1re chambre sociale, 8 janvier 2025 — 22/06394

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Texte intégral

ARRÊT n°

Grosse + copie

délivrées le

à

COUR D'APPEL DE MONTPELLIER

1re chambre sociale

ARRET DU 08 JANVIER 2025

Numéro d'inscription au répertoire général :

N° RG 22/06394 - N° Portalis DBVK-V-B7G-PUZ4

Décision déférée à la Cour :

Jugement du 21 NOVEMBRE 2022 du CONSEIL DE PRUD'HOMMES - FORMATION PARITAIRE DE CARCASSONNE - N° RG F21/00081

APPELANTE :

S.A.S BALSAC IMMATRICULEE 852 299 353 R.C.S. CARCASSONNE prise en la personne de son représentant légal en exercice domicilié en cette qualité au siège social sis

[Adresse 2]

[Localité 1]

Représentée par Me Yann GARRIGUE de la SELARL LX MONTPELLIER, avocat au barreau de MONTPELLIER (postulant), substitué par Me RICHAUD, avocat au barreau de Montpellier et représenté par Me AUDRAS, avocat au barreau de PARIS (plaidant)

INTIME :

Monsieur [D] [V]

[Adresse 3]

Représenté par Me Sébastien LEGUAY de la SELARL SEBASTIEN LEGUAY, avocat au barreau de CARCASSONNE, substitué par Me Virginie BERTRAN, avocat au barreau de MONTPELLIER

Ordonnance de clôture du 23 Octobre 2024

COMPOSITION DE LA COUR :

En application des dispositions des articles 805 et 907 du code de procédure civile, l'affaire a été débattue le 13 Novembre 2024,en audience publique, les avocats ne s'y étant pas opposés, devant Monsieur Philippe DE GUARDIA, Président de chambre, chargé du rapport.

Ce magistrat a rendu compte des plaidoiries dans le délibéré de la cour, composée de :

Monsieur Philippe DE GUARDIA, Président de chambre

M. Jean-Jacques FRION, Conseiller

Mme Anne MONNINI-MICHEL, Conseillère

Greffier lors des débats : Mme Marie BRUNEL

ARRET :

- contradictoire ;

- prononcé par mise à disposition de l'arrêt au greffe de la cour, les parties en ayant été préalablement avisées dans les conditions prévues au deuxième alinéa de l'article 450 du code de procédure civile ;

- signé par Monsieur Philippe DE GUARDIA, Président de chambre, et par Mme Marie BRUNEL, Greffière.

*

* *

FAITS ET PROCÉDURE

[D] [V] a été engagé le 31 décembre 2012 par la société des TROIS COURONNES, aux droits de laquelle vient la SAS BALSAC. Il exerçait les fonctions d'agent de maintenance avec un salaire mensuel brut en dernier lieu de 1 850,01€.

Après avoir été convoqué par lettre du 13 mai 2021 à un entretien préalable à un éventuel licenciement, le salarié a adhéré 17 juin 2021 au contrat de sécurisation professionnelle qui lui avait été proposé le 1er juin précédent, de sorte que la rupture du contrat de travail est intervenue à l'issue du délai de vingt et un jours.

La lettre de rupture, en date du 10 juin 2021, est ainsi rédigée : 'La société BALSAC a été constituée le 5 juillet 2019 pour reprendre l'activité de l'hôtel Les Trois Couronnes à compter du 10 septembre 2019...

C'est donc dans un contexte plutôt favorable que la société a mis en oeuvre en 2019 son projet de rachat et de restructuration de l'hôtel les Trois Couronnes.

La crise sanitaire survenue au mois de mars 2020 a totalement remis en question ces perspectives.

En ce qui concerne l'hôtel les Trois Couronnes, avant la crise sanitaire, les principaux indicateurs de l'activité étaient les suivants :...

A compter du premier confinement, le 16 mars 2020, l'activité a pratiquement cessé du jour au lendemain. Du mois d'avril au mois de juin 2020, le chiffre d'affaires a pratiquement été réduit à néant...

Au total, le chiffre d'affaires a enregistré une baisse dramatique sur les quatre trimestres de l'année 2020 et s'est élevé sur l'année à 626 000€ contre 1 959 000€ en 2019...

Toutefois, la période d'ouverture durant l'été 2020 a mis en évidence les faiblesses structurelles de l'hôtel...

La réalisation des travaux était donc une nécessité...

Dans ce cadre, deux postes devraient être supprimés dont le poste d'agent de maintenance qui ne se justifiera plus après rénovation...

Préalablement à l'engagement de la présente procédure, nous avons recherché des postes de reclassement...'

Le 6 juillet 2021, estimant la rupture injustifiée, le salarié a saisi le conseil de prud'hommes de Carcassonne qui, par jugement en date du 21 novembre 2022, a condamné la SAS BALSAC à lui payer :

- la somme de 5 778,09€ à titre d'indemnité compensatrice de préavis ;

- la somme de 577,80€ à titre de congés payés sur préavis ;

- la somme de 11 556,18€ à titre de dommages et intérêts pour licenciement sans cause réelle et sérieuse ;

- la somme de 7 500€ à titre de dommages et intérêts complémentaires ;

- la somme de 1 250€ sur le fondement de l'article 700 du code de procédure civile.

Il a également été ordonné la délivrance sous astreinte d'un bulletin de paie, d'un certificat de travail et d'une attestation destinée à Pôle emploi rectifiés.

Le 19 décembre 2022, la SAS BALSAC a interjeté appel. Dans ses dernières conclusions notifiées et enregistrées au greffe le 5 juillet 2023, elle conclut à l'infirmation et au rejet des p