Chambre 01, 24 février 2025 — 23/11161
Texte intégral
TRIBUNAL JUDICIAIRE DE LILLE
ORDONNANCE DE DÉSISTEMENT
du 24 Février 2025
N° chambre : Chambre 01 N° RG 23/11161 - N° Portalis DBZS-W-B7H-XWTQ
DEMANDERESSE :
S.A.S. RODAMCO FRANCE, venant aux droits par suite de transmission universelle de partimoine en date du 24/10/2023, de la Société SCCV EXTENSION DE [Localité 3] 2, demeurant [Adresse 2] représentée par Me Marco FRISCIA, avocat au barreau de TOULON, plaidant et Me Clément FOURNIER, avocat au barreau de LILLE, postulant
DEFENDERESSE :
S.A.R.L. SARL V2 agissant poursuites et diligences de son représentant légal en exercice Monsieur [E] [G], domicilié en cette qualité audit siège, demeurant [Adresse 1] représentée par Me Philippe TALLEUX, avocat au barreau de LILLE
Nous, Aurélie VERON, juge de la mise en état, assistée de Benjamin LAPLUME, greffier,
Vu les articles 394 à 399 du Code de Procédure Civile,
Vu l’assignation délivrée en date du 30 Novembre 2023,
Vu les conclusions aux fins de désistement d’instance et d’action notifiées par le conseil du demandeur au réseau privé virtuel des avocats en date du 02 janvier 2025,
Vu les conclusions aux fins d’acceptation du désistement, notifiées par le conseil du défendeur en date du 06 janvier 2025,
MOTIFS
Sur le désistement d’instance et d’action
L’article 787 du code de procédure civile prévoit que «le juge de la mise en état constate l’extinction de l’instance ».
Puis, selon les dispositions de l’article 789 dudit Code: “Lorsque la demande est présentée postérieurement à sa désignation, le juge de la mise en état est, jusqu'à son dessaisissement, seul compétent, à l'exclusion de toute autre formation du tribunal, pour:
1° Statuer sur les exceptions de procédure, les demandes formées en application de l'article 47 et les incidents mettant fin à l'instance (...)”.
L’article 384 du Code de procédure civile prescrit encore : “En dehors des cas où cet effet résulte du jugement, l'instance s'éteint accessoirement à l'action par l'effet de la transaction, de l'acquiescement, du désistement d'action ou, dans les actions non transmissibles, par le décès d'une partie. L'extinction de l'instance est constatée par une décision de dessaisissement (…).”
Et en vertu de l'article 394 : “Le demandeur peut, en toute matière, se désister de sa demande en vue de mettre fin à l'instance.”
Enfin, selon l'article 395 : “Le désistement n'est parfait que par l'acceptation du défendeur. Toutefois, l'acceptation n'est pas nécessaire si le défendeur n'a présenté aucune demande défense au fond ou fin de non-recevoir au moment où le demandeur se désiste.”
En l’espèce, vu l’acquiescement au désistement notifié par le conseil du défendeur par voie de conclusions, il convient de dire que ce désistement est parfait, de constater l’extinction de l’instance et de l’action, et de prononcer le dessaisissement du tribunal.
Sur les demandes annexes
En application de l’exception prévue à l’article 399 du Code de procédure civile, conformément à leur demande commune, il y a lieu de dire que chacune des parties conservera la charge de ses dépens.
PAR CES MOTIFS
Nous, juge de la mise en état, statuant par ordonnance contradictoire, susceptible d’appel, et par mise à disposition au greffe,
Disons que le désistement d'instance et d’action de la S.A.S. RODAMCO FRANCE, venant aux droits de la Société SCCV EXTENSION DE [Localité 3] 2, vis-à-vis de la S.A.R.L. SARL V2 ENSEIGNE QUIKSILVER est parfait ;
Constatons l’extinction de l’instance et de l’action enrôlée sous le numéro de RG 23/11161 ;
Prononçons le dessaisissement du Tribunal ;
Disons que chacune des parties conservera la charge de ses dépens exposés dans le cadre du présent litige.
LE GREFFIER LE JUGE DE LA MISE EN ETAT
Benjamin LAPLUME Aurélie VERON