Redressement Judiciaire, 28 janvier 2025 — 24/00062

Ouvre la liquidation judiciaire après résolution du plan de redressement Cour de cassation — Redressement Judiciaire

Texte intégral

T R I B U N A L JUDICIAIRE D ’ E V R Y

Chambre des Procédures Collectives

Affaire : [V] [Z]

N° RG 24/00062 - N° Portalis DB3Q-W-B7I-QTMI Nature de l’affaire : 4GE

MINUTE N° : 25/19

JUGEMENT Rendu le 28 Janvier 2025 Madame [W] [V] [Z] [Adresse 1] [Localité 5]

comparante

En présence de :

Monsieur [R] [S], substituant Maître [F] [C] de la SELAFA MANDATAIRES JUDICIAIRES ASSOCIES [Adresse 3] [Localité 4], Mandataire Judiciaire

En l’absence de :

Conseil de l’ordre des infirmiers

COMPOSITION DU TRIBUNAL :

Madame Elisa VALDOR, Juge, Président

Madame Sophie ROLLAND-MAZEAU, Juge, Madame Julie HORTIN, Juge, Assesseurs

Greffier : Madame Karine VANNIER En l’absence du Ministère Public, régulièrement avisé.

DÉBATS : A l’audience du 23 Janvier 2025 tenue en Chambre du Conseil

FAITS ET PROCEDURE

Par jugement en date du 5 octobre 2016, le tribunal de grande instance d’Evry a ouvert une procédure de redressement judiciaire à l’égard de Madame [W] [V] [Z], exerçant la profession d’infirmière libérale, avec une période d’observation de six mois et a désigné Maître [G] [N], en qualité de mandataire judiciaire.

Par jugements en date des 12 janvier 2017, 31 mars 2017 et 12 octobre 2017, le tribunal de grande instance d’Evry a prolongé la période d’observation.

Par jugement en date du 23 novembre 2017, le tribunal de grande instance d’Evry a mis fin à la période d’observation, arrêté le plan de redressement selon les modalités suivantes :

paiement immédiat des créances inférieures à 500 euros ;paiement du reste du passif en dix annuités constantes, la première étant versée le 23 novembre 2018. - fixé la durée du plan a dix ans et nommé Maître [G] [N] en qualité de commissaire à l’exécution du plan.

Par ordonnance en date du 6 octobre 2022, le Président de la chambre des procédures collectives du tribunal de céans a ordonné le remplacement de Maître [G] [N], en qualité de commissaire à l’exécution du plan, par la SELAFA MJA, représentée par Maître [F] [C].

Par une précédente requête en date du 14 mars 2024, la SELAFA MJA, représentée par Maître [F] [C], avait saisi le tribunal d’une demande en vue d’une éventuelle résolution du plan compte tenu de l’absence de paiement de la sixième échéance.

Par jugement en date du 13 juin 2024, il a été pris acte du désistement de la SELAFA MJA, représentée par Maître [F] [C], de sa demande de résolution du plan de redressement à l’encontre de Madame [W] [V] [Z] compte tenu du paiement de l’échéance litigieuse.

Par requête en date du 17 décembre 2024, la SELAFA MJA, représentée par Maître [F] [C], en qualité de commissaire à l’exécution du plan de Madame [W] [V] [Z], a saisi le tribunal judiciaire d’Evry-Courcouronnes aux fins de voir statuer sur l’éventuelle résolution du plan, sur le fondement de l’article L.626-27 du code de commerce.

A l’audience du 23 janvier 2025, la SELAFA MJA, représentée par Maître [F] [C], en qualité de commissaire à l’exécution du plan de Madame [W] [V] [Z], a sollicité du tribunal de statuer sur l’éventuelle résolution du plan et l’ouverture d’une procédure de liquidation judiciaire simplifiée en retenant la date de cessation des paiements au 23 novembre 2024, date de l’échéance impayée du plan, exposant à l’appui de sa demande que :

la septième échéance du plan arrivait à échéance le 23 novembre 2024 ;l’échéance n’a toujours pas été réglée et au jour de la requête, il dispose de la somme de 1.800,05 euros laquelle est insuffisante pour régler le paiement de l’échéance de 31.281,99 euros,par avis rendu par la commission paritaire départementale des infirmiers de l’Essonne du 26 novembre 2024, Madame [W] [V] [Z] a été suspendue de la possibilité d’exercer dans le cadre conventionnel jusqu’à la fin de l’actuelle convention soit jusqu’au 24 juillet 2027, entrainant la suspension de la participation des caisses au financement des cotisations sociales pour une durée égale à celle de la mise hors convention. Madame [W] [V] [Z], qui a comparu en personne à l’audience, a indiqué être dans l’incapacité d’honorer le paiement de la septième échéance du plan de redressement, ne pouvant plus exercer son activité à titre libéral, suite à la décision de suspension de la possibilité d’exercer dans le cadre conventionnel jusqu’à la fin de l’actuelle convention soit jusqu’au 24 juillet 2027, et n’accomplissant que quelques vacations pour assurer le paiement de ses charges personnelles.

Le juge commissaire a rendu un avis favorable à la résolution du plan et à l’ouverture d’une procédure de liquidation judiciaire.

Le Ministère public a requis la résolution du plan, ainsi que la liquidation judiciaire.

A l’issue des débats, la décision a été mise en délibéré au 28 janvier 2025.

[DÉBATS NON PUBLICS – Motivation de la décision occultée]

PAR CES MOTIFS

Le tribunal, statuant par jugement contradictoire, rendu en premier ressort, prononcé publiquement par mise à disposition au greffe,

Prononce la résolution du plan de redressement adopté par