Juge des libertés, 14 février 2025 — 25/00281

Maintien de la mesure de rétention administrative Cour de cassation — Juge des libertés

Texte intégral

COUR D’APPEL D’AIX EN PROVENCE TRIBUNAL JUDICIAIRE DE MARSEILLE [Adresse 2]

ORDONNANCE N° RG 25/00281 - N° Portalis DBW3-W-B7J-6ASR SUR DEMANDE DE PROLONGATION DE RÉTENTION ADMINISTRATIVE

Articles L. 742-1 à L. 742-3, L. 743-4, L. 743-6, L. 743-7, L. 743-9, L. 743-13 à L. 743-15, L. 743-17, L. 743-19, L. 743-20, L. 743-24, L. 743-25 du Code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (modifiés par la loi n° 2018-778 du 10 septembre 2018 et la loi n°2024-42 du 26 janvier 2024)

Nous, Alexandra YTHIER, Magistrat du siège au Tribunal Judiciaire de Marseille, assisté de Anaïs MARSOT, Greffier, et en présence de [T] [Y], greffière stagiaire, siégeant publiquement, dans la salle d'audience aménagée au [Adresse 4] à proximité du Centre de Rétention administrative du [Localité 5] en application des articles L. 742-1, L. 743-4, L 743-6, L. 743-7, L; 743-20 et L. 743-24 du CESEDA.

Vu les articles L. 742-1 à L. 742-3, L. 743-4, L. 743-6, L. 743-7, L. 743-9, L. 743-13 à L. 743-15, L. 743-17, L. 743-19, L. 743-20 à L. 743-25 et R. 742-1, R. 743-1 à R. 743-8, R. 743-21 du Code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

Les avis prévus par l’article R 743-3 du CESEDA ayant été donnés par le Greffier ;

Vu la requête reçue au greffe le 13 Février 2025 à 14 heures 42, présentée par Monsieur le Préfet du département PREFET DES BOUCHES DU RHONE

Attendu que Monsieur le Préfet régulièrement avisé, est représenté par [O] [J], dûment assermenté

Attendu que la personne concernée par la requête, avisée de la possibilité de faire choix d'un Avocat ou de solliciter la désignation d'un Avocat commis d'office , déclare vouloir l'assistance d'un Conseil ;

Attendu que la personne concernée par la requête est assistée de Me Godfry . a KOUEVI avocat commis d’office qui a pris connaissance de la procédure et s’est entretenu librement avec son client ;

Attendu qu'en application de l'article L. 141-2 du Code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile la personne étrangère présentée a déclaré au début de la procédure comprendre et savoir lire la langue arabe et a donc été entendue avec l’assistance d’un interprète en cette langue en la personne de Mme [X] [N] serment préalablement prêté d’apporter son concours à la justice en son honneur et en sa conscience ;

Attendu qu’il est constant que M. [P] [U], né le 23 Février 1997 à [Localité 7] (ALGERIE), étranger de nationalité Algérienne

a fait l’objet d'une des sept mesures prévues aux articles L. 722-2, L. 731-1, L. 731-2, L. 732-3, L. 733-8 à L. 733-12, 741-1, L. 741-4; L. 741-5, L. 741-7, L. 743-16, L. 744-1, L. 751-2 à L. 751-4, L. 751-9 et L. 751-10 du Code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile , et en l'espèce :

a fait l’objet d’une condamnation prononcée par le tribunal correctionnel de Marseille en date du 11 juin 2024, ordonnant son interdiction temporaire du territoire

édicté moins de trois ans avant la décision de placement en rétention en date du 10 février 2025 notifiée le 11 février 2025 à 09 heures 44,

Attendu qu'il est rappelé à la personne intéressée , ainsi que dit au dispositif , les droits qui lui sont reconnus pendant la rétention ;

Attendu qu’il résulte de l’examen des pièces de la procédure soumise à appréciation qu'un moyen de transport disponible à destination du pays d’origine de la personne intéressée doit être trouvé avant l'expiration du délai de prolongation sollicité ;

DEROULEMENT DES DEBATS :

La personne étrangère présentée déclare : je devais me présenter, moi je pensais que je devais quitter [Localité 8] et pas le territoire français. Je veux quitter le territoire, je veux refaire ma vie ailleurs, je veux fonder une famille, travailler, je n’ai plus personne en Algérie, j’ai perdu mes parents. Je suis venu ici pour travailler, pour refaire une nouvelle vie, cela fait un an et demi, deux ans. 1 an et 8 mois en prison. J’étais obligé de faire le chouf de la cité car on m’hébergeait et c’était en contrepartie de mon hébergement. En tout cas je veux pas aller dans les problèmes, je vais quitter le territoire vers l’espagne ou ailleurs. J’ai fais une DA en Espagne, je suis passé par là-bas avant de venir.

Le représentant du Préfet :Rapidement, sur l’absence de garanties, pas de passeport valide, un refus de parloir avec la cellule identification. La menace à l’OP avec le trafic de stupéfiants. Et si une DA a été faite, une demande de réadmission Dublin sera faite. Nous avons saisi les autorités algériennes le 11/02. Je demande la prolongation de la rétention.

Observations de l’avocat : Toutes les interdictions judiciaires entrainent de plein droit. Vous avez une absence totale de garanties de représentation, pas d’adresse, pas de documents d’identité. Je ne vais pas dire que je m’en rapporte, mais je vais vous demander de rendre votre office.

La personne étrangère présentée déclare :Je vous promets si vous me libérez je vais quitter le territoire français.

MOTIFS DE LA D