PCP JCP ACR fond, 22 novembre 2024 — 24/05057
Texte intégral
TRIBUNAL JUDICIAIRE DE [Localité 6] [1]
[1] Copie conforme délivrée le : à : Monsieur [L] [S]
Copie exécutoire délivrée le : à : Maître Pierre-Bruno GENON-CATALOT
Pôle civil de proximité ■
PCP JCP ACR fond N° RG 24/05057 - N° Portalis 352J-W-B7I-C44VL
N° MINUTE : 7/2024
JUGEMENT rendu le 22 novembre 2024
DEMANDERESSE PARIS HABITAT-OPH Etablissement public à caractère industriel et commercial dont le siège social est situé [Adresse 3] représenté par Maître Pierre-Bruno GENON-CATALOT, avocat au barreau de PARIS,vestiaire B0096
DÉFENDEUR Monsieur [L] [S] demeurant [Adresse 1] [Adresse 5] [Localité 4] comparant en personne
COMPOSITION DU TRIBUNAL Eloïse CLARAC, Juge des contentieux de la protection assistée de Christopher LEPAGE, Greffier,
DATE DES DÉBATS Audience publique du 19 septembre 2024
JUGEMENT contradictoire et en premier ressort prononcé par mise à disposition le 22 novembre 2024 par Eloïse CLARAC, juge des contentieux de la protection assistée de Christopher LEPAGE, Greffier
Décision du 22 novembre 2024 PCP JCP ACR fond - N° RG 24/05057 - N° Portalis 352J-W-B7I-C44VL
EXPOSÉ DES FAITS ET DE LA PROCÉDURE
Par acte sous seing privé à effet au 22 décembre 2020, [Localité 6] HABITAT-OPH a consenti un bail d’habitation à M. [L] [S] sur des locaux situés au [Adresse 2] (escalier 2, 1er étage, porte 9) moyennant le paiement d’un loyer mensuel de 386,44 euros, outre une provision sur charges.
Par acte de commissaire de justice du 24 janvier 2024, le bailleur a fait délivrer au locataire un commandement de payer la somme principale de 2 402,96 euros au titre de l'arriéré locatif dans un délai de deux mois, visant la clause résolutoire.
La commission de coordination des actions prévention des expulsions locatives a été informée de la situation de M. [L] [S] le 25 janvier 2024.
Par assignation du 17 avril 2024, PARIS HABITAT-OPH a ensuite saisi le juge des contentieux de la protection du tribunal judiciaire de Paris pour faire constater l’acquisition de la clause résolutoire, à titre subsidiaire prononcer la résiliation du contrat de location, être autorisé à faire procéder à l’expulsion de M. [L] [S], statuer sur le sort des meubles, et obtenir sa condamnation au paiement des sommes suivantes : une indemnité mensuelle d’occupation d’un montant égal à celui du loyer et des charges, à compter de la résiliation du bail et jusqu’à libération des lieux,6 248,92 euros au titre de l’arriéré locatif arrêté au 2 avril 2024, avec intérêts au taux légal à compter de l'assignation,500 euros sur le fondement de l’article 700 du code de procédure civile, outre les entiers dépens. L’assignation a été notifiée au représentant de l’État dans le département le 18 avril 2024, mais aucun diagnostic social et financier n'est parvenu au greffe avant l'audience.
À l'audience du 19 septembre 2024, [Localité 6] HABITAT-OPH, représenté par son conseil, maintient l'intégralité de ses demandes, et précise que la dette locative, actualisée au 5 septembre 2024, s'élève désormais à 2 651,96 euros au 17 septembre 2024. Il considère qu'il y a bien eu une reprise du paiement intégral du loyer courant avant l'audience, et déclare, par ailleurs, accepter le plan d'apurement de cette dette proposé par le défendeur.
M. [L] [S], qui comparait à l’audience, reconnaît le montant de la dette locative et demande à pouvoir se maintenir dans les lieux moyennant le versement d'une mensualité d'apurement de 80 euros, en plus du loyer courant.
M. [L] [S] expose avoir fait quelques versements complémentaires pour commencer à apurer sa dette. Il précise exercer les fonctions d’encadrant technique en réinsertion dans le cadre d’un contrat à durée indéterminé et percevoir la somme de 1 400 euros par mois.
Les parties sollicitent la suspension des effets de la clause résolutoire pendant le cours des délais de paiement.
À l’issue des débats, la décision a été mise en délibéré jusqu’à ce jour, où elle a été mise à disposition des parties au greffe.
MOTIVATION
Sur la demande de constat de la résiliation du bail Sur la recevabilité de la demande
[Localité 6] HABITAT-OPH justifie avoir notifié l’assignation au représentant de l’État dans le département plus de six semaines avant l’audience. Il justifie également avoir saisi la commission de coordination des actions prévention des expulsions locatives deux mois au moins avant la délivrance de l’assignation.
Son action est donc recevable au regard des dispositions de l’article 24 de la loi n°89-462 du 6 juillet 1989.
Sur la résiliation du bail
Aux termes de l’article 24 de la loi du 6 juillet 1989 modifié par la loi du 27 juillet 2023, tout contrat de bail d'habitation contient une clause prévoyant la résiliation de plein droit du contrat de location pour défaut de paiement du loyer ou des charges aux termes convenus ou pour non-versement du dépôt de garantie. Cette clause ne produit effet que six semaines après un commandement de payer demeuré infructueux.
En