0P3 P.Prox.Référés, 13 février 2025 — 24/04522

Délibéré prorogé Cour de cassation — 0P3 P.Prox.Référés

Texte intégral

13TRIBUNAL JUDICIAIRE DE [Localité 5]

Pôle de Proximité

ORDONNANCE DE RÉFÉRÉ

ORDONNANCE DU : 13 février 2025 prorogée au 13 Mars 2025 Président : Monsieur BOTTERO, Vice-Président Greffier : Madame BOINE, Greffier Débats en audience publique le : 05 Décembre 2024

GROSSE : Le ................................................... à Me ............................................... Le ................................................... à Me ............................................... Le ................................................... à Me ............................................... EXPEDITION : Le 13 mars 2025 à Me RICHARD à Me BOULAHBAL Le ........................................................... à Me ......................................................

N° RG 24/04522 - N° Portalis DBW3-W-B7I-5HB7

PARTIES :

DEMANDERESSE

Madame [W] [D] domiciliée : chez [Adresse 4], [Adresse 1] représentée par Me Florence RICHARD, avocat au barreau de MARSEILLE

DEFENDEURS

Madame [M] [C] née le 16 Février 1993 à [Localité 5] (13) demeurant [Adresse 2] représentée par Me Z’hor BOULAHBAL, avocat au barreau de MARSEILLE

Monsieur [T] [V] né le 10 Novembre 1988 à [Localité 6] demeurant [Adresse 2] représenté par Me Z’hor BOULAHBAL, avocat au barreau de MARSEILLE

- EXPOSE DU LITIGE

Par contrat sous signature privée en date du 18 décembre 2019 [W] [D] a donné à bail à [M] [C] et Monsieur [V] un appartement à usage d’habitation situé [Adresse 3].

En date du 8 mars 2023, [W] [D] a fait délivrer par acte de commissaire de justice un congé pour vente.

En date du 8 mars 2023, [W] [D] a fait délivrer par acte de commissaire de justice un commandement de payer visant la clause résolutoire pour la somme de 1793,83 euros ainsi qu’un commandement d’avoir à justifier d’une assurance.

Par acte d'huissier de justice en date du 1er juillet 2024, [W] [D] a fait assigner [M] [C] et Monsieur [V] devant le juge des contentieux de la protection du tribunal judiciaire de Marseille, statuant en référé, aux fins de voir sur le fondement de la loi du 6 juillet 1989 :

constater l’acquisition de la clause résolutoire ou la validation du congéordonner l'expulsion des preneurs et de tout occupant de leur chef avec le concours de la force publique et d'un serrurier si besoin est,condamner [M] [C] à lui payer la somme de 20848,37 euros au titre de l’arriéré de loyers, une indemnité d'occupation jusqu'à libération effective des lieux d'un montant mensuel égal au montant du loyer et des charges si le bail s'était poursuivi.condamner le défendeur à lui payer la somme de 500 euros pour résistance abusive, de 1500 euros sur le fondement de l'article 700 du code de procédure civile, outre aux entiers dépens en ce compris le coût du commandement de payer. A l’audience du 5 décembre 2024 le demandeur reprend les termes de son assignation et s’oppose aux demandes et contestations soulevées par le défendeur.

Bien que régulièrement assignés à étude, [M] [C] a comparu, conteste le montant de la dette faisant notamment état de la non justification des régularisations de charges et des taxes d’ordures ménagères ou de la répercussion de la recharge de la climatisation , Monsieur [V] n’a pas comparu.

Il sera renvoyé aux écritures des parties pour un plus ample exposé des moyens.

Conformément à l'article 473 du code de procédure civile, il sera statué par ordonnance réputée contradictoire.

La décision a été mise en délibéré par mise à disposition au greffe au 13 février 2025 prorogée au 13 mars 2025.

MOTIFS DE LA DECISION

Aux termes de l'article 472 du code de procédure civile, si le défendeur ne comparaît pas, il est néanmoins statué sur le fond. Le juge ne fait droit à la demande que dans la mesure où il l'estime régulière, recevable et bien fondée.

En application des dispositions des articles 834 et 835 du code de procédure civile, dans tous les cas d’urgence, le juge du contentieux de la protection peut, dans les limites de sa compétence, ordonner en référé toutes les mesures qui ne se heurtent à aucune contestation sérieuse ou que justifie l’existence d’un différend. Il peut également allouer au créancier une provision, lorsque l’obligation n’est pas sérieusement contestable.

L'obligation non sérieusement contestable vise aussi bien les créances d'origine contractuelle, quasi contractuelle, délictuelle ou quasi délictuelle, le juge des référés étant cependant tenu de préciser la nature de l'origine de cette créance ou la nature de l'obligation la fondant.

Il y a une contestation sérieuse chaque fois que la décision du juge des référés l'obligerait à se prononcer préalablement sur une contestation relative à l'existence d'un droit ou le conduirait à se prononcer sur le fond du litige, par exemple en portant une appréciation sur la validité, la qualification ou l'interprétation d'un acte juridique.

En l’occurrence le défendeur conteste le montant de la dette soulevant la non justification des régularisation