1re chambre sociale, 8 janvier 2025 — 22/05499
Texte intégral
ARRÊT n°
Grosse + copie
délivrées le
à
COUR D'APPEL DE MONTPELLIER
1re chambre sociale
ARRET DU 08 JANVIER 2025
Numéro d'inscription au répertoire général :
N° RG 22/05499 - N° Portalis DBVK-V-B7G-PS76
Décision déférée à la Cour :
Jugement du 28 SEPTEMBRE 2022 du CONSEIL DE PRUD'HOMMES - FORMATION PARITAIRE DE MONTPELLIER
N° RG F19/01111
APPELANTE :
Madame [B] [M]
[Adresse 6]
Représentée par Me Thibault GANDILLON de la SCP LES AVOCATS DU THELEME, avocat au barreau de MONTPELLIER
INTIMEES :
Madame [V] [E]
[Adresse 1]
Représentée par Me Emilien FLEURUS, avocat au barreau de MONTPELLIER (postulant)
S.E.L.A.S. OCMJ, représentée par Me [L], es qualité de liquidateur judiciaire de l'EURL LORIS, SARL unipersonnelle, inscrite au RCS de Montpellier sous le numéro 750 463 747, dont le siège social est sis [Adresse 1])
[Adresse 2]
Représentée par Me Nicolas PERROUX de la SCP JUDICIA AVOCATS, avocat au barreau de MONTPELLIER, substitué par Me PASCAL, avocat au barreau de MONTPELLIER
Association UNEDIC DELEGATION AGS - CGEA [Localité 7], association soumise à la loi du 1er juillet 1901, inscrite au répertoire SIREN sous le numéro 775 671 878, prise en la personne de son représentant légal, dûment habilité à cet effet, domicilié en cette qualité au siège situé [Adresse 5] et en son établissement situé :
[Adresse 4]
[Localité 3]
Représentée par Me Julien ASTRUC de la SCP DORIA AVOCATS, avocat au barreau de MONTPELLIER
Ordonnance de clôture du 16 Octobre 2024
COMPOSITION DE LA COUR :
En application des dispositions des articles 805 et 907 du code de procédure civile, l'affaire a été débattue le 06 Novembre 2024,en audience publique, les avocats ne s'y étant pas opposés, devant Monsieur Philippe DE GUARDIA, Président de chambre, chargé du rapport.
Ce magistrat a rendu compte des plaidoiries dans le délibéré de la cour, composée de :
Monsieur Philippe DE GUARDIA, Président de chambre
M. Jean-Jacques FRION, Conseiller
Mme Anne MONNINI-MICHEL, Conseillère
Greffier lors des débats : Mme Marie BRUNEL
ARRET :
- contradictoire ;
- prononcé par mise à disposition de l'arrêt au greffe de la cour, les parties en ayant été préalablement avisées dans les conditions prévues au deuxième alinéa de l'article 450 du code de procédure civile ;
- signé par Monsieur Philippe DE GUARDIA, Président de chambre, et par Mme Marie BRUNEL, Greffière.
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FAITS ET PROCÉDURE
Le 22 mars 2019, l'EURL Loris, dont [V] [E] était la gérante, a été placée en liquidation judiciaire. La SELAS OCMJ a été désignée en qualité de mandataire liquidateur.
[B] [M] a été embauchée par l'EURL Loris à compter du 9 avril 2019. Elle exerçait les fonctions de chauffeur de taxi avec un salaire mensuel brut en dernier lieu de 1 521,25€ pour 151,67 heures de travail.
Le 29 juillet 2019, elle a pris acte de la rupture de son contrat de travail aux torts de l'employeur en raison du fait que l'EURL Loris était en liquidation judiciaire au moment de son embauche et qu'elle n'en avait pas été informée.
Le 2 octobre 2019, soutenant à la fois que l'EURL Loris et [V] [E] étaient ses co-employeurs et que la rupture produisait les effets d'un licenciement sans cause réelle et sérieuse, la salariée a saisi le conseil de prud'hommes de Montpellier qui, par jugement en date du 28 septembre 2022, a :
- mis l'AGS hors de cause,
- condamné [V] [E] au paiement des sommes de 380,31€ brut à titre d'indemnité compensatrice de préavis et de 300€ net à titre de dommages et intérêts pour licenciement sans cause réelle et sérieuse.
Le 28 octobre 2022, [B] [M] a interjeté appel. Dans ses dernières conclusions notifiées par RPVA le 18 juillet 2023, elle demande d'infirmer le jugement, de dire que l'EURL Loris et [V] [E] étaient ses co-employeurs et de fixer sa créance au passif de l'EURL LORIS et condamner in solidum [V] [E], en tant que personne physique, à :
- la somme de 10 000€ net de dommages et intérêts au titre d'exécution déloyale du contrat de travail,
- la somme de 9 127,50€ net au titre des dommages et intérêts pour travail dissimulé,
- la somme de 1 521,25€ net de dommages et intérêts pour licenciement sans cause réelle et sérieuse,
- la somme de 95€ brut au titre de l'indemnité de licenciement,
- la somme de 1 521,25€ brut au titre de l'indemnité compensatrice de préavis,
- la somme de 152,12€ brut au titre des congés payés y afférents,
- la somme de 456,30€ brut au titre de l'indemnité de congés payés,
- la somme de 2 000€ net au titre de dommages et intérêts pour absence de cotisations réelles pour les droits à la retraite,
- la somme de 1 500€ net en l'application de l'article 700 du code de procédure civile.
A titre subsidiaire, elle demande que [V] [E], à titre personnel, soit reconnue seul employeur et de la condamner au paiement des sommes ci-dessus.
A titre infiniment subsidiaire, elle demande de prononce