Référés Cabinet 3, 7 février 2025 — 24/04165

Accorde une provision et désigne un expert ou un autre technicien Cour de cassation — Référés Cabinet 3

Texte intégral

TRIBUNAL JUDICIAIRE DE MARSEILLE

ORDONNANCE DE REFERE N° 25/

Référés Cabinet 3

ORDONNANCE DU : 07 Février 2025 Président : Madame PONCET, Juge, Greffier : Madame ZABNER, Débats en audience publique le : 20 Décembre 2024

N° RG 24/04165 - N° Portalis DBW3-W-B7I-5OAN

PARTIES :

DEMANDEUR

Monsieur [X] [P] né le [Date naissance 2] 1982 à [Localité 7] (ALGÉRIE), demeurant [Adresse 5]

représenté par Maître Jean laurent ABBOU de la SELARL NEMESIS, avocats au barreau de MARSEILLE

DEFENDERESSES

Société HDI GLOBAL SE, dont le siège social est sis [Adresse 1], prise en la personne de son représentant légal

non comparante

Organisme CPAM DES BOUCHES DU RHONE, dont le siège social est sis [Adresse 4], prise en la personne de son représentant légal

non comparante

EXPOSE DU LITIGE

Monsieur [X] [P], en qualité de conducteur, a été victime d’un accident de la circulation survenu le 14 août 2024 à [Localité 9], impliquant un véhicule assuré par la SE HDI GLOBAL.

Un constat amiable a été rédigé et signé par les deux conducteurs.

Les services de police sont intervenus sur les lieux de l’accident.

Suivant certificat médical établi le jour de l’accident, Monsieur [X] [P] a présenté une hémorragie sous conjonctivale minime de l’œil gauche, des hématomes avec dermabrasion au niveau de l’extrémité supérieure du fémur avec douleur à la palpation de la crête tibiale antérieure des deux jambes, un hématome avec dermabrasion de l’extrémité inférieur de l’avant-bras gauche, une douleur à la palpation costale en antérieure au niveau basithoracique, une douleur avec hématome au niveau de la crête iliaque droite, une dermabrasion du crâne ainsi qu’une contracture paravertébrale diffuse .

Suivant actes de commissaires de justice en date des 20 et 23 septembre 2024, Monsieur [X] [P] a assigné la SE HDI GLOBAL et la Caisse primaire d’assurance maladie des Bouches-du-Rhône (CPAM) en référé aux fins de voir ordonner une expertise et obtenir une provision.

A l’audience du 20 décembre 2024, Monsieur [X] [P], par l’intermédiaire de son avocat, a maintenu ses demandes, faisant valoir ses moyens tels qu’exprimés dans son assignation à laquelle il convient de se reporter. Il demande au tribunal, d’ordonner une expertise et de condamner la SE HDI GLOBAL au paiement : d’une provision de 5 000 euros ;de la somme de 1 500 euros au titre de l’article 700 du code de procédure ;des dépens. La SE HDI GLOBAL, régulièrement assignée à personne morale n’a pas comparu.

La Caisse primaire d’assurance maladie des Bouches-du-Rhône assignée à personne morale n’a pas comparu ni fait connaître le montant de ses débours.

L’affaire a été mise en délibéré au 07 février 2025.

SUR QUOI, NOUS, JUGE DES RÉFÉRÉS,

Sur l’expertise :

L’article 145 du code de procédure civile dispose : « S'il existe un motif légitime de conserver ou d'établir avant tout procès la preuve de faits dont pourrait dépendre la solution d'un litige, les mesures d'instruction légalement admissibles peuvent être ordonnées à la demande de tout intéressé, sur requête ou en référé. » L'existence de contestations, même sérieuses, ne constitue pas un obstacle à la mise en œuvre des dispositions de l'article précité. Il appartient uniquement au juge des référés de caractériser le motif légitime d'ordonner une mesure d'instruction, sans qu’il soit nécessaire de procéder préalablement à l'examen de la recevabilité d'une éventuelle action, non plus que de ses chances de succès sur le fond. Il suffit de constater qu'un tel procès est possible, qu'il a un objet et un fondement suffisamment déterminés, que sa solution peut dépendre de la mesure d'instruction sollicitée et que celle-ci ne porte aucune atteinte illégitime aux droits et libertés fondamentaux d'autrui. En l’état de la situation telle que décrite dans l’exposé du litige, il y a lieu de faire droit à la demande d’expertise qui répond à un motif légitime au sens de l’article 145 du code de procédure civile. En effet, Monsieur [X] [P] démontre avoir été victime d’un accident de la circulation qui lui a causé des blessures médicalement constatées. En conclusion, l’expertise médicale de Monsieur [X] [P] sera ordonnée.

Sur la demande provisionnelle :

Il ressort de l’article 835 du code de procédure civile que le président du tribunal judiciaire peut toujours, même en présence d'une contestation sérieuse, prescrire en référé les mesures conservatoires ou de remise en état qui s'imposent, soit pour prévenir un dommage imminent, soit pour faire cesser un trouble manifestement illicite.

Dans les cas où l'existence de l'obligation n'est pas sérieusement contestable, il peut accorder une provision au créancier, ou ordonner l'exécution de l'obligation même s'il s'agit d'une obligation de faire.

En l’espèce, il ressort des éléments versés aux débats que le droit à indemnisation de Monsieur [X] [P] n’est pas contestable. En effet, alors que le véhicule du demandeur était stationné, le véhicule tiers est venu le percute