Chambre A - Civile, 26 novembre 2024 — 22/01289
Texte intégral
COUR D'APPEL
D'ANGERS
CHAMBRE A - CIVILE
IG/TD
ARRET N°:
AFFAIRE N° RG 22/01289 - N° Portalis DBVP-V-B7G-FBBV
Jugement du 24 Juin 2022
Tribunal paritaire des baux ruraux d'ANGERS
n° d'inscription au RG de première instance
ARRET DU 26 NOVEMBRE 2024
APPELANTE :
Madame [Y] [D]
née le 22 Janvier 1930 à [Localité 3] (49)
[Adresse 12]
[Localité 3]
Représentée par Me Christophe BUFFET substituant Me Etienne DE MASCUREAU de la SCP ACR AVOCATS, avocats au barreau d'ANGERS
INTIMEES :
Madame [G] [X] épouse [J]
née le 20 Juillet 1972 à [Localité 8] (49)
[Adresse 1]
[Localité 2]
Madame [A] [X] épouse [E]
née le 07 Avril 1974 à [Localité 8]
[Adresse 7]
[Localité 3]
Madame [W] [X]
née le 17 Janvier 1977 à [Localité 8]
[Adresse 4]
[Localité 6]
S.C.E.A. [X]
[Adresse 7]
[Localité 3]
Représentées par Me Jean charles LOISEAU de la SELARL GAYA, avocat au barreau d'ANGERS - N° du dossier G010007
Commune DE [Localité 3] prise en la personne de son représentant légal domicilié en cette qualité audit siège
[Adresse 10]
[Localité 3]
Représentée par Me Stéphanie SIMON, avocat au barreau d'Angers
COMPOSITION DE LA COUR
L'affaire a été débattue publiquement à l'audience du 9 septembre 2024 à 14 H 00, les avocats ne s'y étant pas opposés, devant Madame GANDAIS qui a été préalablement entendu en son rapport.
Ce magistrat a rendu compte des plaidoiries dans le délibéré de la Cour, composée de :
Madame MULLER, conseillère faisant fonction de présidente
Madame GANDAIS, conseillère
Monsieur WOLFF, conseiller
Greffier : Monsieur DA CUNHA
ARRET : contradictoire
Prononcé publiquement le 26 novembre 2024 par mise à disposition de l'arrêt au greffe de la cour, les parties en ayant été préalablement avisées dans les conditions de l'article 450 du code de procédure civile ;
Signé par Isabelle GANDAIS, conseillère, pour la présidente empêchée et par Tony DA CUNHA, greffier, auquel la minute de la décision a été remise par le magistrat signataire.
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Suivant acte authentique du 18 décembre 1992, Mme [Y] [D] a fait donation en avancement d'hoirie à son fils, M. [M] [X], de la nue-propriété d'un ensemble de terres et bâtiments situés sur '[Localité 11]', commune de [Localité 3] (49) pour une superficie de 17ha 2a et 19ca, se réservant l'usufruit de ces biens.
M. [X] est décédé le 19 septembre 2006, laissant pour lui succéder ses trois filles, Mme [G] [J] née [X], Mme [A] [X], Mme [W] [X].
Suivant jugement rendu le 2 avril 2013, le tribunal paritaire des baux ruraux d'Angers, saisi par Mme [D] et le GAEC [I] d'une demande principale tendant à dire que ce dernier est titulaire d'un bail rural sur les parcelles appartenant aux consorts [J]-[X] en qualité de nus-propriétaires, a :
- débouté Mme [Y] [D] et le GAEC [I] de l'ensemble de leurs demandes,
- déclaré irrecevable comme tardive l'exception d'incompétence soulevée par Mme [D] et le GAEC [I] concernant les demandes reconventionnelles formées par Mmes [G] [J] née [X], [A] [X], [W] [X],
- condamné le GAEC [I] à libérer les parcelles litigieuses (17ha 2a et 19ca situées sur la commune de [Localité 3] [Localité 11] et dont le détail figure à l'article 2 de l'attestation de propriété du 29 mars 2007 établie par Me [V], notaire [Localité 9]) dans le délai d'un mois à compter de la signification de la décision et passé ce délai, sous peine d'astreinte de 15 euros par jour de retard,
- condamné Mme [Y] [D] à laisser le libre accès aux bâtiments d'exploitation où sont entreposés les matériels agricoles de Mmes [G] [J] née [X], [A] [X], [W] [X] et de la SCEA [X] et ce dans le délai d'un mois à compter de la signification de la décision et passé ce délai, sous peine d'astreinte de 10 euros par jour de retard,
- débouté Mmes [G] [J] née [X], [A] [X], [W] [X] et la SCEA [X] de leurs demandes de dommages et intérêts,
- condamné Mme [Y] [D] et le GAEC [I] à payer à Mmes [G] [J] née [X], [A] [X], [W] [X] et à la SCEA [X], unies d'intérêts, la somme de 700 euros en application de l'article 700 du code de procédure civile,
- dit n'y avoir lieu à exécution provisoire de la décision,
- condamné Mme [Y] [D] et le GAEC [I] aux dépens.
Statuant sur l'appel interjeté par Mme [D] et le GAEC [I], la cour d'appel d'Angers a, suivant arrêt rendu le 31 mars 2015 :
- confirmé le jugement déféré sauf en ce qu'il déboute Mmes [G] [J] née [X], [A] [X], [W] [X] de leur demande de dommages et intérêts,
- statuant à nouveau, condamné Mme [Y] [D] in solidum avec le GAEC [I] à payer à la SCEA [X] des dommages et intérêts de 40.800 euros,
Y ajoutant,
- débouté Mme [Y] [D] et le GAEC [I] de leur demande de résiliation du bail pour sous-location,
- condamné celles-ci in solidum au paiement des entiers dépens d'appel et d'une indemnité de procédure de 3.000 euros au profit de Mmes [G] [J] née [X], [A] [X], [W] [X] et de la SCEA [X] au titre de l'article 700 du code de procédure civile, en cause d'appel.