SOINS PSYCHIATRIQUES, 11 février 2025 — 25/00006
Texte intégral
Cour d'appel de Douai
Chambre des Libertés Individuelles
soins psychiatriques
ORDONNANCE
mardi 11 février 2025
République Française
Au nom du Peuple Français
N° RG 25/00006 - N° Portalis DBVT-V-B7J-WAJX
N° MINUTE : 7
APPELANT
M. [E] [Y]
né le 24 Février 1975 à [Localité 3]
actuellement hospitalisé au centre hospitalier d'[Localité 3]
résidant habituellement [Adresse 1]
comparant en personne assisté de Me Claire GUILLEMINOT, avocat au barreau de DOUAI, avocat commis d'office
LA VIE ACTIVE (associaiton tutélaire) - Mme [P] [K]
[Adresse 8]
dûment avisée, non représentée
INTIMÉ
M. LE PREFET DU PAS DE [Localité 4]
dûment avisé, non représenté
MINISTÈRE PUBLIC
M. le procureur général représenté par Mme Dorothée COUDEVYLLE, avocat général ayant déposé un avis écrit
MAGISTRAT(E) DELEGUE(E) : Agnès MARQUANT, présidente de chambre à la cour d'appel de Douai désigné(e) par ordonnance pour remplacer le premier président empêché
assisté(e) de Véronique THERY, greffier
DÉBATS : le mardi 11 février 2025 à 10 h 00 en audience publique
Les parties comparantes ayant été avisées à l'issue des débats que l'ordonnance sera rendue par mise à disposition au greffe dans le délai prescrit par l'article R 3211-32 al 2 du code de la santé publique (CSP)
ORDONNANCE : rendue à [Localité 5] par mise à disposition au greffe le mardi 11 février 2025 à
Le premier président ou son délégué,
Vu les articles L 3211-12-2, III, al 5, R 3211-41, R 3211-41, IV, al 1 du CSP ;
Vu les avis d'audience, adressés par tout moyen aux parties et au ministère public les informant de la tenue de l'audience le mardi 11 février 2025 à 10 h 00, conformément aux dispositions de l'article R 3211 -13 sous réserve de l'article R 3211-41-11 de ce même code ;
Motivation:
M [E] [Y] a été admis en soins psychiatriques sans consentement dans le cadre d'une hospitalisation complète par décision du directeur à la demande d'un tiers à compter du 20 septembre 2010 puis par arrêté du Préfet du Pas-de-[Localité 4] du 14 décembre 2012 au Centre Hospitalier d' [Localité 3] . Après la mise en place d'un programme de soins, il a été réadmis en hospitalisation complète le 11 février 2020, suite à un arrêté préfectoral du 7 février 2020.
Par ordonnance du 9 août 2024 confirmée par le magistrat délégué le 19 août 2024 ,le juge des libertés et de la détention d' [Localité 3] a maintenu cette hospitalisation complète.
Par requête du 20 janvier 2025 , le Préfet du Pas-de-Calais a saisi le magistrat du siège du Tribunal Judiciaire d' Arras aux fins de poursuite de la mesure.
Par ordonnance du 28 janvier 2025, le magistrat du siège du Tribunal Judiciaire d' Arras a ordonné la poursuite de la mesure d'hospitalisation complète du patient.
Par courriel du 30 janvier 2025 enregistré au greffe de la cour d'appel le même jour à 17h39, M [E] [Y] a interjeté appel de la dite ordonnance qui lui a été régulièrement notifiée le 28 janvier 2025 .
Les parties ont été convoquées à l'audience du 11 février 2025.
L'audience s'est tenue au siège de la juridiction, en audience publique.
Suivant avis écrit du 6 février 2025 transmis au greffe de la cour à cette date et communiqué aux parties avant l'audience, le ministère public a requis la confirmation de l'ordonnance entreprise.
M [E] [Y] qui n'a pas motivé son recours fait valoir que la mesure dont il fait l'objet serait une demande à la demande d'un tiers . Il a quitté la salle d'audience au début des débats
Le conseil de M [E] [Y] sollicite l'infirmation de l' ordonnance et la levée de la mesure, faisant valoir que les conditions légales de la mesure ne seraient pas réunies, le patient faisant désormais l'objet d'une mesure d'hospitalisation à la demande de son père , il devrait bénéficier d'une levée au 12 avril 2025.
La préfecture du Pas-de-[Localité 4], le service tutélaire AAP la Vie Active en sa qualité de tuteur de M [E] [Y] et le directeur de l'établissement,régulièrement convoqués n'ont pas comparu, ne se sont pas fait représenter et n'ont pas adressé d' observations écrites.
MOTIFS,
L'article L. 3213-1 du Code de la santé publique dispose que le représentant de l'Etat dans le
département prononce par arrêté, au vu d'un certificat médical circonstancié, l'admission en soins psychiatriques des personnes dont les troubles mentaux nécessitent des soins et compromettent la sûreté des personnes ou portent atteinte, de façon grave, à l'ordre public.
Avant l'expiration d'un délai de six mois à compter de toute décision prise par le juge des libertés et de la détention en application des articles L.3211-12, L.3211-12-1 ou L.3213-9-1 du code de la santé publique, lorsque le patient a été maintenu en hospitalisation complète de manière continue depuis cette décision.
Dans le cas d'une rupture du programme de soins maintenu sur décision du préfet, il n'est pas exigé de motivation sur de nouveaux faits susceptibles de