REFERES 1ère Section, 2 décembre 2024 — 24/02076
Texte intégral
TRIBUNAL JUDICIAIRE
DE BORDEAUX
ORDONNANCE DE RÉFÉRÉ
50D
Minute n°24/1002
N° RG 24/02076 - N° Portalis DBX6-W-B7I-ZLDR
4 copies
EXPERTISE
GROSSE délivrée le 02/12/2024 à Me Anne-charlotte DEVIENNE Maître Diane FISCHER de la SELARL HUNAULT FISCHER
COPIE délivrée le 02/12/2024 au service expertise
Rendue le DEUX DECEMBRE DEUX MIL VINGT QUATRE
Après débats à l’audience publique du 28 octobre 2024
Par mise à disposition au greffe, les parties ayant été préalablement avisées dans les conditions prévues au deuxième alinéa de l’article 450 du code de procédure civile.
Par Elisabeth FABRY, Première Vice-Présidente au tribunal judiciaire de BORDEAUX, assistée de Karine PAPPAKOSTAS, Greffière.
DEMANDEURS
Monsieur [K] [B] [Adresse 3] [Localité 4] représenté par Maître Diane FISCHER de la SELARL HUNAULT FISCHER, avocats au barreau de NANTES, Me Anne-charlotte DEVIENNE, avocat au barreau de BORDEAUX
Monsieur [V] [B] [Adresse 3] [Localité 4] représenté par Maître Diane FISCHER de la SELARL HUNAULT FISCHER, avocats au barreau de NANTES, Me Anne-charlotte DEVIENNE, avocat au barreau de BORDEAUX
DÉFENDEUR
Monsieur [H] [W] [Adresse 1] [Localité 4] défaillant
I - FAITS, PROCÉDURE ET DEMANDES DES PARTIES
Par acte du 03 octobre 2024, Messieurs [K] et [V] [B] ont fait assigner Monsieur [W] devant le juge des référés du tribunal judiciaire de Bordeaux, afin, au visa notamment de l’article 145 du code de procédure civile, de voir ordonner une expertise de leur véhicule automobile.
Monsieur [K] [B] expose qu’il a acquis le 26 juillet 2023 un véhicule AUDI, modèle A4, d'occasion auprès de Monsieur [W] pour le prix de 12 220 euros payé par Monsieur [V] [B], son père ; que l’historique a fait apparaître que le véhicule avait fait l’objet d’une procédure VGE (véhicule gravement accidenté) antérieurement à la vente, information déterminante non révélée par le vendeur ; que le 25 septembre 2023, le véhicule est tombé en panne de boîte de vitesses ; que le rapport d’expertise amiable en date du 06 décembre 2023 a confirmé les désordres ; que face au silence de Monsieur [W], ils sont contraints de solliciter une expertise judiciaire contradictoire.
L’affaire a été appelée et retenue à l’audience du 28 octobre 2024.
A l’audience, les demandeurs ont maintenu leurs demandes telles qu’elles figurent dans leur acte introductif d’instance, auquel la présente décision se rapporte pour un plus ample exposé de leurs demandes et moyens.
Bien que régulièrement assigné par acte remis à étude selon les modalités de l’article 656 du code de procédure civile, Monsieur [W] n’a pas comparu et ne s’est pas fait représenter. La procédure est régulière. Il sera statué par décision réputée contradictoire.
II - MOTIFS DE LA DÉCISION
La demande d'expertise
Aux termes de l'article 145 du code de procédure civile, "s'il existe un motif légitime de conserver ou d'établir avant tout procès la preuve de faits dont pourrait dépendre la solution d'un litige, les mesures d'instruction légalement admissibles peuvent être ordonnées à la demande de tout intéressé, sur requête ou en référé".
En l'espèce, les demandeurs, par les pièces qu’ils versent aux débats, justifient d'un motif légitime pour obtenir qu'une mesure d'instruction soit, dans les termes et conditions figurant au dispositif de la présente décision, ordonnée au contradictoire de la partie défenderesse, sans aucune appréciation des responsabilités et garanties encourues.
L'expertise sera réalisée aux frais avancés des demandeurs, qui ont seuls intérêt à voir la mesure menée à son terme.
Les dépens
Les dépens de l'instance seront provisoirement supportés par les demandeurs, qui pourront ultérieurement les inclure dans leur préjudice matériel.
III - DÉCISION
Le juge des référés du tribunal judiciaire de Bordeaux statuant par une ordonnance réputée contradictoire, prononcée publiquement par mise à disposition au greffe et à charge d'appel;
Vu l'article 145 du code de procédure civile,
ORDONNE une mesure d'expertise et désigne pour y procéder [Y] [E], [Adresse 2], expert.devathaire@gmail.com
DIT que l'expert procédera à la mission suivante :
- convoquer et entendre les parties, se faire communiquer dans le délai qu'il lui appartiendra de fixer tous documents utiles à l'exercice de sa mission et notamment la citation, les documents relatifs à la mise en circulation du véhicule, aux contrôles techniques, à l'entretien et à l'achat du véhicule de Messieurs [K] et [V] [B],
- donner aux juges tous éléments de nature à établir dans quelles conditions il a été fait acquisition de ce véhicule, préciser notamment si les acheteurs ont eu communication de pièces déterminant de façon précise l'état du véhicule qu'ils se proposaient d'acquérir,
- dire à quelle date le véhicule litigieux a été mis en circulation, décrire l'état de la mécanique et de la carrosserie et préciser le degré d'usure du véhicule lors de son acquisition par rapport à la longévité habituelle d