PS ctx technique, 27 novembre 2024 — 19/01985
Texte intégral
TRIBUNAL JUDICIAIRE DE [Localité 11] [1]
[1] 4 Expéditions délivrées par [10] aux parties, au Docteur [I] et à Maître [O] le :
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PS ctx technique
N° RG 19/01985 - N° Portalis 352J-W-B7D-CO3DN
N° MINUTE :
Requête du :
05 Janvier 2018
JUGEMENT rendu le 10 Septembre 2025 DEMANDEUR
Monsieur [G] [X] [K] [Adresse 2] [Localité 4]
Représentée par Maître Soumia AZIRIA, avocat au barreau de PARIS, avocat plaidant
DÉFENDERESSE
[8] SERVICE DES RENTES [Adresse 5] [Localité 3]
Représentée par Madame [W] [T] munie d’un pouvoir spécial
COMPOSITION DU TRIBUNAL
Monsieur BEHMOIRAS, Vice-Président statuant en juge unique en application des dispositions de l'article L218-1 du code de l'organisation judiciaire, après avoir recueilli l'accord des parties,
Monsieur LEVY, Assesseur Décision du 27 Novembre 2024 PS ctx technique N° RG 19/01985 - N° Portalis 352J-W-B7D-CO3DN
assistés de Paul LUCCIARDI, Greffier
DÉBATS
À l’audience du 10 Septembre 2024, tenue en audience publique, avis a été donné aux parties que le jugement serait rendu par mise à disposition au greffe le 27 Novembre 2024.
JUGEMENT
Remis par mise à disposition au greffe Contradictoire En premier ressort
FAITS, PROCEDURE ET PRETENTIONS DES PARTIES Monsieur [G] [X] [K], né le 12 septembre 1986, qui exerçait la profession de paveur a été victime d’un accident de travail survenu le 13 mai 2013.
Le certificat médical initial du 13 mai 2013 mentionne une lombalgie aigüe.
Cet accident a été pris en charge par la [9] au titre de la législation professionnelle.
Le médecin conseil de la Caisse a fixé la date de consolidation au 12 septembre 2017.
Par décision du 11 décembre 2017, la Caisse a fixé son taux d’incapacité permanente partielle (IPP) à 0% pour absence de séquelles indemnisables « d’un traumatisme du rachis lombaire traité médicalement compte tenu d’un état antérieur».
Par courrier adressé le 5 janvier 2018 et reçu le 8 janvier 2018 par le tribunal du contentieux de l’incapacité (TCI) de Paris, Monsieur [G] [X] [K] a contesté cette décision.
Le 1er janvier 2019, ce dossier a été transmis au pôle social du tribunal de grande instance de Paris en raison de la fusion du tribunal du contentieux de l’incapacité avec les juridictions de droit commun.
Le 1er janvier 2020, l’instance s’est poursuivie devant le pôle social du tribunal judiciaire de Paris.
Les parties ont été ont été invitées à comparaître à l'audience du 10 septembre 2024.
A cette audience, les parties expriment leur accord pour que le président de la formation de jugement statue à juge unique.
Représenté par son conseil, Monsieur [G] [X] [K] a comparu et indiqué qu’elle contestait le taux notifié par décision de la Caisse en date du 11 décembre 2017 parce que cette évaluation ne traduisait pas la réalité de son état séquellaire.
Il demande au tribunal la réalisation d’une expertise clinique afin que ce taux soit à nouveau évalué pour tenir compte de l’intégralité des séquelles de cette lombalgie.
La [9], représentée à l’audience, a indiqué qu’elle sollicitait à titre principal la confirmation de sa décision mais qu’elle n’était pas opposée à la réalisation d’une mesure d’expertise sur pièces.
L’affaire a été mise en délibéré au 27 novembre 2024.
MOTIFS
Sur le taux d’IPP
L’article L.434-2 du code de la sécurité sociale dispose que le taux de l’incapacité permanente est déterminé d’après la nature de l’infirmité, l’état général, l’âge, les facultés physiques et mentales de la victime ainsi que d’après ses aptitudes et sa qualification professionnelle, compte tenu d’un barème indicatif d’invalidité.
Seules les séquelles résultant des lésions consécutives à l’accident du travail ou la maladie professionnelle pris en charge par la caisse doivent être prises en compte pour l’évaluation du taux d’incapacité permanente partielle attribué à la victime en application de l’article L.434-2 du code de la sécurité sociale.
L'incapacité permanente est appréciée à la date de la consolidation de l'état de la victime.
En l’espèce, Monsieur [G] [X] [K] a été victime d’un accident du travail le 13 mai 2013.
Le taux d’IPP fixé par la Caisse dans sa décision du 11 décembre 2017 est contesté par le requérant. La date de consolidation est fixée au 12 septembre 2017, date non contestée par le requérant.
L'article 232 du code de procédure civile dispose que "le juge peut commettre toute personne de son choix pour l'éclairer par des constatations, par une consultation ou par une expertise sur une question de fait qui requiert les lumières d'un technicien.".
En l'espèce, compte tenu de l’accord de la Caisse sur l’opportunité d’une mesure d’expertise, une expertise médicale clinique (avec convocation) apparaît nécessaire, les frais de cette mesure étant mis à sa charge, étant observé qu’il est opportun d'éclairer le tribunal sur la question technique médicale qui lui est soumise en se plaçant à la date de consolidation fixée par la Caisse au 12 septembre 2