Juge des libertés, 10 janvier 2025 — 25/00051
Texte intégral
COUR D’APPEL D’AIX EN PROVENCE TRIBUNAL JUDICIAIRE DE MARSEILLE [Adresse 2]
ORDONNANCE N° RG 25/00051 - N° Portalis DBW3-W-B7J-535B SUR DEMANDE DE PROLONGATION DE RÉTENTION ADMINISTRATIVE
Articles L. 742-1 à L. 742-3, L. 743-4, L. 743-6, L. 743-7, L. 743-9, L. 743-13 à L. 743-15, L. 743-17, L. 743-19, L. 743-20, L. 743-24, L. 743-25 du Code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (modifiés par la loi n° 2018-778 du 10 septembre 2018 et la loi n°2024-42 du 26 janvier 2024)
Nous, Alexandra YTHIER, magistrat du siège au Tribunal Judiciaire de Marseille, assisté de Anaïs MARSOT, greffière et de Mathilde BILLOT, greffière placée, siégeant publiquement, dans la salle d'audience aménagée au [Adresse 4] à proximité du Centre de Rétention administrative du [Localité 5] en application des articles L. 742-1, L. 743-4, L 743-6, L. 743-7, L; 743-20 et L. 743-24 du CESEDA.
Vu les articles L. 742-1 à L. 742-3, L. 743-4, L. 743-6, L. 743-7, L. 743-9, L. 743-13 à L. 743-15, L. 743-17, L. 743-19, L. 743-20 à L. 743-25 et R. 742-1, R. 743-1 à R. 743-8, R. 743-21 du Code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
Les avis prévus par l’article R 743-3 du CESEDA ayant été donnés par le Greffier ;
Vu la requête reçue au greffe le 09 Janvier 2025 à 12heures50, présentée par Monsieur le Préfet du département PREFET DU VAR
Attendu que Monsieur le Préfet régulièrement avisé n’est pas représenté ;
Attendu que la personne concernée par la requête, avisée de la possibilité de faire choix d'un Avocat ou de solliciter la désignation d'un Avocat commis d'office , déclare vouloir l'assistance d'un Conseil ;
Attendu que la personne concernée par la requête est assistée de Me Sandrine LEMAISTREavocat commis d’office qui a pris connaissance de la procédure et s’est entretenu librement avec son client ;
Attendu qu'en application de l'article l'article L. 141-2 du Code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile la personne étrangère présentée a déclaré au début de la procédure comprendre la langue française et a donc été entendue en cette langue ;
Attendu que Monsieur [R] sollicite l’assistance d’un interprète en langue arabe, nous convoquons Madame [L] [S], ayant prêté serment préalablement de prêter son concours à la justice en son honneur et conscience ;
Attendu qu’il est constant que M. [D] [R] né le 03 Mars 1993 à [Localité 6] (ALGERIE) de nationalité Algérienne
a fait l’objet d'une des sept mesures prévues aux articles L. 722-2, L. 731-1, L. 731-2, L. 732-3, L. 733-8 à L. 733-12, 741-1, L. 741-4; L. 741-5, L. 741-7, L. 743-16, L. 744-1, L. 751-2 à L. 751-4, L. 751-9 et L. 751-10 du Code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile , et en l'espèce :
a fait l’objet d’un arrêté préfectoral portant obligation de quitter le territoire français assorti d’une interdiction de retour de trois ans, prise par le Préfet des Alpes Maritimes le 17 février 2022 et notifiée le même jour
édicté moins de trois ans avant la décision de placement en rétention en date du 6 janvier 2025 notifiée le 6 janvier 2025 à 18 heures 16,
Attendu qu'il est rappelé à la personne intéressée , ainsi que dit au dispositif , les droits qui lui sont reconnus pendant la rétention ;
Attendu qu’il résulte de l’examen des pièces de la procédure soumise à appréciation qu'un moyen de transport disponible à destination du pays d’origine de la personne intéressée doit être trouvé avant l'expiration du délai de prolongation sollicité ;
DEROULEMENT DES DEBATS : SUR LE FOND :
La personne étrangère présentée déclare : je parle mais un peu. Je préfère avoir un interprète.
Mention : nous attendons l’arrivée de l’interprète en langue arabe. Continuons l’audience avec l’interprète.
La personne étrangère présentée déclare : je ne voulais pas dire chez qui je suis hébergée pour ne pas lui causer de problème. Tout ce que je veux c’est sortir, reprendre une vie, travailler. Je fais des toitures, cela fait trois ans que je suis là, je suis un bosseur, je travaille, je comprends pas ces signalisations. Depuis trois ans, je me tiens tranquillement, je suis plus la même personne, j’apprends un métier que j’exerce. J’ai pas le choix, je travaille pour payer mon loyer, honnêtement j’aurai préféré être régularisé et travailler honnêtement. J’aime ce pays, j’aimerais vivre ici. Je suis en train de ramasser des preuves pour régulariser, j’ai 5 ans de présence sur le territoire, je vais essayer. Je demande pardon, j’assume ce que j’ai fait, je ne recommencerai pas. Si vous préférez que je parte du pays, je le ferais.
Observations de l’avocat : ont été communiqués une attestation d’hébergement concerant M. [K] ainsi que son titre de séjour, et le justificatif fiscal de l’année 2024. M. [K] c’est une personne qu’il connait bien, de son village où il est né à [Localité 6], qui l’a retrouvé en arrivant à [Localité 8]. Monsieur travaille, a compris qu’il n’a pas bien fait les choses avant. Je vous demande de l’assig