CHAMBRE SOCIALE, 4 mars 2025 — 24/00149
Texte intégral
ARRÊT DU
04 MARS 2025
PF/LI*
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N° RG 24/00149 - N° Portalis DBVO-V-B7I-DGEH
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Association LES CHEMINS VERTS DE L'EMPLOI
C/
[U] [B]
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Grosse délivrée
le :
à
Me David LLAMAS
Me Hélène GUILHOT
ARRÊT n°
COUR D'APPEL D'AGEN
Chambre Sociale
La COUR d'APPEL D'AGEN, CHAMBRE SOCIALE, dans l'affaire
ENTRE :
Association LES CHEMINS VERTS DE L'EMPLOI représentée par son président en exercice domicilié en cette qualité au siège social sis - [Adresse 1]
Représentée par Me David LLAMAS, avocat au barreau D'AGEN, avocat postulant
Représentée par Me Aude GRALL, avocat au barreau D'AGEN, avocat plaidant
APPELANTE d'un jugement du Conseil de Prud'hommes - Formation paritaire d'AGEN en date du 06 Février 2024 dans une affaire enregistrée au rôle sous le n° R.G. F 20/00213
d'une part,
ET :
[U] [B]
né le 07 Juillet 1974 à [Localité 4]
[Adresse 2]
[Localité 3]
Représenté par Me Hélène GUILHOT, avocat au barreau D'AGEN, avocat postulant
Représenté par Me Valérie LACOMBE, avocat au barreau D'AGEN, avocat plaidant
INTIMÉ
d'autre part,
COMPOSITION DE LA COUR :
l'affaire a été débattue et plaidée en audience publique le 07 Janvier 2025 devant la cour composée de :
Président : Nelly EMIN, Conseiller,
Assesseurs : Pascale FOUQUET, Conseiller, qui a fait un rapport oral à l'audience
Anne Laure RIGAULT, Conseiller
Greffière : Laurence IMBERT
ARRÊT : prononcé par mise à disposition au greffe de la cour, les parties en ayant été préalablement avisées dans les conditions prévues au deuxième alinéa de l'article 450 du code de procédure civile
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FAITS ET PROCEDURE
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L'association Les Chemins Verts de l'Emploi fait partie de l'Union d'Economie Sociale " MSA services Périgord Agenais ", coopérative regroupant plusieurs structures, chargée de promouvoir les offres de service de chacune et de mutualiser leurs moyens, notamment les fonctions transverses comme la comptabilité et les ressources humaines. Elle travaille avec un public fragile.
A ce jour, l'association compte 6 salariés permanents et 28 salariés en insertion.
Monsieur [U] [B] été embauché par l'association d'insertion " Les Chemins Verts de l'Emploi " en qualité d'accompagnateur socio-professionnel à partir du 12 février 2001 selon contrat de travail à durée indéterminée à temps complet.
Le 29 mai 2019, une altercation est survenue entre le salarié et M. [I], comptable.
Le 14 juin 2019, l'employeur a adressé au salarié, ainsi qu'à M. [I], un courrier recommandé avec avis de réception ayant pour objet " rappel des règles ".
Le 13 août 2019, sa déclaration d'accident du travail a été prise en charge par la Mutualité Sociale Agricole au titre des risques professionnels.
Par courrier en date du 23 janvier 2020, Monsieur [B] a été convoqué à un entretien préalable fixé au 19 février 2020 pour des faits survenus le 18 décembre 2019.
Par courrier remis en main propre le 12 mars 2020, l'employeur lui a notifié une mise à pied disciplinaire de deux jours.
Le salarié a sollicité l'annulation de la sanction disciplinaire par courrier du 28 avril 2020 auquel l'employeur a répondu défavorablement le 19 août 2020.
Le 2 septembre 2020, Monsieur [B] a été convoqué à un entretien préalable à une sanction disciplinaire fixé au 15 septembre 2020.
A compter du 7 septembre 2020, Monsieur [B] a été placé en arrêt de travail lequel sera reconnu d'origine professionnelle par le Pôle social du tribunal judiciaire d'Agen par jugement du 14 mars 2023.
Par requête enregistrée au greffe le 18 septembre 2020, Monsieur [B] a demandé au conseil de prud'hommes d'Agen l'annulation de la sanction disciplinaire, la résiliation judiciaire de son contrat de travail aux torts de son employeur et différentes sommes à titre indemnitaire et salarial.
Lors de la visite de reprise du 21 décembre 2020, le médecin du travail a déclaré le salarié inapte à la reprise de son poste et a dispensé l'employeur de son obligation de reclassement.
Le 18 janvier 2021, Monsieur [B] a été licencié pour inaptitude définitive sans possibilité de reclassement.
Par requête du 2 avril 2021, Monsieur [B] a saisi une seconde fois le conseil de prud'hommes d'Agen d'une demande en nullité du licenciement pour harcèlement moral.
Par jugement du 6 février 2024 auquel le présent arrêt se réfère expressément pour plus ample exposé des faits, de la procédure, des moyens et prétentions des parties en première instance et des motifs énoncés par les premiers juges, le conseil de prud'hommes a ainsi jugé :
- A ordonné la jonction des affaires inscrites sous les numéros RG 20/00213 et RG
21/00173
- A dit que le dossier maître est le numéro RG 20/00213
- Le conseil annule la mise à pied disciplinaire dont a fait l'objet Monsieur [B]
- Le conseil juge que Monsieur [B] a été vi