5EME CHAMBRE PRUD'HOMALE, 12 mars 2025 — 24/00961

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Texte intégral

ARRET

S.A.S. FCAR [Localité 4]

C/

[Y]

copie exécutoire

le 12 mars 2025

à

Me WURBEL

Me DAIME

EG/IL

COUR D'APPEL D'AMIENS

5EME CHAMBRE PRUD'HOMALE

ARRET DU 12 MARS 2025

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N° RG 24/00961 - N° Portalis DBV4-V-B7I-JAJU

JUGEMENT DU CONSEIL DE PRUD'HOMMES - FORMATION PARITAIRE DE BEAUVAIS DU 23 JANVIER 2024

PARTIES EN CAUSE :

APPELANTE

S.A.S. FCAR [Localité 4]

[Adresse 1]

[Localité 4]

comparante en la personne de son directeur administratif et financier,

assistée concluant et plaidant par Me Margaux WURBEL, avocat au barreau de PARIS

ET :

INTIME

Monsieur [D] [Y]

né le 18 Mars 1982 à [Localité 5]

de nationalité Polonaise

[Adresse 2]

[Localité 3]

représenté, concluant et plaidant par Me Aurelien DAIME, avocat au barreau de COMPIEGNE

DEBATS :

A l'audience publique du 15 janvier 2025, devant Mme Eva GIUDICELLI, siégeant en vertu des articles 805 et 945-1 du code de procédure civile et sans opposition des parties, ont été entendus :

- Mme Eva GIUDICELLI en son rapport,

- les avocats en leurs conclusions et plaidoiries respectives.

Mme Eva GIUDICELLI indique que l'arrêt sera prononcé le 12 mars 2025 par mise à disposition au greffe de la copie, dans les conditions prévues au deuxième alinéa de l'article 450 du code de procédure civile.

GREFFIERE LORS DES DEBATS : Mme Isabelle LEROY

COMPOSITION DE LA COUR LORS DU DELIBERE :

Mme Eva GIUDICELLI en a rendu compte à la formation de la 5ème chambre sociale, composée de :

Mme Laurence de SURIREY, présidente de chambre,

Mme Caroline PACHTER-WALD, présidente de chambre,

Mme Eva GIUDICELLI, conseillère,

qui en a délibéré conformément à la Loi.

PRONONCE PAR MISE A DISPOSITION :

Le 12 mars 2025, l'arrêt a été rendu par mise à disposition au greffe et la minute a été signée par Mme Laurence de SURIREY, Présidente de Chambre et Mme Isabelle LEROY, Greffière.

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DECISION :

M. [Y], né le 18 mars 1982, a été embauché à compter du 1er novembre 2008 dans le cadre d'un contrat de travail à durée indéterminée, par la société Garage de la piscine, devenue la société FCAR [Localité 4] (la société ou l'employeur), en qualité de préparateur VO/VN.

La société FCAR [Localité 4] compte plus de 10 salariés. La convention collective applicable est celle du commerce et de la réparation automobile.

Par courrier du 6 avril 2021, M. [Y] a été convoqué à un entretien préalable à licenciement, fixé au 14 avril 2021, avec mise à pied conservatoire.

Le 23 avril 2021, il a été licencié pour faute grave.

Contestant la légitimité de son licenciement, il a saisi le conseil de prud'hommes de Beauvais le 16 février 2022.

Par jugement du 23 janvier 2024, le conseil a :

- dit et jugé M. [Y] recevable et bien fondé en ses demandes ;

- jugé le licenciement de M. [Y] sans cause réelle et sérieuse ;

- condamné la société Garage de la piscine à payer à M. [Y] :

- 11 003,85 euros net de dommages et intérêts pour licenciement sans cause réelle et sérieuse ;

- 1 215,86 euros brut au titre de la mise à pied conservatoire et 121,59 euros brut au titre des congés payés y afférents ;

- 4 401,54 euros brut au titre de l'indemnité compensatrice de préavis et 440,15 euros brut au titre des congés payés y afférents ;

- 7 394,59 euros net au titre de l'indemnité de licenciement ;

- ordonné la remise des documents de fin de contrat sans astreinte ;

- ordonné l'anatocisme ;

- ordonné l'exécution provisoire de droit ;

- condamné la société Garage de la piscine à verser à M. [Y] la somme de 1 500 euros au titre de l'article 700 du code de procédure civile ;

- condamné la société aux entiers dépens y compris les éventuels frais d'exécution du jugement ;

- débouté les parties de leurs demandes plus amples ou contraires.

La société FCAR [Localité 4], régulièrement appelante de ce jugement, par dernières conclusions notifiées par voie électronique, le 2 août 2024, demande à la cour de :

A titre principal,

- infirmer le jugement en ce qu'il l'a condamnée à verser à M. [Y] :

- 24 207,47 euros net de dommages et intérêts pour licenciement sans cause réelle et sérieuse ;

- 1 215,86 euros brut au titre du remboursement de la mise à pied à titre conservatoire outre 121,59 euros brut de congés payés y afférents ;

- 4 401,54 euros brut d'indemnité compensatrice de préavis outre 440,15 euros de congés payés y afférents ;

- 7 396,79 euros brut d'indemnité de licenciement ;

- 3 000 euros au titre de l'article 700 du code de procédure civile ;

- infirmer le jugement en ce qu'il :

- l'a condamnée aux dépens ;

- l'a déboutée de ses demandes plus amples ou contraires ;

En conséquence,

- juger que le licenciement pour faute grave est justifié ;

- débouter M. [Y] de l'intégralité de ses demandes, fins et concl