Chambre sociale 4-3, 3 mars 2025 — 22/02281

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Texte intégral

COUR D'APPEL

DE

VERSAILLES

Code nac : 80M

Chambre sociale 4-3

ARRÊT N°

AVANT DIRE-DROIT

RÉPUTÉ CONTRADICTOIRE

DU 03 MARS 2025

N° RG 22/02281

N° Portalis DBV3-V-B7G-VKND

AFFAIRE :

[B] [U]

C/

[F] [X] Es qualité de « Mandataire liquidateur » de la « SARL COMME UN CAFE »

...

Décision déférée à la cour : Jugement rendu le 06 juillet 2022 par le Conseil de Prud'hommes - Formation paritaire de NANTERRE

N° Section : C

N° RG : 17/03372

Copies exécutoires et certifiées conformes délivrées à :

Me Joseph KENGNE

Me Sophie CORMARY

le :

RÉPUBLIQUE FRANÇAISE

AU NOM DU PEUPLE FRANÇAIS

LE TROIS MARS DEUX MILLE VINGT CINQ,

La cour d'appel de Versailles a rendu l'arrêt suivant dans l'affaire entre :

APPELANT

Monsieur [B] [U]

né le 07 mars 1965 au SENEGAL

CCAS de [Localité 6] - [Adresse 2]

[Adresse 2]

[Localité 6]

Représentant : Me Joseph KENGNE, avocat au barreau de PARIS, vestiaire : E1681

****************

INTIMÉS

Maître [F] [X] Es qualité de « Mandataire liquidateur » de la « SARL COMME UN CAFE »

[Adresse 3]

[Localité 4]

Assignation par acte d'huissier de justice contenant la déclaration d'appel et les conclusions remis en la personne de Madame [H] [G], collaboratrice (habilitée à recevoir la copie) le 08 septembre 2022

Association CGEA IDF OUEST

[Adresse 1]

[Localité 5]

Représentant : Me Sophie CORMARY de la SCP HADENGUE et Associés, avocat au barreau de VERSAILLES, vestiaire : 98

****************

Composition de la cour :

En application des dispositions de l'article 805 du code de procédure civile, l'affaire a été débattue à l'audience publique du 30 janvier 2025 les avocats des parties ne s'y étant pas opposés, devant Madame Aurélie GAILLOTTE, Conseillère chargé du rapport.

Ce magistrat a rendu compte des plaidoiries dans le délibéré de la cour, composée de :

Madame Laurence SINQUIN, Présidente,

Mme Florence SCHARRE, Conseillère,

Madame Aurélie GAILLOTTE, Conseillère,

Greffier placé lors des débats : Madame Solène ESPINAT

FAITS ET PROCÉDURE

La société COMME UN CAFE est une société à responsabilité limitée (SARL) immatriculée au registre du commerce et des sociétés (RCS) de Nanterre sous le n° 491 390 084.

La société COMME UN CAFE avait pour activité la location de machines à café, d'appareils de distribution de toute boisson sauf alcoolisée, de réfrigérateur, d'appareils de distribution de nourriture, ainsi que de toute prestation de service se rapportant aux produits visés dans ces activités.

M. [U] indique qu'il a été engagé à temps plein, sans contrat écrit par la société COMME UN CAFE à compter de 2008, en qualité d'ouvrier nettoyeur.

Par requête introductive reçue au greffe en date du 26 novembre 2009, M. [U] a saisi le conseil de prud'hommes de Paris, d'une demande tendant à obtenir une indemnité pour travail dissimulé.

Par jugement en date du 24 mars 2010, la société COMME UN CAFE a fait l'objet d'une procédure de redressement judiciaire. La date de cessation des paiements a été fixée le 27 juillet 2009.

Par jugement en date du 4 février 2011, un plan de redressement judiciaire a été arrêté pour une durée de 8 ans.

Le 17 février 2012, M. [U] a déposé une plainte avec constitution de partie civile contre la société COMME UN CAFE devant le Tribunal correctionnel de Paris pour travail dissimulé avec dissimulation d'emploi.

Par jugement en date du 23 mars 2012, le conseil de prud'hommes de Paris s'est déclaré territorialement incompétent et a renvoyé l'affaire devant le conseil de prud'hommes de Nanterre.

Par jugement en date du 29 mai 2012, le Tribunal de Commerce de Nanterre a prononcé la résolution du plan de redressement et la liquidation judiciaire de la société, désignant Maître [F] [X] en qualité de mandataire liquidateur de la société COMME UN CAFE.

Par jugement du 9 février 2015, le Tribunal correctionnel de Nanterre a condamné la société COMME UN CAFE du chef de travail dissimulé par dissimulation d'emploi, confirmé par arrêt de la Cour d'appel de Versailles le 4 mai 2016.

Par jugement en date du 5 novembre 2015, le conseil de prud'hommes de Nanterre a prononcé la caducité de la requête de M. [U]. L'affaire a été réinscrite au rôle, à la demande de

M. [U], pour un bureau de jugement fixé le 13 juillet 2017.

Le 13 juillet 2017, l'affaire a été radiée par le Conseil des prud'hommes de Nanterre pour défaut de diligences des parties.

Le 31 octobre 2017, M. [U] a sollicité la réinscription au rôle de son affaire, laquelle a été réinscrite le 15 novembre 2017 pour le bureau de jugement du 5 novembre 2018.

Le 5 novembre 2018, M. [U] a sollicité un renvoi. L'AGS CGEA s'est associée à cette demande de renvoi.

L'affaire a été renvoyée au 9 avril 2020, puis en raison du contexte sanitaire, au 7 avril 2022.

Par jugement rendu le 6 juillet 2022, auquel renvoie la cour pour l'exposé des demandes initiales des partie