8ème Ch Prud'homale, 27 novembre 2024 — 21/02632

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Texte intégral

8ème Ch Prud'homale

ARRÊT N°451

N° RG 21/02632 et 21/02965 joints -

N° Portalis DBVL-V-B7F-RSU7

SAS DOURMAP

C/

M. [V] [O]

Sur appel du jugement du C.P.H.de [Localité 6] du 12/03/2021 - RG : F 17/00241

Réformation partielle

Copie exécutoire délivrée

le : 28-11-24

à :

-Me Christophe LHERMITTE

-Me Agnès PAILLONCY

-Me Mélanie VOISINE

RÉPUBLIQUE FRANÇAISE

AU NOM DU PEUPLE FRANÇAIS

COUR D'APPEL DE RENNES

ARRÊT DU 27 NOVEMBRE 2024

COMPOSITION DE LA COUR LORS DES DÉBATS ET DU DÉLIBÉRÉ :

Madame Nadège BOSSARD, Présidente,

Madame Anne-Laure DELACOUR, Conseillère,

Madame Isabelle CHARPENTIER, Conseillère,

GREFFIER :

Monsieur [E] RENAULT, lors des débats et lors du prononcé

DÉBATS :

A l'audience publique du 03 Octobre 2024

En présence de Madame [K] [W], médiatrice judiciaire,

ARRÊT :

Contradictoire, prononcé publiquement le 27 Novembre 2024 par mise à disposition au greffe comme indiqué à l'issue des débats

****

APPELANTE et INTIMÉE :

La SAS DOURMAP prise en la personne de son représentant légal et ayant son siège social :

[Adresse 7]

[Adresse 7]

[Localité 2]

Présente à l'audience en la personne de M. [N] [D], Directeur Administratif et Financier, suivant pouvoir, ayant Me Christophe LHERMITTE de la SELEURL GAUVAIN, DEMIDOFF & LHERMITTE, Avocat au Barreau de RENNES, pour postulant et représentée à l'audience par Me Françoise NGUYEN de la SELARL AMALYS, Avocat plaidant du Barreau de BREST

INTIMÉ et APPELANT :

Monsieur [V] [O]

né le 02 Février 1965 à [Localité 10] (57)

demeurant [Adresse 1]

[Localité 3]

Représenté par Me Agnès PAILLONCY de la SELARL AVOCADYS, Avocat au Barreau de QUIMPER

.../...

INTERVENANT VOLONTAIRE :

L'Etablissement Public POLE EMPLOI BRETAGNE devenu FRANCE TRAVAIL pris en la personne de son représentant légal et ayant son siège :

[Adresse 5]

[Localité 4]

Représenté par Me Charles PIOT substituant à l'audience Me Mélanie VOISINE de la SELARL BALLU-GOUGEON, VOISINE, Avocats au Barreau de RENNES

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M. [V] [O] a été engagé par la société Dourmap le 1er mai 1992, selon contrat de travail à durée déterminée à temps complet en qualité d'électricien, relevant de la qualification de compagnon professionnel, niveau III - coefficient 210. Ce contrat de travail à durée déterminée a été renouvelé puis s'est poursuivi sous la forme d'un contrat de travail à durée indéterminée

La société Dourmap est spécialisée dans les installations et équipements électriques.

L'intimé a bénéficié d'une évolution professionnelle comme suit :

- au 1er septembre 1994 : Compagnon Professionnel, coefficient 230 ;

- au 1er mai 2001 : Maître Ouvrier, coefficient 250 ;

- au 1er avril 2006 : Maître Ouvrier, coefficient 270 ;

- au 1er juin 2009 : ETAM niveau E ;

- au 23 mars 2013 : Conducteur de Travaux ETAM niveau F.

Un avertissement a été signifié à M. [O] le 7 novembre 2014 pour avoir transmis à un client des documents internes à l'entreprise traduisant le manquement grave à son obligation de confidentialité.

Une mise à pied de 5 jours lui a été notifiée le 20 décembre 2016 pour irrespect des règles de sécurité et manque de communication avec les clients et le directeur des opérations. Cette sanction a été exécutée au cours de la période du 2 au 7 octobre 2017.

Du 11 octobre 2016 au 27 novembre 2016, l'exécution du contrat de travail de l'intimé a été suspendue pour maladie provoquée par des problématiques dorsales.

M. [O] a de nouveau été placé en arrêt de travail du 16 décembre 2016 au 1er octobre 2017.

Le 2 octobre 2017, en suite d'une visite médicale de reprise qui a eu lieu le même jour, il reprenait son poste de conducteur de travaux dans le cadre d'un temps partiel thérapeutique.

Il a repris à temps plein le 31 octobre 2017.

Le 27 novembre 2017, M. [O] a été placé en arrêt de travail pour « Burn out : rechute après arrêt de travail dans un contexte de burn out identifié le 16/12/2016 ».

Le 6 décembre 2017, Monsieur [O] a introduit une demande de reconnaissance de maladie professionnelle.

Le 29 décembre 2017, M. [O] a saisi le conseil de prud'hommes de Brest aux fins de voir prononcer la résiliation judiciaire de son contrat de travail aux torts de son employeur et d'obtenir diverses indemnités.

Le 6 septembre 2018, à l'issue de ces arrêts lors de la visite de reprise qui a eu lieu, le médecin du Travail a conclu à « l'inaptitude ce jour en une seule visite à tout poste dans cette entreprise» du salarié'.

Le 3 décembre 2018, les membres du Comité Social et Economique de la société ont été consultés sur l'impossibilité de reclassement.

Le 14 décembre suivant, M. [O] était informé des raisons de cette impossibilité.

La société a engagé la procédure de licenciement en le convoquant à un entretien préalable qu'il a fixé le jeudi 26 décembre 2018.

Le 31 décembre 2018, M. [O] a é