0P12 Aud. civile prox 3, 9 décembre 2024 — 24/04611
Texte intégral
TRIBUNAL JUDICIAIRE DE MARSEILLE
Pôle de Proximité
JUGEMENT DU : 24 Février 2025 Président : Madame LIEGEOIS, 1ère Vice-Présidente Greffier : Madame SCANNAPIECO, Débats en audience publique le : 09 Décembre 2024
GROSSE : Le 24/02/25 à Me DAMAZ Le ................................................... à Me ............................................... Le ................................................... à Me ............................................... EXPEDITION : Le .......................................................... à Me ...................................................... Le .......................................................... à Me ...................................................... Le ........................................................... à Me ......................................................
N° RG 24/04611 - N° Portalis DBW3-W-B7I-5HMB
PARTIES :
DEMANDERESSE
S.A. CONSUMER FINANCE ANCIENNEMENT DENOMMEE SOFINCO, dont le siège social est sis [Adresse 3]
représentée par Me Sylvain DAMAZ, avocat au barreau de MARSEILLE
DEFENDEURS
Madame [L] [B] [S] née le [Date naissance 2] 1993 à [Localité 5], demeurant [Adresse 4]
non comparante
Monsieur [O] [V] né le [Date naissance 1] 1992 à [Localité 6], demeurant [Adresse 4]
non comparant
EXPOSÉ DU LITIGE
Le 16 décembre 2021, Mme [L] [B] [S] et M. [O] [V] ont souscrit auprès de la société VIAXEL département de la SA CA CONSUMER FINANCE (anciennement dénommée SOFINCO), par l’intermédiaire de ODICEE M, un contrat de location avec option d’achat portant sur un véhicule de marque AUDI, TYPE Q3 Sportback 35 TFSI 150 S Edition Stro 8CV pour un montant de 53 655,25 euros payable en 1 loyer de 28,055 % du prix et 36 loyers de 0,591 % du prix avec un prix de vente final au terme de la location de 61,721 % du prix.
Le véhicule a été livré le 17 décembre 2021.
Des mensualités étant restées impayées à leur échéance, la SA CA CONSUMER FINANCE, anciennement dénommée SOFINCO, a, par lettre recommandée avec accusé de réception du 13 mars 2023, mis en demeure Mme [L] [B] [S] et M. [O] [V] de s’acquitter des mensualités échues impayées, sous peine de déchéance du terme.
Par acte de commissaire de justice du 24 juin 2024, la SA CA CONSUMER FINANCE, anciennement dénommée SOFINCO, a fait assigner Mme [L] [B] [S] et M. [O] [V] devant le juge des contentieux de la protection du tribunal judiciaire de Marseille aux fins de :
A titre principal, Dire et juger que la déchéance du terme est régulièrement acquise,A titre subsidiaire, Constater que Mme [L] [B] [S] et M. [O] [V] n’ont pas respecté ses obligations contractuelles de règlement aux termes convenus,Par conséquent, Prononcer la résolution judiciaire du contrat de prêt,En tout état de cause, Condamner solidairement Mme [L] [B] [S] et M. [O] [V] à payer à la SA CA CONSUMER FINANCE, anciennement dénommée SOFINCO, au titre du dossier n° 65300383724, la somme de 39 603,70 euros, assortie des intérêts au taux légal,Condamner solidairement Mme [L] [B] [S] et M. [O] [V] à payer la somme de 800 euros sur le fondement de l’article 700 du Code de procédure civile, ainsi qu’aux entiers dépens. A l’audience du 9 décembre 2024 à laquelle l’affaire a été retenue, le juge des contentieux de la protection a soulevé d’office, tout en invitant les parties à faire valoir leurs observations, divers moyens tenant à l’irrecevabilité des demandes tirées de la forclusion, mais également à l’irrégularité de la déchéance du terme résultant notamment de l’existence d’une clause abusive, et les moyens relatifs aux irrégularités du contrat de crédit sanctionnées par la déchéance du droit aux intérêts, en application des articles R. 312-35 et R. 632-1 du code de la consommation, ainsi que de l’article 125 du code de procédure civile, et au moyen d’une fiche versée aux débats.
La SA CA CONSUMER FINANCE, anciennement dénommée SOFINCO, représentée par son conseil, s’est reportée à son acte introductif d’instance.
Cités par acte remis à étude, Mme [L] [B] [S] et M. [O] [V] n’ont pas comparu et n’étaient pas représentés.
L’affaire a été mise en délibéré au 24 février 2025 par mise à disposition au greffe.
MOTIVATION
Selon l’article 472 du code de procédure civile, lorsque le défendeur ne comparaît pas, il est néanmoins statué sur le fond. Le juge ne fait alors droit à la demande que s’il l’estime régulière, recevable et bien fondée.
Sur la demande au titre du contrat de prêt personnel
Sur la recevabilité de l’action en paiement
Aux termes de l’article R.312-35 du code de la consommation, les actions en paiement engagées devant le tribunal judiciaire à l’occasion de la défaillance de l’emprunteur doivent être formées dans les deux ans de l’événement qui leur a donné naissance à peine de forclusion.
Cet événement est caractérisé par le non-paiement des sommes dues à la suite de la résiliation du contrat ou de son terme, le premier incident de paiement non régularisé, le dépassemen