CONTENTIEUX PRESIDENT, 26 novembre 2024 — 24/02759
Texte intégral
TRIBUNAL JUDICIAIRE DE BOURG EN BRESSE
JUGEMENT SELON LA PROCEDURE ACCELEREE AU FOND
DU 26 NOVEMBRE 2024
N° RG 24/02759 - N° Portalis DBWH-W-B7I-G3PP
MINUTE N° 24/
Dans l’affaire entre :
S.D.C. DE L’IMMEUBLE [Adresse 9] sis [Adresse 5]-[Adresse 6]-[Adresse 7] - [Adresse 3]-[Adresse 2]-[Adresse 1] - [Localité 8], représenté par son syndic en exercice la S.A.S. IMMO DE FRANCE-AIN, inscrite au RCS de Bourg-en-Bresse sous le numéro 391 634 912, dont le siège est [Adresse 4]
représenté par Me Christian LALLEMENT, avocat au barreau de LYON, vestiaire : 374 substitué par Me Marie-Anne BARRE, avocat au barreau de l’AIN, vestiaire : 90
DEMANDEUR
et
S.C.I. DIMA, immatriculée au RCS de Bourg-en-Bresse sous le numéro 449 965 375, dont le siège social est sis [Adresse 2]
non comparante
DEFENDERESSE
* * * *
Magistrat : Mme MASSON-BESSOU, Juge
Greffier : Madame BOIVIN
Débats : en audience publique le 15 Octobre 2024
Prononcé : Jugement rendu publiquement par mise à disposition au greffe le 26 Novembre 2024
EXPOSÉ DU LITIGE
La SCI DIMA est propriétaire d’un appartement duplex, d’une cave et d’un garage constituant les lots n° 183, 186 et 199 de la copropriété de l’immeuble [Adresse 9], immeuble situé [Adresse 5]-[Adresse 6]-[Adresse 7] - [Adresse 3]-[Adresse 2]-[Adresse 1] à [Localité 8] (département de l’Ain).
En raison de charges de copropriété impayées, le syndicat des copropriétaires de l’immeuble [Adresse 9], a, en date des 12 septembre 2023 puis 12 juillet 2024 adressé à la SCI DIMA une mise en demeure, lesquelles sont restées infructueuses.
Par acte de commissaire de justice du 17 septembre 2024, le syndicat des copropriétaires de l’immeuble [Adresse 9], représenté par son syndic en exercice, la société Immo de France Ain a, au visa notamment des articles 10 et suivants de la loi du 10 juillet 1965 fixant le statut de la copropriété des immeubles bâtis, assigné la SCI DIMA devant le président du tribunal judiciaire de Bourg-en-Bresse, statuant selon la procédure accélérée au fond, afin qu'elle soit condamnée à lui payer :
- la somme de 2 918,36 € arrêtée au 20 août 2024 correspondant aux arriérés de charges, ainsi qu’aux frais de mise en demeure, relance et mise au contentieux non réglées, outre intérêts au taux légal à compter du 12 juillet 2024, date de la mise en demeure, avec capitalisation, ce montant pouvant être actualisé au jour le plus proche de la décision à intervenir suivant décompte produit au jour de l’audience ;
- la somme de 8 057,26 € correspondant à la quote part de la SCI DIMA dans le budget prévisionnel au titre des charges courantes de l’article 14-1 votées pour la période du 1er octobre 2024 au 31 mars 2026, ce montant pouvant être actualisé au jour le plus proche de la décision à intervenir suivant relevé produit au jour de l’audience ;
- la somme de 411,72 € correspondant à la quote part de la SCI DIMA dans les côtisations fonds de travaux visées à l’article 14-2 1 et votées pour la période du 1er octobre 2024 au 31 mars 2026, ce montant pouvant être actualisé au jour le plus proche de la décision à intervenir suivant relevé produit au jour de l’audience ;
- la somme de 1 000 € à titre de dommages et intérêts ;
- la somme de 1 200 € sur le fondement de l'article 700 du code de procédure civile, outre les dépens de l'instance avec droit de recouvrement direct au profit de la Selarl Lallement et Associés, avocats.
L’affaire a été évoquée à l’audience du 15 octobre 2024.
Le syndicat des copropriétaires a actualisé ses demandes, compte tenu des versements opérés depuis l’assignation, sollicitant désormais les sommes de : - 304,09 € au titre de l’arriéré, - 6 601,81 € au titre de la quote part de charges au titre du budget prévisionnel voté, - 340,18 € au titre des cotisations fonds de travaux non encore exigibles. La SCI DIMA n’a pas comparu.
La décision a été mise en délibéré au 26 novembre 2024.
MOTIFS
Sur les demandes principales
En application de l'article 19-2 de la loi n°65-557 du 10 juillet 1965, " à défaut du versement à sa date d'exigibilité d'une provision due au titre de l'article 14-1 (dépenses courantes concernant les parties communes) ou du I de l'article 14-2 (fonds de travaux), et après mise en demeure restée infructueuse passé un délai de trente jours, les autres provisions non encore échues en application des mêmes articles 14-1 ou 14-2 ainsi que les sommes restant dues appelées au titre des exercices précédents après approbation des comptes deviennent immédiatement exigibles. Le président du tribunal judiciaire statuant selon la procédure accélérée au fond, après avoir constaté, selon le cas, l'approbation par l'assemblée générale des copropriétaires du budget prévisionnel, des travaux ou des comptes annuels, ainsi que la défaillance du copropriétaire, condamne ce dernier au paiement des provisions ou sommes exigibles ". Le présent article est applicable aux côtisations du fonds de travaux mentionné à l’article 14-2.”