8ème Ch Prud'homale, 11 décembre 2024 — 21/04421
Texte intégral
8ème Ch Prud'homale
ARRÊT N°464
N° RG 21/04421 -
N° Portalis DBVL-V-B7F-R24C
M. [J] [A]
C/
S.A.S. SALGO
Sur appel du jugement du Conseil de Prud'hommes de BREST du 28/05/2021 - RG F19/00126
Confirmation
Copie exécutoire délivrée
le :
à :
-Me Ronan TIGREAT
-Me Marine KERROS
RÉPUBLIQUE FRANÇAISE
AU NOM DU PEUPLE FRANÇAIS
COUR D'APPEL DE RENNES
ARRÊT DU 11 DECEMBRE 2024
COMPOSITION DE LA COUR LORS DU DÉLIBÉRÉ :
Madame Nadège BOSSARD, Présidente,
Madame Anne-Laure DELACOUR, Conseillère,
Madame Isabelle CHARPENTIER, Conseillère,
GREFFIER :
Monsieur Philippe RENAULT, lors des débats et lors du prononcé
DÉBATS :
A l'audience publique du 17 Octobre 2024
devant Madame Anne-Laure DELACOUR, magistrat rapporteur, tenant seul l'audience, sans opposition des représentants des parties et qui a rendu compte au délibéré collégial
En présence de Madame [R] [G], médiatrice judiciaire,
ARRÊT :
Contradictoire, prononcé publiquement le 11 Décembre 2024 par mise à disposition au greffe comme indiqué à l'issue des débats
****
APPELANT :
Monsieur [J] [A]
né le 15 Novembre 1971 à [Localité 3]
demeurant [Adresse 2]
[Adresse 2]
Représenté par Me Ronan TIGREAT, Avocat au Barreau de BREST
INTIMÉE :
La S.A.S. SALGO prise en la personne de son représentant légal et ayant son siège social :
[Adresse 1]
[Adresse 1]
Représentée par Me Anaïs MELVEL substituant à l'audience Me Marine KERROS de la SELARL MAZE-CALVEZ & ASSOCIES, Avocats au Barreau de BREST
Monsieur [J] [A] a été embauché le 1er octobre 2018 par la SAS Salgo (exerçant sous l'enseigne U Express) en qualité d'employé commercial niveau 2, affecté au rayon boucherie, dans le cadre d'un contrat à durée indéterminée.
La Convention collective applicable aux relations contractuelles est celle du commerce de détail et de gros à prédominance alimentaire.
Le 30 juillet 2019, M. [A] a saisi le conseil de prud'hommes de Brest aux fins de :
' Dire et juger que la S.A.S. Salgo a commis l'infraction de travail dissimulé,
' Prononcer la résiliation judiciaire du contrat de travail de M. [A] et dire que la rupture produit les effets d'un licenciement sans cause réelle et sérieuse,
' Condamner la S.A.S. Salgo à verser à M. [A] les sommes suivantes :
- 1 772 € à titre d'indemnité compensatrice de préavis,
- 177,20 € au titre des congés payés afférents,
- mémoire - à titre d'indemnité légale de licenciement,
- mémoire - à titre de dommages et intérêts pour licenciement sans cause réelle et sérieuse,
- 10 632 € à titre de dommages et intérêts pour travail dissimulé correspondant à 6 mois de salaire,
- 2 000 € sur le fondement de l'article 700 du Code de procédure civile,
- entiers dépens,
' Ordonner l'exécution provisoire de la décision à intervenir.
Le 8 janvier 2020, M. [A] a été mis à pied à titre conservatoire et convoqué à un entretien préalable fixé au 20 janvier suivant, auquel il s'est rendu.
Le 23 janvier 2020, il a été licencié pour faute grave, motif pris de s'être violemment emporté lors de la dispute du 7 janvier, et d'avoir pris à parti ses collègues et les clients présents.
Dans le dernier état de ses écritures, Monsieur [A] sollicitait :
- dire et juger que la SAS Salgo a commis l'infraction de travail dissimulé,
- dire et juger qu'il était bien fondé à solliciter du Conseil de prud'hommes de prononcer la résiliation judiciaire de son contrat de travail aux torts de l'employeur.
- Atitre subsidiaire
- dire et juger sans cause réelle et sérieuse son licenciement,
- condamner la SAS Salgo a lui payer les sommes suivantes :
- 1.772 euros à titre d'indemnité compensatrice de préavis outre 177,20 euros au titre des congés payés y afférents,
- 617,66 euros au titre de l'indemnité de licenciement
,- 828,95 euros a titre de rappel de salaire au titre de la mise a pied a titre conservatoire, outre 82,89 euros au titre des congés payés y afférents,
- 5.316 euros à titre de dommages et intéréts pour licenciement sans cause réelle et sérieuse,
- 10.632 euros à titre de dommages et intéréts pour travail dissimulé correspondant à six
mois de salaire.
- condamner la SAS Salgo à lui verser la somme de 2.000 euros sur le fondement de l'artic1e 700 du code de procédure civile
- ordonner l'exécution provisoire de la décision à intervenir
- condamner la SAS Salgo a supporter les dépens de l'instance.
Par jugement du 28 mai 2021 le conseil de prud'hommes de Brest, en sa formation de départage, a :
' Débouté M. [A] de l'ensemble de ses demandes,
' Condamné M. [A] aux entiers dépens de l'instance,
' Débouté M. [A] et la S.A.S. Salgo de leur demande fondée sur l'article 700 du Code de procédure civile,
' Débouté les parties de leurs demandes plus amples et contraires.
M [A] a formé appel de ce jugement le 15 juillet 2021
Vu les écritures notifiées par voie électronique le 9 janvier 2024