Chambre Civile 2, 22 novembre 2024 — 24/02227

Fait droit à une partie des demandes du ou des demandeurs sans accorder de délais d'exécution au défendeur Cour de cassation — Chambre Civile 2

Texte intégral

JUGEMENT DU : 22 novembre 2024 MINUTE N° : 24/ DOSSIER N° : N° RG 24/02227 - N° Portalis DBWH-W-B7I-GZPQ

TRIBUNAL JUDICIAIRE DE BOURG-EN-BRESSE

CHAMBRE CIVILE

JUGEMENT du 22 novembre 2024

Dans l’affaire entre :

DEMANDERESSE

S.A. COMPAGNIE EUROPÉENNE DE GARANTIES ET CAUTIONS société anonyme à conseil d’administration au capital de 262 391 274 euros, immatriculée au registre du commerce et des sociétés de Paris sous le numéro 382 506 079, représentée par son directeur général domicilié en cette qualité au siège social, dont le siège social est sis [Adresse 5]

représentée par Me Frédéric ALLÉAUME, avocat au barreau de Lyon (T. 786)

DEFENDERESSE

Madame [F] (ou [V]) [N] [G] [B] née le [Date naissance 2] 1997 à [Localité 6] (Ile de Santiago - Cap-Vert) demeurant [Adresse 1]

n’ayant pas constitué avocat

COMPOSITION DU TRIBUNAL

PRÉSIDENT : Monsieur THEVENARD,

GREFFIER : Madame BOIVIN,

JUGEMENT : rendu publiquement, par mise à disposition au greffe, en premier ressort et réputé contradictoire

EXPOSÉ DU LITIGE

Suivant offre préalable du 5 janvier 2023 acceptée électroniquement le 16 janvier 2023, la société Banque populaire Auvergne Rhône Alpes a consenti à Madame [F] (ou [V]) [N] [G] [B] un prêt immobilier Standard numéro 06043605 d’un montant de 318 000 euros, remboursable en 300 mensualités, au taux d’intérêt annuel fixe de 2,790 %, afin de financer l’acquisition et la rénovation d’un appartement sis [Adresse 3] à [Localité 4] (Ain), constituant la résidence principale de l’emprunteur.

La société Compagnie européenne de garanties et cautions (la CEGC) s’est portée caution solidaire du remboursement du prêt par Madame [G] [B] par acte sous signature privée séparé du 21 décembre 2022.

Madame [G] [B] a cessé de payer les échéances du prêt à compter du mois de décembre 2023.

Par lettre recommandée avec demande d’avis de réception du 19 décembre 2023, non réclamée, la société Banque populaire Auvergne Rhône Alpes a notifié à Madame [G] [B] la dénonciation de tous les concours à durée indéterminée qu’elle lui a consentis, précisant que, compte tenu de son comportement gravement répréhensible, les concours à durée indéterminée prennent fin immédiatement, qu’elle peut prononcer l’exigibilité anticipée du prêt et que tous les moyens de paiement doivent lui être restitués.

Par lettre recommandée avec demande d’avis de réception du 29 décembre 2023, non réclamée, la société Banque populaire Auvergne Rhône Alpes a déposé plainte auprès du procureur de la République près le tribunal judiciaire de Bourg-en-Bresse à l’encontre de Madame [G] [B] pour escroquerie, expliquant que la société présentée par celle-ci comme étant son employeur a répondu ne pas la connaître et que les documents présentés pour se faire consentir des crédits sont des faux.

Par lettre recommandée avec demande d’avis de réception du 13 février 2024, non réclamée, la banque a mis en demeure Madame [G] [B] de lui payer la somme de 316 809,99 euros au titre du prêt numéro 06043605.

Par courrier du 13 février 2024, la société Banque populaire Auvergne Rhône Alpes a mis en demeure la CEGC de procéder au règlement de la somme due.

Par lettre recommandée avec demande d’avis de réception du 15 février 2024, non réclamée, la CEGC a informé Madame [G] [B] de ce qu’elle procéderait au paiement de sa dette à l’égard de la société Banque populaire Auvergne Rhône Alpes passé le délai de huit jours à compter de la réception du courrier et l’a invitée à prendre contact avec elle.

Selon quittance subrogative sous signature privée du 27 mai 2024, la société Banque populaire Auvergne Rhône Alpes a reconnu avoir reçu le jour même de la CEGC la somme de 316 809,99 euros, et a subrogé celle-ci dans ses droits, actions et privilèges détenus en vertu du contrat de prêt.

Par lettre recommandée avec demande d’avis de réception du 4 juin 2024, non réclamée, le conseil de la CEGC a mis en demeure Madame [G] [B] de payer la somme de 316 809,99 euros dans le délai de huit jours.

*

Par acte de commissaire de justice du 5 août 2024, la CEGC a fait assigner Madame [G] [B] devant le tribunal judiciaire de Bourg-en-Bresse aux fins de voir :

“Vu l’article 2308 (2305 ancien) du code civil, Vu les articles 695 et suivants, 700 du code de procédure civile Vu l’article L.512-2 du code des procédures civiles d’exécution

- Condamner Madame [F] (ou [V]) [N] [G] [B] à payer à la COMPAGNIE EUROPEENNE DE GARANTIES ET CAUTIONS :

○ La somme de 316 809,99 € outre intérêts au taux légal à compter du 27.05.2024 ○ La somme de 3 033,83 € au titre des dommages et intérêts

- Ordonner l’exécution provisoire de droit

- Condamner Madame [F] (ou [V]) [N] [G] [B] aux entiers dépens de l’instance lesquels comprendront en application de l’article L.512-2 du code des procédures civiles d’exécution les frais occasionnés par les mesures conservatoires entreprises et de leurs conversions en mesures d’exécution, distraits au profit de Maître Frédéric ALLÉAUME avocat, su