence de Sophie MOREL, Vice-Présidente au Tribunal judiciaire de TOULOUSE, chargée des contentieux de la protection, statuant en matière civile, assistée de Halima KAHLI Greffier, lors des débats, et de Fanny ACHIGAR, Greffier chargé des opérations de mise à disposition.
Après débats à l'audience du 01 octobre 2024, a rendu la décision suivante, mise à disposition conformément à l'article 450 et suivants du Code de Procédure Civile, les parties ayant été avisées préalablement ;
ENTRE :
DEMANDERESSE
Madame [P] [J] demeurant [Adresse 3]
représentée par Maître Alexandra BOULOC, avocat au barreau de TOULOUSE
ET
DÉFENDEUR
Monsieur [E] [X] demeurant [Adresse 2]
non comparant, ni représenté
EXPOSÉ DU LITIGE :
Par bail égaré mais prenant effet à date certaine au 23 février 2021, suivant état des lieux d’entrée, Madame [P] [J] a donné en location à Monsieur [E] [X] un immeuble à usage d’habitation et deux emplacements de stationnement n°50 et 52 ainsi qu’un garage n°205 situés [Adresse 2] à [Localité 1] moyennant un loyer actuel de 850€.
Suite au décès de son époux le bien s’est trouvé en indivision avec ses filles mineures [W] [K] et [F] [K] qu’elle représente.
Par acte d’huissier du 18 août 2023, Madame [P] [J] et ses filles mineures représentées par leur mère ont délivré congé pour vendre à Monsieur [E] [X] pour le 22 février 2024, terme du bail, avec offre d’achat au prix de 180.000€.
Le locataire n’a pas fait valoir son droit de préférence et n’a pas contesté le congé, alors qu’il est en possession du bail égaré par le bailleur et s’est maintenu dans les lieux en s’abstenant depuis de s’acquitter du montant des loyers et indemnités d’occupation.
Le 22 février 2024, constat d’huissier était dressé de ce que le locataire se maintenait dans les lieux, n’ayant pas trouvé de nouveau logement.
Par acte du 15 mai 2024, Madame [P] [J] a fait assigner en référé Monsieur [E] [X] afin d’obtenir la validation du congé, la reconnaissance de l’occupation sans droit ni titre du logement, l’expulsion des occupants, avec au besoin le concours de la force publique, la fixation d’une indemnité d’occupation de 900€ par mois jusqu’à libération effective des lieux outre le paiement de la somme de 2.000€ en application de l’article 700 du Code de procédure civile et sa condamnation aux dépens.
L’affaire était appelée à l’audience du 25 juin 2024 et la réouverture des débats était ordonnée avec renvoi au fonds au 1er octobre 2024, du fait de l’absence de production du bail et la production des éléments permettant de fixer la date de celui-ci.
Madame [P] [J] en son nom et en qualité de représentante légale de ses filles mineures, valablement représentée, maintient ses demandes.
Monsieur [E] [X], assigné selon les modalités prévues aux articles 656 et 658 du Code de procédure civile, n’a pas comparu.
La décision était mise en délibéré au 21 novembre 2024.
MOTIFS :
Sur le congé : Par acte du 18 août 2023, la SCP Serge CADENE - Pierre CASIMIRO - Guillaume RAYNAUD - Mathieu RIBAUTE - Yannick BERENGER, commissaires de justice, a délivré congé pour le 22 février 2024, précisant l’intention de vendre, le prix de vente et la possibilité pour le locataire de faire valoir son droit de préférence. Le congé a été délivré 6 mois avant le terme du bail dont l’entrée en vigueur était fixé au 21 février 2021 par le constat d’état des lieux d’entrée. Le congé est donc régulier en la forme. Monsieur [E] [X] n’a pas donné suite à l’offre de vente et ne l’a pas contesté. Il convient de valider le congé et d’ordonner l’expulsion du locataire.
A défaut de départ volontaire dans les deux mois suivant signification d'un commandement de quitter les lieux, il pourra être expulsé des lieux loués, ainsi que tous occupants de son chef, avec si besoin le concours de la Force Publique, conformément aux dispositions des articles L. 412-1 et suivants, R. 411-1 et suivants, R. 412-1 et suivants du Code des procédures civiles d’exécution.
Le sort des meubles sera réglé conformément aux dispositions des articles L. 433-1 et suivants et R. 433-1 et suivants du Code des procédures civiles d’exécution, des articles L. 451-1 et R. 451-1 au cas d'abandon des lieux.
En se maintenant dans les lieux sans droit ni titre depuis le 22 février 2024, il cause un préjudice au bailleur qu’il convient d’indemniser par l’allocation d’une indemnité d’occupation mensuelle de 850€ que Monsieur [E] [X] sera condamné à payer.
Sur l’article 700 du Code de procédure civile : Il paraît inéquitable de laisser à la ch