PCP JCP ACR référé, 7 mars 2025 — 24/10569
Texte intégral
TRIBUNAL JUDICIAIRE DE [Localité 7] [1]
[1] Copie conforme délivrée le : à : [O] [V] [C] [I]
Copie exécutoire délivrée le : à : Me Sarah KRYS
Pôle civil de proximité ■
PCP JCP ACR référé N° RG 24/10569 - N° Portalis 352J-W-B7I-C6KUP
N° MINUTE : 13
ORDONNANCE DE REFERE rendue le 07 mars 2025
DEMANDERESSE S.A. ELOGIE SIEMP, dont le siège social est sis [Adresse 6]
représentée par Me Sarah KRYS, avocat au barreau de PARIS, vestiaire : #G0517
DÉFENDEURS Monsieur [O] [V], demeurant [Adresse 3]
comparant en personne
Madame [C] [I], demeurant [Adresse 3]
comparante en personne
COMPOSITION DU TRIBUNAL Xavier REBOUL, Vice-président, juge des contentieux de la protection assisté de Clarisse DUMONTET, Greffier,
DATE DES DÉBATS Audience publique du 28 janvier 2025
ORDONNANCE contradictoire et en premier ressort prononcée par mise à disposition le 07 mars 2025 par Xavier REBOUL, Vice-président, assisté de Clarisse DUMONTET, Greffier
Décision du 07 mars 2025 PCP JCP ACR référé - N° RG 24/10569 - N° Portalis 352J-W-B7I-C6KUP
FAITS ET PROCEDURE
Vu l'assignation en référé du 08 novembre 2024, délivrée à la demande de la SA ELOGIE SIEMP à M. [O] [V] et Mme [C] [I], dénoncée au représentant de l'Etat dans le département, au moins 6 semaines avant la date de l'audience, reçue le 12 novembre 2024, par laquelle le tribunal judiciaire de Paris a été saisi aux fins de voir :
- constater la résiliation du bail du logement situé : [Adresse 4] à [Localité 8], conclu le 16 novembre 2006, par application de la clause résolutoire du bail, et ce après la délivrance le 29 juillet 2024, d'un commandement visant cette clause et dont les causes n'ont pas été réglées dans les 2 mois de sa délivrance, - prononcer leur expulsion et celle de tous occupants de leur chef, - les condamner solidairement à payer une provision actualisée de 3425,56 € au titre des sommes dues le 22 janvier 2025 (décembre 2024 inclus), avec intérêts au taux légal à compter de la date de l'assignation, outre une indemnité provisionnelle d'occupation mensuelle égale au montant du loyer majoré des charges, et 800 € en application de l'article 700 du code de procédure civile.
M. [O] [V] et Mme [C] [I] s'engagent à payer 100 € par mois, en plus du loyer courant, pour apurer la dette.
MOTIFS
L'article 834 du code de procédure civile indique : " Dans tous les cas d'urgence, le président du tribunal judiciaire ou le juge des contentieux de la protection dans les limites de sa compétence, peuvent ordonner en référé toutes les mesures qui ne se heurtent à aucune contestation sérieuse ou que justifie l'existence d'un différend. " L'article 835 du code de procédure civile prévoit : " Le président du tribunal judiciaire ou le juge du contentieux de la protection dans les limites de sa compétence peuvent toujours, même en présence d'une contestation sérieuse, prescrire en référé les mesures conservatoires ou de remise en état qui s'imposent, soit pour prévenir un dommage imminent, soit pour faire cesser un trouble manifestement illicite. Dans les cas où l'existence de l'obligation n'est pas sérieusement contestable, ils peuvent accorder une provision au créancier, ou ordonner l'exécution de l'obligation même s'il s'agit d'une obligation de faire. "
Le paiement des loyers et charges aux termes convenus dans le bail est une obligation essentielle des locataires, qui résulte tant du bail signé le 16 novembre 2006, qui prévoit une clause résolutoire, que de l'article 7 a de la loi du 6 juillet 1989.
Or il résulte des pièces produites et il n'apparaît pas sérieusement contestable que des loyers et charges n'ayant pas été réglés, un commandement de payer a été délivré à M. [O] [V] et Mme [C] [I], le 29 juillet 2024, pour paiement de 3425,56€, représentant les sommes dues à cette date, qui vise la clause résolutoire du bail, et reproduit les dispositions de l'article 24 de la loi du 6 juillet 1989 et celles de l'article 6 de la loi du 31 mai 1990.
Il convient de relever, s'agissant d'un bailleur social, que le demandeur a saisi au moins deux mois avant l’assignation la Commission de Coordination des Actions de Prévention des Expulsions (CCAPEX) de l'engagement d'une procédure contentieuse à l'encontre de son locataire conformément aux prescriptions de l'article 24 II de la loi précitée, cette dernière ayant réceptionné la notification le 30 juillet 2024.
Ses causes n'ont pas été réglées dans les 2 mois de sa délivrance, de telle sorte que les conditions de résiliation du bail étaient réunies de plein droit dès l'expiration de ce délai de 2 mois.
Il est produit un historique de compte, à la date du 22 janvier 2025 (décembre 2024 inclus), qui fait apparaître une somme restant due de 3425,56€, au paiement de laquelle il convient de condamner solidairement M. [O] [V] et Mme [C] [I], avec intérêts au taux légal à compter du 08 novembre 2024, date de l'assignation. La situation de M. [O] [V] et Mme [C] [I] permet toutefois de leur octroyer des d