5EME CHAMBRE PRUD'HOMALE, 23 janvier 2025 — 23/04406
Texte intégral
ARRET
N° 41
[W]
C/
S.A.S. LA SOCIÉTÉ LOCATION AUTOMOBILE NEGOCE IMPORT EXPOR T 02 (LANIE 02)
copie exécutoire
le 23 janvier 2025
à
Me FABING
Me BRAVAIS
CB/BT/IL
COUR D'APPEL D'AMIENS
5EME CHAMBRE PRUD'HOMALE
ARRET DU 23 JANVIER 2025
*************************************************************
N° RG 23/04406 - N° Portalis DBV4-V-B7H-I43L
ARRET DU CONSEIL DE PRUD'HOMMES - FORMATION PARITAIRE DE SAINT-QUENTIN DU 16 OCTOBRE 2023
PARTIES EN CAUSE :
APPELANT
Monsieur [O] [W]
[Adresse 3]
[Localité 1]
Représenté, concluant et plaidant par Me Stéphane FABING, avocat au barreau de SAINT-QUENTIN
ET :
INTIMEE
S.A.S. LA SOCIÉTÉ LOCATION AUTOMOBILE NEGOCE IMPORT EXPORT 02 (LANIE 02) agissant poursuites et diligences de son représentant légal pour ce domicilié en cette qualité audit siège
[Adresse 9]
[Adresse 11]
[Localité 2]
Représentée, concluant et plaidant par Me Grégoire BRAVAIS, avocat au barreau de PARIS
DEBATS :
A l'audience publique du 28 novembre 2024, devant Madame Corinne BOULOGNE, siégeant en vertu des articles 805 et 945-1 du code de procédure civile et sans opposition des parties l'affaire a été appelée.
Madame Corinne BOULOGNE indique que l'arrêt sera prononcé le 23 janvier 2025 par mise à disposition au greffe de la copie, dans les conditions prévues au deuxième alinéa de l'article 450 du code de procédure civile.
GREFFIERE LORS DES DEBATS : Mme Blanche THARAUD
COMPOSITION DE LA COUR LORS DU DELIBERE :
Madame Corinne BOULOGNE en a rendu compte à la formation de la 5ème chambre sociale, composée de :
Mme Corinne BOULOGNE, présidente de chambre,
Mme Caroline PACHTER-WALD, présidente de chambre,
Mme Eva GIUDICELLI, conseillère,
qui en a délibéré conformément à la Loi.
PRONONCE PAR MISE A DISPOSITION :
Le 23 janvier 2025, l'arrêt a été rendu par mise à disposition au greffe et la minute a été signée par Mme Corinne BOULOGNE, Présidente de Chambre et Mme Blanche THARAUD, Greffière.
*
* *
DECISION :
M. [W], né le 16 mai 1980, a été embauché à compter du 4 février 2019, dans le cadre d'un contrat à durée indéterminée, par la société Location automobile négoce import-export 02 (la société ou l'employeur), en qualité de vendeur.
La société Location automobile négoce import-export 02 compte plus de 11 salariés.
La convention collective applicable est celle des services de l'automobile.
M. [W] a observé un arrêt de travail du 19 novembre 2021 jusqu'au 22 mars 2022.
Par avis du 22 février 2022, le médecin du travail a déclaré Mme [W] inapte à son poste de travail, en précisant que tout maintien du salarié dans un emploi serait gravement préjudiciable à sa santé.
Le salarié a été convoqué à un entretien préalable fixé au 14 mars 2022, puis, par lettre du 17 mars 2022, il a été licencié pour inaptitude et impossibilité de reclassement.
Contestant la légitimité de son licenciement dont il soutient qu'il a pour origine un harcèlement moral et ne s'estimant pas rempli de ses droits au titre de l'exécution du contrat de travail, M. [W] a saisi le conseil de prud'hommes de Saint-Quentin le 7 juillet 2022.
Par jugement du 16 octobre 2023, le conseil a :
- condamné la société Location automobile négoce import-export 02 à payer à M. [W] :
6 527,10 euros à titre de rappel de salaire sur erreur de coefficient ;
652,71 euros sur congés afférents ;
2 500 euros au titre de l'article 700 du code de procédure civile ;
- débouté M. [W] de ses autres demandes ;
- débouté la société Location automobile négoce import-export 02 de sa demande reconventionnelle au titre l'article 700 du code de procédure civile ;
- condamné la société Location automobile négoce import-export 02 à l'exécution provisoire.
M. [W], régulièrement appelant de ce jugement, par dernières conclusions notifiées par voie électronique le 10 octobre 2024, demande à la cour de :
- infirmer le jugement du conseil de prud'hommes de Saint-Quentin en ce qu'il a rejeté les demandes suivantes :
- 30 000 euros net à titre de dommages et intérêts pour harcèlement moral ;
- 5 000 euros net à titre de dommages et intérêts pour préjudice moral lié aux avertissements injustifiés dont il est demandé l'annulation ;
- 14 569,38 euros brut à titre de rappel d'heures supplémentaires ;
- 1 456,938 euros brut à titre de congés payés y afférents ;
- 1 002,20 euros brut à titre de rappel de salaire pour les dimanches non-rémunérés ;
- 100,22 euros brut à titre de congés payés y afférents ;
- 19 890,06 euros net à titre de dommages et intérêts pour travail dissimulé ;
- 5 581,25 euros brut à titre de rappel de salaire pour la période des 3 confinements ;
- 558,12 euros brut à titre de congés payés y afférents ;
- 19 890,06 euros net à titre de dommages et intérêts pour licenciement nul ;
- 9 945,03 euros brut au titre du préavis ;
- 994,50 euros brut au titre des