Chambre sociale-2ème sect, 13 mars 2025 — 23/01451

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Texte intégral

ARRÊT N° /2025

PH

DU 13 MARS 2025

N° RG 23/01451 - N° Portalis DBVR-V-B7H-FGNU

Conseil de Prud'hommes - Formation paritaire d'EPINAL

F 21/00197

05 juin 2023

COUR D'APPEL DE NANCY

CHAMBRE SOCIALE - SECTION 2

APPELANT :

Maître [F] [M]

[Adresse 2]

[Localité 4]

Représenté par Me Sophie COURONNE de l'AARPI BDF AVOCATS, avocat au barreau de NANCY

INTIMÉE :

Madame [I] [J]

[Adresse 1]

[Localité 3]

Représentée par Me Eric FILLIATRE de la SELARL FILOR AVOCATS, substitué par Me CLEMENT-ELLES, avocate au barreau de NANCY

INTERVENANTE FORCÉE

S.E.L.U.R.L. DE LA VÔGE prise en la personne de son représentant légal pour ce domicilié au siège social

[Adresse 2]

[Localité 4]

Représentée par Me Sophie COURONNE de l'AARPI BDF AVOCATS, avocat au barreau de NANCY

COMPOSITION DE LA COUR :

Lors des débats et du délibéré,

Président : WEISSMANN Raphaël,

Conseillers : BRUNEAU Dominique,

STANEK Stéphane,

Greffier lors des débats : RIVORY Laurène

DÉBATS :

En audience publique du 19 Décembre 2024 ;

L'affaire a été mise en délibéré pour l'arrêt être rendu le 13 Mars 2025; par mise à disposition au greffe conformément à l'article 450 alinéa 2 du Code de Procédure Civile ;

Le 13 Mars 2025, la Cour après en avoir délibéré conformément à la Loi, a rendu l'arrêt dont la teneur suit :

EXPOSÉ DU LITIGE ET PRÉTENTIONS RESPECTIVES DES PARTIES

Madame [I] [J] a été engagée sous contrat de travail à durée indéterminée, par Maître [N] [W], notaire et propriétaire de l'Office notarial de [Localité 5], à compter du 26 septembre 2016, en qualité de comptable.

A compter d'août 2020, l'Office notarial de [Localité 5] a été repris par la SELURL DE LA VÔGE, avec reprise du contrat de travail de Madame [I] [J].

A compter du 06 novembre 2020, Maître [F] [M], notaire, a repris l'office notarial de Maître [N] [W] en qualité d'associé unique de la SELURL DE LA VÔGE.

La convention collective nationale du notariat s'applique au contrat de travail.

Du 08 mars au 22 mars 2021, la salariée a été en arrêt de travail pour maladie.

Par courrier du 30 juillet 2021, Madame [I] [J] s'est vue notifier sa mise à pied à titre conservatoire.

Par courrier du 13 août 2021, Madame [I] [J] a été convoquée à un entretien préalable au licenciement fixé au 23 août 2021.

Par courrier du'30 août 2021, Madame [I] [J] a été licenciée pour faute grave.

Par requête du 01 décembre 2021, Madame [I] [J] a saisi le conseil de prud'hommes d'Epinal, aux fins':

- de dire et juger sans cause réelle et sérieuse son licenciement pour faute grave,

En conséquence':

- de condamner Maître [F] [M] à lui verser les sommes suivantes :

- 2 251,74 euros bruts à titre de rappel de salaire sur la mise à pied à titre conservatoire, outre la somme de 225,17 euros bruts à titre de congés payés sur la mise à pied conservatoire,

- 3 124,72 euros net à titre d'indemnité de licenciement,

- 7 242,93 euros bruts à titre d'indemnité compensatrice de préavis, outre la somme de 724,29 euros bruts au titre des congés payés sur préavis,

- 14'485,00 euros nets à titre de dommages et intérêts pour licenciement sans cause réelle et sérieuse,

- 5'000,00 euros à titre de dommages et intérêts pour exécution déloyale du contrat de travail,

- 3'000,00 euros au titre des dispositions de l'article 700 du code de procédure civile, outre les entiers frais et dépens,

- de prononcer l'exécution provisoire de la décision à intervenir sur le fondement des dispositions de l'article 515 du code de procédure civile.

Maître [F] [M] sollicitait l'irrecevabilité la requête de Madame [I] [J].

Vu le jugement du conseil de prud'hommes d'Epinal rendu le 05 juin 2023, lequel a :

- dit que la requête de Madame [I] [J] est recevable,

- requalifié le licenciement pour faute grave notifié à Madame [I] [J] en un licenciement sans cause réelle et sérieuse,

- condamné Maître [F] [M] à verser à Madame [I] [J] les sommes suivantes:

- 2 251,74 euros bruts à titre de rappel de salaire sur la mise à pied conservatoire,

- 225,17 euros bruts au titre des congés afférents sur la mise à pied conservatoire,

- 3 124,72 euros nets à titre d'indemnité de licenciement,

- 7 242,93 euros bruts à titre d'indemnité compensatrice de préavis,

- 724,29 euros bruts au titre des congés payés afférents au préavis,

- condamné Maître [F] [M] à verser à Madame [I] [J] la somme de 14'485,00 euros à titre de dommages et intérêts pour licenciement sans cause réelle et sérieuse,

- condamné Maître [F] [M] à verser à Madame [I] [J] la somme de 2'500,00 euros au titre des dispositions de l'article 700 du code de procédure civile,

- débouté Madame [I] [J] du surplus de ses demandes,

- ordonné l'exécution provisoire sur les dispositions de l'article 515 du code de procédure civile,

- fixé la moyenne des trois derniers mois de salaire en application de l'article R.1454-28 du code du travai