8ème Ch Prud'homale, 18 décembre 2024 — 21/04447

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Texte intégral

8ème Ch Prud'homale

ARRÊT N°468

N° RG 21/04447 -

N° Portalis DBVL-V-B7F-R26W

Mme [X] [V]

C/

- S.E.L.A.R.L. [G] [P] (Liquidation judiciaire de la SAS [Localité 7] BOIS)

- Association UNEDIC DÉLÉGATION AGS - CGEA DE [Localité 9]

Sur appel du jugement du Conseil de Prud'hommes de NANTES du 05/07/2021 - RG F 19/00326

Infirmation partielle

Copie exécutoire délivrée

le :

à :

-Me Marie-Noëlle COLLEU

-Me Anthony RAGUIN

RÉPUBLIQUE FRANÇAISE

AU NOM DU PEUPLE FRANÇAIS

COUR D'APPEL DE RENNES

ARRÊT DU 18 DECEMBRE 2024

COMPOSITION DE LA COUR LORS DU DÉLIBÉRÉ :

Madame Nadège BOSSARD, Présidente,

Madame Anne-Laure DELACOUR, Conseillère,

Madame Isabelle CHARPENTIER, Conseillère,

GREFFIER :

Monsieur Philippe RENAULT, lors des débats et lors du prononcé

DÉBATS :

A l'audience publique du 17 Octobre 2024

devant Madame Anne-Laure DELACOUR, magistrat rapporteur, tenant seul l'audience, sans opposition des représentants des parties et qui a rendu compte au délibéré collégial

En présence de Madame [I] [S], médiatrice judiciaire,

ARRÊT :

Contradictoire, prononcé publiquement le 18 Décembre 2024, date à laquelle a été prorogé le délibéré initialement fixé au 11 décembre précédent, par mise à disposition au greffe comme indiqué à l'issue des débats

****

APPELANTE :

Madame [X] [V]

née le 31 Janvier 1971 à [Localité 10] (76)

demeurant [Adresse 1]

[Localité 5]

Représentée par Me Anthony RAGUIN de l'AARPI ASSOCIATION CHIRON-RAGUIN-KONNE JURILOIRE, Avocat au Barreau de NANTES

INTIMÉES :

La SELARL de Mandataire Judiciaire [G] [P] représentée par Maître [G] [P], ès qualités de mandataire liquidateur de la SAS [Localité 7] BOIS

[Adresse 6]

[Localité 4]

Représentée par Me Marie-Noëlle COLLEU, Avocat au Barreau de RENNES

.../...

L'Association UNEDIC, DÉLÉGATION AGS - CGEA DE [Localité 9] prise en la personne de son représentant légal et ayant son siège :

[Adresse 2]

[Adresse 8]

[Localité 3]

Représentée par Me Marie-Noëlle COLLEU, Avocat au Barreau de RENNES

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La société [Localité 7] Bois a pour activité le négoce et la transformation du bois.

Courant 2016, afin d'endiguer des difficultés managériales internes, la société [Localité 7] Bois a décidé de faire appel aux services de la société A3CV ' A3CONSEIL dont Madame [V] est la dirigeante.

Celle-ci s'est vue confier des missions permanentes (ressources humaines et coordination des équipes) et d'autres ponctuelles, tel le recrutement de salariés.

Par la suite, suivant «contrat de travail à temps partiel de coordonnatrice générale», Madame [V] a été recrutée à compter du 1er décembre 2017, moyennant un forfait de 2,5 jours de travail hebdomadaires

Le 28 février 2018, le tribunal de commerce de Nantes a placé la S.A.S. Bourgoin Bois en redressement judiciaire.

Le 1er mars 2018, un avenant au contrat de travail de Mme [V] a été signé, en portant à 3,5 jours hebdomadaires son forfait pour le temps de la procédure collective.

L'administrateur judiciaire s'est ensuite opposé à la conclusion de cet avenant.

Par ordonnance du 11 juillet 2018, le juge-commissaire a considéré que l'avenant n'était pas un acte de gestion courante et que l'aval de l'administrateur judiciaire était donc nécessaire.

Le 1er août 2018, la liquidation judiciaire de la S.A.S. [Localité 7] Bois été prononcée.

Le 24 août 2018, Mme [V] a été licenciée pour motif économique, et dispensée d'effectuer son préavis.

Le 20 octobre 2018, Mme [V] a dénoncé son solde de tout compte.

Le 7 novembre 2018 le tribunal de commerce de Nantes a confirmé l'ordonnance du juge-commissaire.

Le 2 avril 2019, Mme [V] a saisi le conseil de prud'hommes de Nantes aux fins de :

' Dire et juger la convention de forfait en jours nulle,

A titre principal,

' Requalifier le contrat de travail de Mme [V] à temps partiel en contrat de travail à temps complet,

' Condamner la S.A.S. [Localité 7] Bois et voir fixer la créance de Mme [V] au passif de la S.A.S. [Localité 7] Bois aux sommes suivantes :

- 31 004 € bruts à titre de rappel de salaire,

- 3 100 € bruts au titre des congés payés afférents,

- 625 € nets à titre de rappel d'indemnité de licenciement,

A titre subsidiaire,

' Requalifier le contrat de travail de Mme [V] à une durée de 24 heures hebdomadaires,

' Condamner la S.A.S. [Localité 7] Bois et voir fixer la créance de Mme [V] au passif de la S.A.S. [Localité 7] Bois aux sommes suivantes :

- 11 977,58 € bruts à titre de rappel de salaire,

- 1 197 € bruts au titre des congés payés afférents,

- 255 € nets à titre de rappel d'indemnité de licenciement,

A titre infiniment subsidiaire,

' Condamner la S.A.S. [Localité 7] Bois, à verser à Mme [V] les heures complémentaires et/ou supplémentaires reconnues par le dirigeant de la société sur la période de mars à juin 2018,

' Condamner la S.A.S. [Localité 7] Bo