Pôle 6 - Chambre 2, 5 décembre 2024 — 24/03932

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Texte intégral

Copies exécutoires RÉPUBLIQUE FRANÇAISE

délivrées le : AU NOM DU PEUPLE FIANÇAIS

COUR D'APPEL DE PARIS

Pôle 6 - Chambre 2

ARRÊT DU 05 DÉCEMBRE 2024

(n° , 4 pages)

Numéro d'inscription au répertoire général : N° RG 24/03932 - N° Portalis 35L7-V-B7I-CJW7B

Décision déférée à la Cour : Jugement du 06 Février 2024 -Conseil de Prud'hommes - Formation paritaire de PARIS - RG n° F 22/07582

APPELANTE :

Madame [W] [I]

[Adresse 2]

[Localité 3]

Représentée par Me Daniel RAVEZ, avocat au barreau de PARIS, toque : B1024

INTIMÉE :

S.A.S. ICTS FRANCE, prise en la personne de son représentant légal en exercice domicilié en cette qualité audit siège,

[Adresse 1],

[Adresse 5]

[Localité 4]

Représentée par Me Philippe GAUTIER, avocat au barreau de LYON, toque : 741

COMPOSITION DE LA COUR :

En application des dispositions des articles 805 et 84 du code de procédure civile, l'affaire a été débattue le 27 Novembre 2024, en audience publique, les avocats ne s'y étant pas opposés, devant Madame LAGARDE Christine, conseillère, chargée du rapport.

Ce magistrat a rendu compte des plaidoiries dans le délibéré de la Cour, composée de :

Marie-Paule ALZEARI, présidente

Eric LEGRIS, président

Christine LAGARDE, conseillère

Greffière lors des débats : Madame Sophie CAPITAINE

ARRÊT :

- Contradictoire

- par mise à disposition de l'arrêt au greffe de la Cour, les parties en ayant été préalablement avisées dans les conditions prévues au deuxième alinéa de l'article 450 du code de procédure civile

- signé par Marie-Paule ALZEARI, présidente et par Sophie CAPITAINE, greffière à laquelle la minute de la décision a été remise par le magistrat signataire.

EXPOSÉ DU LITIGE

Madame [W] [I] a été embauché par la société ICTS comme agent de sûreté aéroportuaire à compter du 22 mars 2002 et a été licenciée pour faute grave le 10 juin 2022.

Par requête reçue le 12 octobre 2022, Madame [I] a saisi le conseil de prud'hommes de Paris aux fins de contester le licenciement prononcé à son encontre et d'obtenir notamment la requalification de son licenciement en licenciement sans cause réelle et sérieuse et le paiement de diverses sommes.

La société ICTS a soulevé l'incompétence territoriale du conseil de prud'hommes de Paris au profit du conseil de prud'hommes de Bobigny.

Par jugement contradictoire en date du 06 février 2024, le conseil de prud'hommes de Paris s'est déclaré incompétent au profit du conseil de prud'hommes de Bobigny et a réservé les dépens.

Le 03 juillet 2024, Madame [I] a déposé une requête auprès du premier président la cour d'appel de Paris afin d'être autorisée à assigner la Société à jour fixe.

Le 19 août 2024, la société ICTS a constitué avocat.

Par une ordonnance en date du 11 septembre 2024, Madame [I] a été autorisée à assigner la société ICTS à jour fixe pour l'audience du 27 novembre 2024 à 9h30.

PRÉTENTIONS DES PARTIES :

Par conclusions transmises par RPVA le 26 août 2024, Madame [I] demande à la cour de :

« Infirmer le jugement en ce qu'il a dit que l'incompétence territoriale est justifiée au profit du conseil de prud'hommes de Bobigny et, statuant à nouveau, dire que le conseil de prud'hommes de Paris est territorialement compétent.

Evoquer le fond de l'affaire et condamner ICTS FRANCE SAS à payer à Madame [I] :

' indemnité compensatrice de congés payés 3.278,20 €

' indemnité compensatrice de préavis 4.660,16 €

' congés payés afférents : 466,01 €

' indemnité de licenciement : 13.883,36 €

' licenciement sans cause réelle et sérieuse : 15.000,00 €

' article 700 CPC  : 2.000,00 €

' intérêts au taux légal et anatocisme à compter de la saisine

' dépens.

' Remise des documents sociaux conformes à la décision sous astreinte de 50 € par jour de retard et par document. ».

Par conclusions transmises par RPVA le  22 novembre 2024, la Société demande à la cour de :

« Vu les articles 84 et 920 du Code de procédure civile,

Vu les articles 75 et 78 du Code de procédure civile,

Vu l'article L 1422-2 du Code du travail,

Vu le décret n°2008-514 du 29 mai 2008,

Vu l'article R 1412-1 du Code du travail,

' A titre principal,

Prononcer la caducité de la déclaration d'appel de Madame [I],

' A titre subsidiaire,

Confirmer le jugement rendu par le Conseil de Prud'hommes de Paris le 6 février 2024,

Débouter Madame [I] de toutes ses prétentions

' A titre infiniment subsidiaire : en cas d'infirmation du jugement et de mise en

'uvre du droit d'évocation de la Cour,

Mettre en demeure les parties de conclure au fond et les renvoyer à une date ultérieure

pour qu'il soit statué sur le litige,

' En tout état de cause,

Condamner Madame [I] au paiement d'une somme de 2.000,00 € au titre de l'article

du CPC,

Mettre les dépens d'appel à la charge de Madame [I]  ».

Pour un plus ample exposé des faits de la cause et des prétentions des parties, il est fait expressément référence aux pièces du dossier et aux écritu