J.L.D., 17 février 2025 — 25/00416
Texte intégral
COUR D’APPEL DE TOULOUSE TRIBUNAL JUDICIAIRE DE TOULOUSE
Vice-président ORDONNANCE PRISE EN APPLICATION DES DISPOSITIONS DU CODE D’ENTRÉE ET DE SÉJOUR DES ETRANGERS (demande de 2ème prolongation)
_______________________________________________________________________________________ N° de MINUTE N° RG 25/00416 - N° Portalis DBX4-W-B7J-TZTV
le 17 Février 2025
Nous, Nadège PUJO-MENJOUET, Juge,vice-président désigné par le président du tribunal judiciaire de TOULOUSE, assistée de Emilie BENGUIGUI, greffier ;
Statuant en audience publique ;
Vu les articles L742-1 à L742-3, L742-4, R743-1 à R743-8 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile ;
Vu notre saisine par requête de M. PREFET DE L’AVEYRON reçue le 16 Février 2025 à 09 heures 42, concernant : Monsieur [C] [W] [K] [S] né le 31 Juillet 1995 à [Localité 1] (ALGERIE), de nationalité Algérienne
Vu la précédente ordonnance du Vice-président du Tribunal judiciaire territorialement compétent en date du 23 janvier 2025ordonnant la prolongation du maintien en rétention administrative de l’intéressé confirmée par ordonnance de la Cour d’appel de Toulouse du 27 janvier 2025 ; Vu l’ensemble des pièces de la procédure ; Monsieur le Préfet sus-désigné ayant été avisé de la date et de l’heure de l’audience ; Le conseil de l’intéressé ayant été avisé de la date et de l’heure de l’audience ; Attendu que l’intéressé et son conseil ont pu prendre connaissance de la requête et de ses pièces annexes ; ************
Ouï les observations du représentant de la Préfecture qui a sollicité la prolongation de la mesure de rétention administrative ;
Ouï les observations de l’intéressé ;
Ouï les observations de Me Younes DERKAOUI, avocat au barreau de TOULOUSE ;
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SUR CE :
Monsieur [C] [W] [K] [S], né le 31 juillet 1995 a [Localité 1] (ALGERIE), de nationalité algérienne, a fait l’objet d’une obligation de quitter le territoire français prise par le préfet du Cantal le 18 juin 2020 et notifiée le 29 juin 2020 à 16h.
Le 14 octobre 2022, Monsieur [W] [K] [S] a fait l’objet d’un arrêté d’expulsion pris par le préfet du Cantal et notifié le même jour à 11h55.
Par décision du 19 décembre 2024, le tribunal administratif a rejeté la requête en contestation formulée par Monsieur [W] [K] [S] concernant l’arrêté d’expulsion.
Monsieur [C] [W] [K] [S] a été interpellé le 18 janvier 2025, lors d’un contrôle routier, pour conduite d’un véhicule en ayant fait usage de substances ou plantes classées comme stupéfiants et pénétration non autorisée sur le territoire national. Monsieur [C] [W] [K] [S] n’a pas été en mesure de présenter des documents d'identité ou de voyage ou un quelconque document l’autorisant à circuler ou à séjourner en France. Il a été placé en garde-à-vue pour audition et vérification de son droit au séjour sur le territoire national.
Par un arrêté en date du 19 janvier 2025, le préfet de l’Aveyron a pris à l’encontre de Monsieur [C] [W] [K] [S] une mesure fixant l’Algérie comme pays de renvoi, notifiée le même jour à 12h30.
Par décision du préfet de l’Aveyron du 19 janvier 2025 qui lui a été notifiée le 19 janvier 2025 à 12h30, Monsieur [C] [W] [K] [S] a été placé dans un local ne relevant pas de l'administration pénitentiaire. Le préfet de l'Aveyron a déposé une requête en prolongation auprès du juge des libertés et de la détention de TOULOUSE, en date du 22 janvier 2025, aux fins de prolongation de la rétention de Monsieur [C] [W] [K] [S].
Par ordonnance du 23 janvier 2025, le juge des libertés et de la détention de TOULOUSE a rejeté la requête en annulation déposée par Monsieur [C] [W] [K] [S] et a prononcé la prolongation du maintien en rétention de l'intéressé pour une durée de vingt-six jours, soit jusqu’au 18 février 2025. La Cour d'appel de TOULOUSE a confirmé la décision susvisée par décision du 27 janvier 2025.
Par requête enregistrée le 14 février 2025, le préfet de la Haute-Garonne a saisi le juge des libertés et de la détention d'une requête aux fins d'une deuxième prolongation de la rétention administrative de Monsieur [C] [W] [K] [S].
Sur la prolongation de la rétention
Aux termes de l'article L. 742-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : « Le juge des libertés et de la détention peut, dans les mêmes conditions qu'à l'article L. 742-1, être à nouveau saisi aux fins de prolongation du maintien en rétention au-delà de trente jours, dans les cas suivants : / 1° En cas d'urgence absolue ou de menace pour l'ordre public ; / 2° Lorsque l'impossibilité d'exécuter la décision d'éloignement résulte de la perte ou de la destruction des documents de voyage de l'intéressé, de la dissimulation par celui-ci de son identité ou de l'obstruction volontaire faite à son éloignement ; / 3° Lorsque la décision d'éloignement n'a pu être exécutée en raison : / a) du défaut de délivrance des documents de voyage par le consulat dont relève l'intéressé ou lorsque la délivrance des documents de