4eme Chambre Section 1, 10 janvier 2025 — 22/04384
Texte intégral
10/01/2025
ARRÊT N°2025/1
N° RG 22/04384 - N° Portalis DBVI-V-B7G-PE7Z
MD/CD
Décision déférée du 17 Novembre 2022 - Conseil de Prud'hommes - Formation paritaire de TOULOUSE ( F20/01390)
C. DE NADAI
Section Industrie
[W] [S]
C/
Association CGEA
S.E.L.A.R.L. JULIEN PAYEN
INFIRMATION PARTIELLE
Grosse délivrée
le
à
REPUBLIQUE FRANCAISE
AU NOM DU PEUPLE FRANCAIS
***
COUR D'APPEL DE TOULOUSE
4eme Chambre Section 1
***
ARRÊT DU DIX JANVIER DEUX MILLE VINGT CINQ
***
APPELANT
Monsieur [W] [S]
[Adresse 6]
[Localité 2]
Représenté par Me Nathalie BLANCHET de la SCP BLANCHET-DELORD-RODRIGUEZ, avocat au barreau de TOULOUSE
(bénéficie d'une aide juridictionnelle Totale numéro 31555/2023/003513 du 06/03/2023 accordée par le bureau d'aide juridictionnelle de TOULOUSE)
INTIM''E
Association CGEA
[Adresse 1]
[Localité 3]
Sans avocat constitué
S.E.L.A.R.L. JULIEN PAYEN ès qualités de mandataire liquidateur de la Société SUD OUEST FILET TOULOUSAIN
[Adresse 4]
[Adresse 4]
[Localité 3]
Sans avocat constitué
COMPOSITION DE LA COUR
En application des dispositions des articles 786 et 907 du Code de procédure civile, l'affaire a été débattue le 16 Octobre 2024, en audience publique, les avocats ne s'y étant pas opposés, devant M. DARIES, conseillère, faisant fonction de présidente chargée du rapport. Cette magistrate a rendu compte des plaidoiries dans le délibéré de la Cour, composée de :
M. DARIES, conseillère, faisant fonction de présidente
F. CROISILLE-CABROL, conseillère
AF. RIBEYRON, conseillère
Greffière, lors des débats : C. DELVER
ARRET :
- R''PUT'' CONTRADICTOIRE
- prononcé publiquement par mise à disposition au greffe après avis aux parties
- signé par M. DARIES, conseillère, faisant fonction de présidente, et par C. DELVER, greffière de chambre
FAITS ET PROCÉDURE
M. [W] [S] a été embauché le 4 février 2019 par la Sarl Sud Ouest Filet Toulousain, dite SOFT, en qualité de charpentier-couvreur suivant contrat de travail à durée indéterminée régi par la convention collective nationale des ouvriers du bâtiment.
Au dernier état de la relation contractuelle, M. [S] occupait le poste de chef équipe charpente.
Par courrier du même jour, la Sarl SOFT a convoqué M. [S] à un entretien préalable au licenciement fixé le 24 octobre 2019.
M. [S] a sollicité un report de l'entretien par mails des 25 et 31 octobre 2019.
La Sarl SOFT lui a notifié son licenciement pour cause réelle et sérieuse par courrier du 30 octobre 2019.
Le 31 octobre 2019, M. [S] a adressé une plainte à l'Inspection du travail.
M. [S] a contesté son licenciement auprès de la Sarl SOFT par mail du 4 novembre 2019, ainsi que le respect par l'employeur de ses obligations de sécurité au travail et de paiement des salaires.
M. [S] a saisi le conseil de prud'hommes de Toulouse le 13 octobre 2020 pour contester son licenciement, demander sa reclassification conventionnelle, la condamnation de la Sarl SOFT au titre d'un manquement à son obligation de sécurité, ainsi que le versement de diverses sommes.
Le conseil de prud'hommes de Toulouse, section industrie, par jugement du 17 novembre 2022, a :
- jugé que le licenciement de M. [S] sans cause réelle et sérieuse est justifié,
- débouté M. [S] de ses demandes de dommage-intérêt pour licenciement dénué de cause réelle et sérieuse,
- débouté M. [S] de ses demandes de dommage-intérêt sur l'irrégularité de la procédure de licenciement,
- débouté M. [S] sur sa demande de reclassification au poste de chef d'équipe,
- débouté M. [S] sur sa demande de rappel de rémunération,
- débouté M. [S] sur sa demande de rappel d'indemnité compensatrice de préavis,
- débouté M. [S] sur sa demande au titre de rappel sur indemnité de licenciement,
- condamné la Sarl SOFT exerçant sous l'enseigne SOFT Anti-chute, prise en la personne de son représentant légal au paiement au profit de M. [S] de la somme de 3000 euros à titre de dommages et intérêts pour préjudice moral et 114,95 euros au titre de remboursement de frais bancaires,
- débouté M. [S] sur sa demande de dommages et intérêts résultant des manquements de l'employeur sur la santé et sécurité,
- condamné la Sarl SOFT exerçant sous l'enseigne SOFT Anti-chute prise en la personne
de son représentant légal à payer à M. [S] la somme de 1000 euros sur le fondement de l'article 700 du code de procédure civile,
- débouté les parties du surplus des demandes,
- condamné la Sarl SOFT exerçant sous l'enseigne SOFT Anti-chute aux entiers dépens.
Par déclaration du 20 décembre 2022, M. [W] [S] a interjeté appel de ce jugement.
Par jugement du 15 mai 2023, le tribunal de commerce de Toulouse a prononcé l'ouverture d'une procédure de liquidation judiciaire d'office à l'égard de la Sarl SOFT et a nommé la Selarl Julien Payen ès qualités de mandataire liquidateur.
Par a