6ème Chambre, 23 janvier 2025 — 24/07841
Texte intégral
N° RG 24/07841 - N° Portalis DBVX-V-B7I-P6DT
ordonnance sur requête du
Juge des contentieux de la protection de [Localité 7]
du 17 septembre 2024
RG : 14.24.76
[Z] [P]
RÉPUBLIQUE FRANÇAISE
AU NOM DU PEUPLE FRANÇAIS
COUR D'APPEL DE LYON
6ème Chambre
ARRET DU 23 Janvier 2025
APPELANT :
M. [R] [Z] [P]
né le [Date naissance 2] 1984 à [Localité 6],PORTUGAL
[Adresse 1]
[Localité 3]
Représenté par Me Pierre BATAILLE, avocat au barreau de LYON, toque : 1507
* * * * * *
Date des plaidoiries tenues en chambre du conseil : 03 Décembre 2024
Date de mise à disposition : 23 Janvier 2025
Composition de la Cour lors des débats et du délibéré :
- Joëlle DOAT, présidente
- Evelyne ALLAIS, conseillère
- Stéphanie ROBIN, conseillère
assistées pendant les débats de Cécile NONIN, greffière
A l'audience, un membre de la cour a fait le rapport.
Arrêt statuant suivant la procédure gracieuse rendu en chambre du conseil par mise à disposition au greffe de la cour d'appel, les parties en ayant été préalablement avisées dans les conditions prévues à l'article 450 alinéa 2 du code de procédure civile,
Signé par Joëlle DOAT, présidente, et par Cécile NONIN, greffière, à laquelle la minute a été remise par le magistrat signataire.
* * * *
Faits, procédure et demandes des parties
Par requête reçue au greffe le 13 septembre 2024, M. [R] [Z] [P], représenté par son avocat, a saisi le juge des contentieux de la protection du tribunal de proximité de Villeurbanne d'une demande de suspension du paiement des cinq prêts suivants :
- un prêt immobilier n° 185839 souscrit auprès du [Adresse 5] le 10 mars 2008 d'un montant de 175 000 euros remboursable en 336 mensualités de 956,20 euros au taux d'intérêt de 4,88%
- un prêt immobilier souscrit auprès du même organisme bancaire n° 2031111 le 10 mars 2008 d'un montant de 110 000 euros remboursable en 336 mensualités de 601,04 euros au taux d'intérêt de 4,88%,
- un prêt à la consommation n° 28941001397793 souscrit auprès de la société Cofidis le 31 mai 2022 pour un montant de 15 000 euros remboursable en 72 mensualités de 240,18 euros au taux d'intérêt de 4,8%,
- un prêt à la consommation n° 44908376949001 souscrit le 23 août 2021 auprès de la société Cetelem pour un montant de 20 000 euros remboursable en 72 mensualités la première de 324,45 euros et les suivantes de 321,73 euros au taux d'intérêt de 4,96%,
- un prêt à la consommation n° 42932872611000 souscrit auprès de la société Cofinoga le 20 décembre 2021 remboursable par mensualités de 257 euros.
Par ordonnance du 17 septembre 2024, le juge a :
- rejeté la demande de suspension des obligations de M. [R] [S] [Z] [P],
- laissé les éventuels dépens de l'instance à la charge de M. [R] [S] [Z] [P]
Par déclaration du 1er octobre 2024, M. [R] [Z] [P] a interjeté appel de cette ordonnance.
Le juge a refusé de rétracter son ordonnance et le dossier a été transmis à la cour d'appel.
Par conclusions notifiées par voie dématérialisée le 21 novembre 2024, M. [R] [Z] [P] demande à la cour :
- d'infirmer l'ordonnance,
statuant à nouveau
- d'ordonner pour une durée de 24 mois la suspension du remboursement des crédits suivants
* le prêt tout habitat n° 185839 souscrit auprès du [Adresse 4] est
* le prêt tout habitat n° 2031111 souscrit auprès du crédit agricole centre est
* le prêt à la consommation n° 28941001397793 souscrit auprès de la société Cofidis
* le prêt à la consommation n° 44908376949001 souscrit le 23 août 2021 auprès de la société Cetelem
* le prêt à la consommation n° 42932872611000 souscrit auprès de la société Cofinoga.
- de dire que durant ce délai de grâce, les sommes dues au titre de ces mêmes prêts ne produiront pas d'intérêts
- réserver les dépens.
A l'appui de sa demande, il fait valoir :
- que la société MT DECO bâtiment créée en 2018, ayant pour activité des travaux de plâtrerie, menuiserie et peinture dont il est le dirigeant et associé unique a rencontré des difficultés depuis l'exercice 2021, en lien avec un accident du travail le 3 mars 2020 au cours duquel il s'est gravement blessé, ce qui a nécessité un arrêt de travail renouvelé et des interventions chirurgicales
- il est en litige avec la CPAM qui l'indemnise depuis le 1er août 2020 en maladie et non plus en accident du travail. Il a saisi le pole social du tribunal judiciaire de Lyon aux fins d'expertise pour contester la décision du médecin conseil
- la société MT DECO a engagé des procédures pour recouvrer auprès de clients des créances, ainsi que des dépôts de garantie
- la situation professionnelle de son épouse n'a pas varié mais les revenus du couple sont passés de 4116 euros en 2022 à 2401 euros en 2023
- ils ne possèdent pas de bien immobilier en dehors de leur résidence principale
- ils sont dans l'incapacité de faire face aux échéances mensuelles des prêts soit 1555,38 euros pour les prê