Chambre 1-7, 19 décembre 2024 — 22/17155
Texte intégral
COUR D'APPEL D'AIX-EN-PROVENCE
Chambre 1-7
ARRÊT AU FOND
DU 19 DECEMBRE 2024
N° 2024/ 444
Rôle N° RG 22/17155 - N° Portalis DBVB-V-B7G-BKQ2I
[M] [H]
C/
[L] [F] ÉPOUSE [X]
Copie exécutoire délivrée
le :
à :
Me Florian CUORDIFEDE
Me Caroline CAUSSE
Décision déférée à la Cour :
Jugement du TJ hors JAF, JEX, JLD, J. EXPRO, JCP de [Localité 5] en date du 17 Novembre 2022 enregistrée au répertoire général sous le n° 22/01546.
APPELANTE
Madame [M] [H]
(bénéficie d'une aide juridictionnelle Totale numéro 2023/001753 du 06/07/2023 accordée par le bureau d'aide juridictionnelle de [Localité 3])
née le 01 Juillet 1973 à [Localité 7], demeurant [Adresse 2]
représentée par Me Florian CUORDIFEDE, avocat au barreau de NICE
INTIMÉE
Madame [L] [F] ÉPOUSE [X]
née le 26 Mai 1951 à [Localité 6], demeurant [Adresse 4]
représentée par Me Caroline CAUSSE, avocat au barreau de MARSEILLE
*-*-*-*-*
COMPOSITION DE LA COUR
En application des dispositions des articles 805 et 907 du code de procédure civile, l'affaire a été débattue le 21 Novembre 2024, en audience publique, les avocats ne s'y étant pas opposés, devant Madame Carole MENDOZA, Conseillère, chargée du rapport.
Ce magistrat a rendu compte des plaidoiries dans le délibéré de la Cour, composée de :
Madame Carole DAUX-HARAND, Présidente de chambre
Madame Carole MENDOZA, Conseillère
Monsieur Jean-Paul PATRIARCHE, Conseiller
Greffier lors des débats : Mme Natacha BARBE.
Les parties ont été avisées que le prononcé de la décision aurait lieu par mise à disposition au greffe le 19 Décembre 2024.
ARRÊT
Contradictoire,
Prononcé par mise à disposition au greffe le 19 Décembre 2024
Signé par Madame Carole DAUX-HARAND, Présidente de chambre et Mme Natacha BARBE, greffier auquel la minute de la décision a été remise par le magistrat signataire.
***
FAITS ET PROCEDURE
Par acte sous seing privé du 07 septembre 2016 à effet au premier septembre 2016, Mme [C] a donné à bail d'habitation à Mme [H] un bien immobilier situé à [Localité 5], moyennant un loyer mensuel de 580 euros.
Par acte sous seing privé du 07 septembre 2016, Mme [F] épouse [X] s'est portée caution solidaire.
Par acte d'huissier du 03 novembre 2020, dénoncé le 10 novembre 2020 à la caution, Mme [C] a fait délivrer à Mme [H] un commandement de payer visant la clause résolutoire.
Mme [F] épouse [X] a payé la somme de 2700 euros à Mme [Z].
Par exploit du 02 novembre 2021, Mme [F] épouse [X] a délivré à Mme [H] un commandement d'avoir à lui payer la somme de 2700 euros.
Par exploit du 14 décembre 2021, Mme [F] épouse [X] a fait assigner Mme [H] aux fins principalement de voir prononcer la résiliation judiciaire du bail et de la voir condamner à lui verser la somme de 2843, 37 euros avec intérêts au taux légal. Cette assignation a été dénoncée au préfet des Bouches du Rhône.
Par jugement réputé contradictoire du 17 novembre 2022, le juge des contentieux de la protection de [Localité 5] a :
- déclaré Mme [F] épouse [X] recevable en son action,
- condamné Mme [R] à verser à Mme [F] épouse [X] la somme de 2843, 37 euros avec intérêts au taux légal,
- prononcé la résiliation du bail liant Mme [R] et Mme [Z],
- rejeté toute demande plus ample ou contraire,
- condamné Mme [R] à verser la somme de 1000 euros sur le fondement de l'article 700 du code de procédure civile,
- condamné Mme [R] aux dépens,
- rappelé que l'exécution provisoire est de droit.
Le premier juge a condamné Mme '[R]' au versement des sommes payées par Mme [F] épouse [X] en sa qualité de caution. Il a prononcé la résiliation judiciaire du bail au motif que la caution était subrogée dans les droits du bailleur et qu'il n'était pas démontré que Mme '[R]' était à jour de ses loyers.
Par déclaration du 23 novembre 2022, Mme [H] a relevé appel de tous les chefs de cette décision.
Mme [F] épouse [X] a constitué avocat.
Par dernières conclusions notifiées par voie électronique le 05 août 2024, Mme [H] demande à la cour :
- de déclarer recevable son appel,
- de déclarer recevable les présentes conclusions,
- de réformer le jugement entrepris en ce qu'il a prononcé la résiliation judiciaire du bail d'habitation liant Mme [M] [H] à Mme [B] [C] concernant le bien sis [Adresse 1] et en ce qu'il a condamné Mme [M] [H], sans lui accorder de délais de paiement, à payer à Mme [L] [F] épouse [X] la somme de 2.847,37 euros avec intérêt au taux légal à compter du jugement,
- de réformer le jugement en ce qu'il a condamné Mme [M] [H] aux entiers dépens en première instance,
Statuant à nouveau,
- d'accorder à Mme [M] [H] les plus larges délais de paiement (36 mois) concernant la dette dont Mme [F] épouse [X] est créancière, pour la somme totale de 2.847,37 euros,
- de condamner Mme [L] [F]