8ème Ch Prud'homale, 18 décembre 2024 — 21/04643
Texte intégral
8ème Ch Prud'homale
ARRÊT N°472
N° RG 21/04643 -
N° Portalis DBVL-V-B7F-R3SM
M. [W] [M]
C/
S.A.S. VICE DE FORME FRANCE - VDF FRANCE
Sur appel du jugement du CPH- Formation de départage de SAINT-NAZAIRE du 28/06/2021 - RG F 19/00217
ADD : Réouverture des débats et renvoi à la mise en état
Copie exécutoire délivrée
le :
à :
-Me Jean-Paul RENAUDIN
-Me Dominique LE COULS-BOUVET
RÉPUBLIQUE FRANÇAISE
AU NOM DU PEUPLE FRANÇAIS
COUR D'APPEL DE RENNES
ARRÊT DU 18 DECEMBRE 2024
COMPOSITION DE LA COUR LORS DU DÉLIBÉRÉ :
Madame Nadège BOSSARD, Présidente de chambre,
Madame Anne-Laure DELACOUR, Conseillère,
Madame Isabelle CHARPENTIER, Conseillère,
GREFFIER :
Monsieur Philippe RENAULT, lors des débats et lors du prononcé
DÉBATS :
A l'audience publique du 24 Octobre 2024
devant Madame Nadège BOSSARD, magistrat rapporteur, tenant seul l'audience, sans opposition des représentants des parties et qui a rendu compte au délibéré collégial
En présence de Madame [Z] [H], médiatrice judiciaire,
ARRÊT :
Contradictoire, prononcé publiquement le 18 Décembre 2024 par mise à disposition au greffe comme indiqué à l'issue des débats
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APPELANT :
Monsieur [W] [M]
né le 24 Juin 1968 à [Localité 4]
demeurant [Adresse 1]
[Adresse 1]
Représenté à l'audience par Me Jean-Paul RENAUDIN de la SCP GUILLOU-RENAUDIN, Avocat au Barreau de RENNES et ayant Me Corinne PELVOIZIN, Avocat au Barreau de SAINT-NAZAIRE, pour conseil
INTIMÉS :
1- La S.A.S. VICE DE FORME FRANCE (VDF) admise au bénéfice d'un plan de redressement judiciaire, prise en la personne de son représentant légal (jugement d'ouverture de la liquidation judiciaire du 5/11/2024) et ayant son siège social :
[Adresse 2]
[Adresse 2]
2- Maître [S] [L], Mandataire Judiciaire, ès-qualités de mandataire judiciaire de la S.A.S. VDF FRANCE
[Adresse 3]
[Adresse 3]
3- La S.E.L.A.R.L. de Mandataires Judiciaires, ADJE prise en la personne de Maître [E] [C], ès qualités d'administrateur judiciaire puis de commissaire à l'exécution du plan de la S.A.S. VDF FRANCE
[Adresse 3]
[Adresse 3]
TOUS TROIS ayant Me Dominique LE COULS-BOUVET de la SCP PHILIPPE COLLEU, DOMINIQUE LE COULS-BOUVET, Avocat au Barreau de RENNES, pour postulant et Me Gaston SCHEUER, Avocat au Barreau de STRASBOURG, pour conseil
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M. [W] [M] a été engagé par la société Direct Line dont le nom commercial était P2G selon contrat de travail à durée indéterminée à compter du 1er mars 2011 en qualité de chef des Ventes France avec une rémunération brute mensuelle de 6.267,90 euros.
Le 4 juin 2012, la société VDF a été immatriculée au registre du commerce et des sociétés.
Les deux sociétés - Direct Line et VDF France - avaient le même siège social et le même dirigeant, M. [P] [T], et commercialisaient des articles de cadeaux.
Chacune des sociétés emploie plus de 10 salariés.
La convention collective applicable est celle relative au commerce de gros.
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Par un jugement prononcé le 25 septembre 2017, le tribunal de grande instance de Strabourg, chambre commerciale, a ouvert une procédure de redressement judiciaire à l'égard de la société Direct Line.
La procédure de redressement judiciaire de la société Direct Line a été convertie en liquidation judiciaire par jugement prononcé le 17 décembre 2018. Me [L] a été nommé en qualité de liquidateur judiciaire.
Par lettre adressée le 31 décembre 2018, Me [L] es qualités a notifié à M. [M] son licenciement pour motif économique.
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Par jugement distinct également en date du 25 septembre 2017, le tribunal de grande instance de Strasbourg, chambre commerciale, a ouvert une procédure de redressement judiciaire à l'égard de la société VDF France et désigné la selarl ADJE en la personne de Me [N] en qualité d'administrateur avec mission d'assister le débiteur et Me [L] en qualité de mandataire judiciaire.
Le 18 mars 2019, le tribunal de grande instance de Strasbourg a arrêté le plan de redressement de la société VDF d'une durée de dix années.
Par requête du 13 décembre 2019, M. [M] a saisi le conseil de prud'hommes de Saint-Nazaire aux fins de voir condamner la société VDF au paiement des sommes suivantes :
-75 000 € à titre d'indemnité pour licenciement sans cause réelle et sérieuse,
- 7 000 € au titre de la procédure irrégulière,
- 18 804 € à titre d'indemnité compensatrice de préavis,
- 1 880 € à titre de congés payés sur préavis,
- 15 000 € à titre d'indemnité de licenciement,
- 225 644,40 € à titre de rappel de salaire,
- 22 565 € à titre de congés payés,
- 37 607 € pour dissimulation d'emploi,
- 2 000 € au titre de l'article 700 du code de procédure civile,
outre la remise des documents sociaux sous astreinte de 50 € par jour de retard à compter du jugement, la capitalisation des intérêts, le bénéfice de l'exécution provisoire et les dépens.
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