5ème chambre sociale PH, 28 janvier 2025 — 23/00443

other Cour de cassation — 5ème chambre sociale PH

Texte intégral

RÉPUBLIQUE FRANÇAISE

AU NOM DU PEUPLE FRANÇAIS

ARRÊT N°

N° RG 23/00443 - N° Portalis DBVH-V-B7H-IWRN

NR EB

CONSEIL DE PRUD'HOMMES - FORMATION PARITAIRE D'AVIGNON

05 janvier 2023

RG :F21/00234

[N]

C/

S.C.P. PATRICK MEDARD - AGNES [H] - LAURENT GUEDJ - HI ND [V]

Grosse délivrée le 28 JANVIER 2025 à :

- Me

- Me

COUR D'APPEL DE NÎMES

CHAMBRE CIVILE

5ème chambre sociale PH

ARRÊT DU 28 JANVIER 2025

Décision déférée à la Cour : Jugement du Conseil de Prud'hommes - Formation paritaire d'Avignon en date du 05 Janvier 2023, N°F21/00234

COMPOSITION DE LA COUR LORS DES DÉBATS :

Mme Nathalie ROCCI, Présidente, a entendu les plaidoiries, en application de l'article 805 du code de procédure civile, sans opposition des avocats, et en a rendu compte à la cour lors de son délibéré.

COMPOSITION DE LA COUR LORS DU DÉLIBÉRÉ :

Mme Nathalie ROCCI, Présidente

Mme Leila REMILI, Conseillère

M. Michel SORIANO, Conseiller

GREFFIER :

Mme Emmanuelle BERGERAS, Greffier, lors des débats et du prononcé de la décision.

DÉBATS :

A l'audience publique du 22 Novembre 2024, où l'affaire a été mise en délibéré au 28 Janvier 2025.

Les parties ont été avisées que l'arrêt sera prononcé par sa mise à disposition au greffe de la cour d'appel.

APPELANT :

Monsieur [T] [N]

né le 10 Mai 1966 à [Localité 5]

[Adresse 3]

[Localité 4]

Représenté par Me Cedric PORIN, avocat au barreau de MARSEILLE

INTIMÉE :

S.C.P. PATRICK MEDARD - AGNES [H] - LAURENT GUEDJ - HI ND [V]

HUISSIERS DE JUSTICE ASSOCIES [Adresse 1]

[Localité 2]

Représentée par Me Emmanuelle VAJOU de la SELARL LX NIMES, avocat au barreau de NIMES

Représentée par Me Louis LEFEVRE de la SCP MAILLARD & LEFEVRE, avocat au Barreau de MARSEILLE

ORDONNANCE DE CLÔTURE rendue le 22 Octobre 2024

ARRÊT :

Arrêt contradictoire, prononcé publiquement et signé par Mme Nathalie ROCCI, Présidente, le 28 Janvier 2025, par mise à disposition au greffe de la cour.

FAITS, PROCÉDURE ET PRÉTENTIONS

Suivant un contrat de travail à durée déterminée du 15 janvier 2001, M. [T] [N] (le salarié) a été embauché le 15 janvier 2001 par la SCP Gagneuil Spengler Guis devenue par la suite SCP Médard [H] Guedj [V] (l'employeur), huissiers de justice, en qualité de gestionnaire de dossiers.

La convention collective applicable à la relation de travail est celle du personnel des huissiers de justice.

A la fin de l'année 2014, M. [N] a été affecté à la comptabilité, dont il a pris la responsabilité en qualité de 'responsable de service comptabilité' le 1er mai 2015.

M. [N] a été placé en arrêt maladie à compter du 13 février 2016, lequel a fait l'objet de prolongations jusqu'à ce que le médecin du travail rende un avis d'inaptitude le 29 avril 2018.

Par lettre du 09 juillet 2018, l'employeur a notifié au salarié son licenciement pour inaptitude.

Au dernier état de la relation contractuelle, M. [N] exerçait les fonctions de 'responsable de service, statut cadre, indice 11, coefficient 540' et percevait une rémunération mensuelle de 4 766,73 euros bruts.

Par requête du 22 septembre 2017, M. [N] a saisi le conseil de prud'hommes de Martigues aux fins de résiliation judiciaire du contrat de travail.

Le bureau de conciliation et d'orientation du conseil de prud'hommes de Martigues a ordonné la délocalisation de l'affaire par devant le conseil de prud'hommes d'Avignon, l'employeur exerçant ses activités d'Huissier de Justice dans le ressort de la cour d'appel d'Aix-en-Provence.

Par jugement du 12 février 2021, le conseil de prud'hommes d'Avignon a fait droit à la demande de résiliation judiciaire ainsi qu'à celle de rappel d'heures supplémentaires, reconnaissant le harcèlement moral subi par le salarié et la rupture du contrat de travail équivalant en ses effets à un licenciement nul.

La SCP Médard [H] Guedj [V] a interjeté appel de ce jugement et l'affaire est pendante devant cette cour d'appel.

Par une seconde requête en date du 12 juillet 2021, M. [N] a saisi le conseil de prud'hommes d'Avignon d'une demande de rappel d'indemnités compensatrices de congés payés.

Par jugement contradictoire du 05 janvier 2023, le conseil de prud'hommes d'Avignon a :

'

- dit que la demande de M. [N] est prescrite,

En conséquence :

- rejeté l'ensemble des demandes de M. [N],

- condamné M. [N] aux entiers dépens.'

Par déclaration d'appel régulièrement enregistrée le 06 février 2023, M. [N] a interjeté appel de cette décision.

Aux termes de ses dernières conclusions en date du 16 octobre 2024, le salarié demande à la cour de :

'

- juger M. [N] bien fondé en son appel,

- réformer la décision entreprise en ce qu'elle a :

- dit que la demande de M. [N] est prescrite,

En conséquence :

- rejeté l'ensemble des demandes de M. [N],

- condamné M. [N] aux entiers dépens,

Statuant à nouveau :

- juger que la demande de M. [N] n'est pas prescr