CHAMBRE SOCIALE A, 4 décembre 2024 — 21/05975

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Texte intégral

AFFAIRE PRUD'HOMALE

RAPPORTEUR

N° RG 21/05975 - N° Portalis DBVX-V-B7F-NYGJ

[K]

C/

Association UNEDIC DELEGATION AGS CGEA DE [Localité 4]

S.E.L.A.R.L. [E]

APPEL D'UNE DÉCISION DU :

Conseil de Prud'hommes - Formation paritaire de LYON

du 25 Juin 2021

RG : 19/00058

COUR D'APPEL DE LYON

CHAMBRE SOCIALE A

ARRÊT DU 04 DECEMBRE 2024

APPELANT :

[G] [K]

né le 05 Juin 1977

[Adresse 1]

[Localité 3]

comparant en personne, assisté de Me Jean-michel LAMBERT, avocat au barreau de LYON

(bénéficie d'une aide juridictionnelle Totale numéro 2021/028358 du 21/10/2021 accordée par le bureau d'aide juridictionnelle de LYON)

INTIMÉS :

AGS CGEA DE [Localité 4]

[Adresse 2]

[Adresse 2]

représentée par Me Charles CROZE de la SELARL AVOCANCE, avocat au barreau de LYON

SELARLU [E], représentée par Me [Z] [E], ès qualités de liquidateur judiciaire de la société PPP FRANCE

[Adresse 5]

[Localité 3]

représentée par Me Patricia SEIGLE de la SELAS SEIGLE. SOUILAH. DURAND-ZORZI, avocat au barreau de LYON substituée par Me Elodie DARDICHON, avocat au barreau de LYON

DÉBATS EN AUDIENCE PUBLIQUE DU : 24 Septembre 2024

Présidée par Catherine MAILHES, magistrat rapporteur, (sans opposition des parties dûment avisées) qui en a rendu compte à la Cour dans son délibéré, assistée pendant les débats de Malika CHINOUNE, Greffier.

COMPOSITION DE LA COUR LORS DU DÉLIBÉRÉ :

- Catherine MAILHES, Présidente

- Anne BRUNNER, conseillère

- Antoine-Pierre D'USSEL, conseiller

ARRÊT : CONTRADICTOIRE

Prononcé publiquement le 04 Décembre 2024 par mise à disposition de l'arrêt au greffe de la Cour, les parties en ayant été préalablement avisées dans les conditions prévues à l'article 450 alinéa 2 du code de procédure civile ;

Signé par Catherine MAILHES, Présidente et par Malika CHINOUNE, Greffier auquel la minute de la décision a été remise par le magistrat signataire.

********************

FAITS, PROCÉDURE ET PRÉTENTIONS DES PARTIES

M. [G] [K] (le salarié) a été engagé à compter du 27 juin 2012 jusqu'au 25 août 2012 par la société Neopresse dict par contrat à durée déterminée en qualité de porteur de presse.

Les parties ont ensuite convenu de la poursuite des relations contractuelles à durée indéterminée à compter du 27 août 2012.

Le contrat de travail du salarié a été transféré à la société PPP France (la société) à compter du 8 mars 2018.

La société employait habituellement au moins 11 salariés au moment du licenciement.

Le salarié a été placé en arrêt de travail d'origine non professionnelle du 22 août 2016 jusqu'au 1er mai 2018.

A l'issue la visite de reprise du 3 mai 2018, le médecin du travail a émis un avis d'aptitude avec préconisation d'un aménagement à savoir d'une reprise 'sur un secteur pas trop chargé au départ '.

Puis, le 17 mai 2018, suivant l'étude de poste réalisée le 16 mai 2018, le médecin du travail a émis un avis d'inaptitude :

' est en invalidité catégorie 1. Ne peut reprendre son poste. Pourrait éventuellement occuper un poste sans effort physique, à temps partiel, donc de type administratif '.

Par courrier recommandé du 24 juillet 2018, le salarié a été informé qu'aucun poste de reclassement n'avait été identifié par la société au regard des préconisations du médecin du travail et a été convoqué à un entretien préalable à son licenciement, pour le 10 août 2018.

Par courrier du 16 août 2018, la société lui a notifié son licenciement pour inaptitude et impossibilité de reclassement, dans les termes suivants :

' /.../ Pour rappel, le médecin du travail, par avis du 17 mai 2018 vous a déclaré inapte médicalement à votre poste de travail et nous a précisé que vous étiez en invalidité catégorie 1 et que vous pourriez éventuellement occuper 'un poste sans effort physique, à temps partiel, donc de type administratif '.

Cet avis a donné lieu à un examen médical, ainsi qu'une étude de votre poste et des conditions de travail dans l'établissement.

Compte tenu de ce constat, nous avons été conduits à envisager toutes les mesures qui pouvaient être prises afin de vous reclasser, c'est-à-dire de vous affecter avec votre accord sur un autre poste, sous réserve qu'un tel poste existe et soit à la fois compatible avec votre état de santé et vos compétences professionnelles, et disponible au sein de la société et plus largement au sein du groupe et ce y compris par voie de mesures telles que formation, mutation, aménagement, adaptation ou transformation de poste existant ou aménagement du temps de travail.

A cet égard, nous vous avons adressé le 29 juin 2018 un questionnaire de reclassement visant à ce que vous nous précisiez notamment votre niveau d'études et de diplôme, votre parcours professionnel, vos compétences et les postes de reclassement souhaités.

Nous avons par ailleurs, consulté le 5 juillet 2018, les délégués du personnel sur votre situation professionnelle.