JCP REFERES, 11 mars 2025 — 24/04058
Texte intégral
TRIBUNAL JUDICIAIRE [Adresse 9] [Adresse 1] [Adresse 8] [Localité 2]
NAC: 5AA
N° RG 24/04058 N° Portalis DBX4-W-B7I-TOUR
ORDONNANCE DE RÉFÉRÉ
N° B
DU 11 mars 2025
[D] [M] épouse [B]
C/
[Y] [R] [I]
Expédition revêtue de la formule exécutoire à Me GROC
Copies certifiées conformes à toutes les parties
Le :
ORDONNANCE DE RÉFÉRÉ
Le mardi 11 mars 2025, le Tribunal judiciaire de TOULOUSE,
Sous la présidence de Ariane PIAT, Juge au Tribunal judiciaire de TOULOUSE, chargée des contentieux de la protection, statuant en qualité de Juge des référés, assistée de Aurélie BLANC Greffière, lors des débats et chargée des opérations de mise à disposition.
Après débats à l'audience du 17 janvier 2025, a rendu l’ordonnance de référé suivante, mise à disposition conformément à l'article 450 et suivants du Code de Procédure Civile, les parties ayant été avisées préalablement ;
ENTRE :
DEMANDERESSE
Madame [D] [M] épouse [B], demeurant [Adresse 6] [Localité 5]
Représentée par Maître Olivier GROC, avocat au barreau de TARN-ET-GARONNE
ET
DÉFENDEUR
Monsieur [Y] [R] [I], demeurant [Adresse 7] [Localité 3]
Comparant en personne
RAPPEL DES FAITS
Par contrat prenant effet au 1er février 2024, Madame [D] [M] épouse [B] et Monsieur [U] [B] ont donné à bail à Monsieur [Y] [R] [I] un appartement à usage d'habitation n°25 et un parking sous-sol n°98, situés [Adresse 4] pour un loyer mensuel de 447 euros et une provision sur charges mensuelle de 40 euros.
Le 18 juillet 2024, Madame [D] [M] épouse [B] a fait signifier à Monsieur [Y] [R] [I] un commandement de payer les loyers et charges impayés visant la clause résolutoire.
Par acte de Commissaire de justice en date du 11 octobre 2024, Madame [D] [M] épouse [B] a ensuite fait assigner Monsieur [Y] [R] [I] devant le juge des contentieux de la protection de [Localité 10] statuant en référé pour obtenir le constat par le jeu de la clause résolutoire, la résiliation du contrat de location au 19 septembre 2024, son expulsion de corps et de biens ainsi que de tout occupant de son chef, au besoin avec le concours et l'assistance de la force publique et d'un serrurier, et sa condamnation au paiement : - de la somme provisionnelle de 1.355,03 euros, mensualité de septembre 2024 incluse, représentant les loyers et charges impayés à la date de la présente assignation, sauf à parfaire ou à diminuer suivant décompte qui sera fourni lors des débats, - d'une indemnité d’occupation mensuelle, fixée au montant actuel du loyer et des charges, à compter de la résiliation du bail, soit le 19 septembre 2024 jusqu’au départ effectif des lieux, laquelle indemnité sera indexée tout comme le loyer, et avec intérêts de droit, - d'une somme de 800 euros au titre de l'article 700 du Code de procédure civile et de tous les frais et dépens de la présente instance, en ce compris le coût du commandement de payer, de l’assignation, et le cas échéant des actes signifiés dans le cadre des mesures conservatoires qui ont été prises sur leurs biens et valeurs mobilières (article 696 du Code de procédure civile).
Une copie de l’assignation a été notifiée à la préfecture de Haute-Garonne par la voie électronique le 15 octobre 2024.
A l’audience du 17 janvier 2024, Madame [D] [M] épouse [B], représentée par son conseil, maintient les demandes de son assignation et actualise le montant de sa demande en paiement à la somme de 1.032,62 euros, pour inclure les mensualités jusqu'à celle de janvier 2025 comprise. Madame [D] [M] épouse [B] s’oppose à l’octroi de délais de paiement, malgré la reprise des paiements du loyer depuis janvier 2025.
Monsieur [Y] [R] [I] comparaît en personne et reconnaît le montant de la dette locative. Monsieur [Y] [R] [I] demande à pouvoir se maintenir dans les lieux en payant le loyer courant, outre la somme de 200 euros par mois en règlement de l'arriéré. Il précise avoir repris le paiement du loyer depuis octobre 2024. Il indique être en CDI avec un salaire mensuel de 1.800 euros, avoir un enfant de 5 ans qu’il reçoit trois fois par semaine et pour lequel il verse 150 euros à la mère. Il précise qu’il n’a pas de prêt ou de dette actuellement.
L'affaire a été mise en délibéré au 11 mars 2025.
MOTIFS DE LA DECISION I. SUR LA RESILIATION
1. Sur la recevabilité de l'action
Une copie de l’assignation a été notifiée à la préfecture de Haute-Garonne par la voie électronique le 15 octobre 2024, soit plus de six semaines avant l’audience, conformément à l’article 24 III de la loi n°89-462 du 06 juillet 1989 en sa version applicable au litige.
L’action est donc recevable.
2. Sur l'acquisition des effets la clause résolutoire
L'article 24 I de la loi n°89-462 du 06 juillet 1989, en sa version applicable à la date de conclusion du contrat, prévoit que "tout contrat de bail d'habitation contient une clause prévoyant la résiliation de plein droit du contrat de location pour défaut de paiement du loyer ou des charges aux te