5ème chambre sociale PH, 25 novembre 2024 — 22/02903
Texte intégral
RÉPUBLIQUE FRANÇAISE
AU NOM DU PEUPLE FRANÇAIS
ARRÊT N°
N° RG 22/02903 - N° Portalis DBVH-V-B7G-IRQZ
CRL/JLB
CONSEIL DE PRUD'HOMMES - FORMATION DE DEPARTAGE DE NÎMES
25 juillet 2022
RG :20/00023
[D]
C/
S.A.S. C PROPRE
Grosse délivrée le 25 NOVEMBRE 2024 à :
- Me AUTRIC
- Me REGUIG
COUR D'APPEL DE NÎMES
CHAMBRE CIVILE
5ème chambre sociale PH
ARRÊT DU 25 NOVEMBRE 2024
Décision déférée à la Cour : Jugement du Conseil de Prud'hommes - Formation de départage de NÎMES en date du 25 Juillet 2022, N°20/00023
COMPOSITION DE LA COUR LORS DES DÉBATS :
Mme Catherine REYTER LEVIS, Conseillère, a entendu les plaidoiries en application de l'article 805 du code de procédure civile, sans opposition des avocats, et en a rendu compte à la cour lors de son délibéré.
COMPOSITION DE LA COUR LORS DU DÉLIBÉRÉ :
M. Yves ROUQUETTE-DUGARET, Président
Madame Evelyne MARTIN, Conseillère
Mme Catherine REYTER LEVIS, Conseillère
GREFFIER :
Madame Delphine OLLMANN, Greffière, lors des débats et Monsieur Julian LAUNAY BESTOSO, Greffier, lors du prononcé de la décision
DÉBATS :
A l'audience publique du 24 Septembre 2024, où l'affaire a été mise en délibéré au 25 Novembre 2024.
Les parties ont été avisées que l'arrêt sera prononcé par sa mise à disposition au greffe de la cour d'appel.
APPELANT :
Monsieur [L] [D]
né le 05 Novembre 1991 à [Localité 2]
[Adresse 1]
[Localité 2]
Représenté par Me Thomas AUTRIC de la SELARL EVE SOULIER - JEROME PRIVAT - THOMAS AUTRIC, avocat au barreau de NIMES
(bénéficie d'une aide juridictionnelle Totale numéro 2022/004572 du 30/11/2022 accordée par le bureau d'aide juridictionnelle de Nîmes)
INTIMÉE :
S.A.S. C PROPRE
[Adresse 3]
[Localité 2]
Représentée par Me Karima REGUIG, avocat au barreau de NICE
ARRÊT :
Arrêt contradictoire, prononcé publiquement et signé par M. Yves ROUQUETTE-DUGARET, Président, le 25 Novembre 2024, par mise à disposition au greffe de la cour.
FAITS PROCÉDURE ET PRÉTENTIONS
M. [L] [D] a été embauché par la SAS C Propre à compter du 2 mai 2019, par contrat de travail à durée indéteminée de 120 heures par mois, en qualité d'agent de service échelon 1, soumis à la convention collective des entreprises de propreté et services associés.
Mis à pied à titre conservatoire et convoqué, par courrier du 24 octobre 2019, à un entretien préalable à une mesure de licenciement fixé au 4 novembre 2019, M. [L] [D] a été mis à pied à titre disciplinaire par lettre du 07 novembre 2019.
Mis à pied à titre conservatoire et convoqué, par courrier du 14 novembre 2019, à un entretien préalable à une mesure de licenciement fixé au 25 novembre 2019, M. [L] [D] a été licencié pour faute grave par lettre du 03 décembre 2019.
Contestant la légitimité de la mesure prise à son encontre, par requête du 13 janvier 2020, M. [D] saisissait le conseil de prud'hommes de Nîmes en paiement d'indemnités de rupture et de diverses sommes, lequel par jugement contradictoire de départage du 25 juillet 2022, a :
- débouté M. [L] [D] de l'ensemble de ses demandes,
- condamné M. [L] [D] à payer à la SAS C Propre la somme de 800 euros en application des dispositions de l'article 700 du code de procédure civile,
- condamné M. [L] [D] aux entiers dépens,
- ordonné l'exécution provisoire.
Par acte du 23 août 2022, M. [L] [D] a régulièrement interjeté appel de cette décision.
Par ordonnance en date du 17 avril 2024, le conseiller de la mise en état a prononcé la clôture de la procédure à effet au 26 août 2024. L'affaire a été fixée à l'audience du 24 septembre 2024.
Aux termes de ses dernières conclusions en date du 10 mai 2024, M. [L] [D] demande à la cour de :
- le juger recevable et bien fondé en son appel,
Y faisant droit,
- infirmer en toutes ses dispositions le jugement rendu par le conseil de prud'hommes de Nîmes,
Statuant à nouveau,
- annuler la mise à pied du 07 novembre 2019,
- condamner en conséquence la SAS C Propre à la somme de 1 000 euros à titre de dommages-intérêts pour annulation d'une sanction injustifiée,
- la condamner également à la somme de 682 euros à titre de rappel de salaire sur mise à pied disciplinaire du 24 octobre au 07 novembre 2019, outre 68,20 euros à titre de rappel de congés payés afférents,
- déclarer le licenciement pour faute grave comme étant abusif,
- condamner en conséquence la SAS C Propre aux sommes suivantes :
* 1.362,46 euros à titre d'indemnité compensatrice de préavis, outre la somme de
136,25 euros à titre de rappel de congés payés afférents,
* 2.724,92 euros (2 mois) à titre de dommages-intérêts pour rupture abusive de son contrat de travail,
* 908,30 euros à titre de rappels de salaire sur mise à pied conservatoire du 14 novembre au 03 décembre 2019, outre 90,80 euros à titre de rappel de congés payés afférent,
- juger que la SAS C Propre a exécuté déloyalement le contrat de tr