BSM contentieux<10 000€, 27 février 2025 — 24/01435
Texte intégral
Tribunal Judiciaire site des Tintelleries [Adresse 4] [Localité 6] tel : [XXXXXXXX01] [Courriel 9]
N° RG 24/01435 - N° Portalis DBZ3-W-B7I-757KI
JUGEMENT
DU : 27 Février 2025
S.A. URBAVILEO
C/
[K] [C]
REPUBLIQUE FRANCAISE Au nom du Peuple Français
JUGEMENT DU 27 Février 2025
Jugement rendu le 27 Février 2025 par Monsieur Guy DRAGON, juge des contentieux de la protection, assistée de Pauline CARON, greffier;
DANS LE LITIGE ENTRE :
DEMANDEUR
S.A. URBAVILEO, dont le siège social est sis [Adresse 5] Représentée par Madame [Z] [P], dûment muni d'un pouvoir ;
ET :
DÉFENDEUR
Mme [K] [C] née le 22 Septembre 1993, demeurant [Adresse 2] Comparante ;
DÉBATS : 05 décembre 2024
PROCÉDURE : l'affaire a été mise au rôle sous le N° RG 24/01435 - N° Portalis DBZ3-W-B7I-757KI et plaidée à l'audience publique du 05 décembre 2024 pour le jugement suivant mis à disposition au greffe le 27 Février 2025, les parties étant avisées
Et après délibéré :
PRESENTATION DU LITIGE
Par acte sous seing privé en date du 6 juin 2023 la [Localité 10] URBAVILEO a donné à bail, à compter du même jour, à Mme [K] [C] un logement situé [Adresse 3] à [Localité 7] moyennant le paiement d'un loyer mensuel initial de 344,19 euros, payable à terme échu, outre 60,18 euros de charges.
En présence de loyers impayés, la [Localité 10] URBAVILEO a, par acte de commissaire de justice signifié le 27 juin 2024, fait commandement au preneur d'avoir à lui payer la somme de 483,48 euros au titre des loyers et charges impayés arrêtés au 1er juin 2024, outre 68,70 euros de frais, en se prévalant des dispositions de l'article 24 de la loi du 6 juillet 1989 et de la clause résolutoire de plein droit insérée au bail.
La CCAPEX a été saisie de la situation d'impayés de loyer par lettre électronique enregistrée le 1er juillet 2024.
Par acte de commissaire de justice signifié le 20 septembre 2024, la [Localité 10] URBAVILEO a fait citer Mme [K] [C] devant le juge des contentieux de la protection de [Localité 8] aux fins de : voir constater ou subsidiairement prononcer la résiliation du bail pour défaut de paiement des loyers et des charges locatives et ce à compter du jugement à intervenir ; voir ordonner l'expulsion de corps et de biens de Mme [K] [C], ainsi que de tout occupant de son chef, du logement qu’elle occupe [Adresse 3] à [Localité 7] dès que le délai légal sera expiré et au besoin avec le concours de la force publique ; l’ entendre condamner à lui payer : * la somme de 1832,86 euros suivant décompte en date du 1er septembre 2024 avec intérêts au taux légal à compter du 08 mars 2024 date du commandement de payer, outre les loyers et les charges dus jusqu’au jour du prononcé de la résiliation et les indemnités d’occupation égales au montant du dernier loyer et ce depuis le prononcé de la résiliation jusqu’à la totale libération des lieux ;
* la somme de 300 euros à titre de dommages et intérêts pour préjudice subi du fait du non-paiement des loyers et charges aux dates voulues, ceci constituant une résistance abusive, avec intérêts au taux légal à compter de la date du jugement ;
* la somme de 300 euros au titre de l'article 700 du code de procédure civile ;
d’autoriser le requérant à faire transporter les meubles et objets mobiliers garnissant les lieux dans tout garde meuble de son choix, aux frais, risques et périls du locataire ; de ne pas écarter l’exécution provisoire de droit ; de condamner Mme [K] [C] en tous les frais et dépens de l’instance et de ses suites ainsi que ceux exposés et qui comprendront notamment le coût du commandement de payer, de la notification CCAPEX et du présent acte. En application des dispositions de l'article 24 de la loi du 6 juillet 1989, cette assignation a été notifiée à la Préfecture par voie électronique avec avis de réception du 20 septembre 2024.
L'affaire a été appelée pour la première fois à l'audience du 5 décembre 2024, où elle a été retenue.
La [Localité 10] URBAVILEO, représentée par Mme [Z] [P], régulièrement munie d'un pouvoir, maintient ses demandes et actualise sa demande de paiement à la somme de 3102,52 euros arrêtée au 1er décembre 2024. Elle précise que le paiement du loyer courant a été repris et ne s’oppose pas à l’octroi de délais de paiement.
Mme [K] [C] comparant en personne expose qu’elle n’a pas été indemnisée à la suite de la rupture, contre son gré, de son contrat de travail. Elle sollicite des délais de paiement offrant de payer la somme de 87,00 euros par mois en plus de son loyer courant pour apurer sa dette locative. Elle précise avoir retrouvé une activité d’aide-ménagère et avoir un enfant à charge.
Le tribunal a donné lecture du diagnostic social et financier.
L'affaire a été mise en délibéré au 27 février 2025, par mise à disposition au greffe.
Sur la résiliation du bail :
Sur la recevabilité de l’action en résiliation du bail L'article 24 II de la loi n°89-462 du 6 juillet 1989 dispose que les bailleurs pe