Chambre 2 Cabinet 4 -JAF4, 7 mars 2025 — 24/04480

Prononce le divorce accepté Cour de cassation — Chambre 2 Cabinet 4 -JAF4

Texte intégral

BM/CP

TRIBUNAL JUDICIAIRE DE CLERMONT-FERRAND

JUGEMENT JUGE AUX AFFAIRES FAMILIALES

LE SEPT MARS DEUX MIL VINGT CINQ,

LE JUGE AUX AFFAIRES FAMILIALES, Monsieur [V] [K],

assisté de Madame Sophie BERAUD, Greffier,

JUGEMENT DU : 07/03/2025

N° RG 24/04480 - N° Portalis DBZ5-W-B7I-J2CT ; Ch2c4

JUGEMENT N° :

Mme [X] [T] [E] épouse [H] M. [A] [F] [O] [H]

Grosses : 2 SELARL BEMA & ASSOCIES Me Laëtitia BARDIN-ROUSSEL

Copie : 1

Dossier

Me Laëtitia BARDIN-ROUSSEL Maître Magali BERTHOLIER de la SELARL BEMA & ASSOCIES

PARTIES :

REQUÊTE CONJOINTE

Madame [X] [T] [E] épouse [H] née le 21 février 1984 à LA ROCHE SUR YON (85) 9 rue Alexandre Varennes 63110 BEAUMONT

DEMANDERESSE

Comparant, concluant, plaidant par Me Magali BERTHOLIER de la SELARL BEMA & ASSOCIES, avocats au barreau de CLERMONT-FERRAND

Monsieur [A] [F] [O] [H] né le 17 janvier 1984 à VICHY (03) 1 impasse des Vergers 63170 PERIGNAT LES SARLIEVES

DEMANDEUR

Comparant, concluant, plaidant par Me Laëtitia BARDIN-ROUSSEL, avocat au barreau de CLERMONT-FERRAND

EXPOSE DES FAITS ET DE LA PROCEDURE

Monsieur [A] [H] et Madame [X] [E] ont contracté mariage le 31 mai 2014 devant l’officier d’état civil de Saint-Didier-au-Mont-d’Or, sans contrat de mariage préalable.

Deux enfants sont nés de cette union :

- [C] [H], le 5 avril 2015 à Beaumont, - [M] [H], le 7 mai 2018 à Beaumont.

Par requête conjointe déposée le 10 décembre 2024, les époux ont saisi la présente juridiction d’une demande en divorce, sollicitant le prononcé du divorce sur le fondement de l’article 233 du code civil, avec ses conséquences de droit et :

- la fixation de la date des effets patrimoniaux du divorce entre les époux au 29 mai 2024, - dans le cadre d’un exercice conjoint de l’autorité parentale, la fixation de la résidence habituelle des enfants en alternance chez chacun des parents, selon les modalités mentionnées ci-dessous, avec partage des frais exceptionnels des enfants à hauteur de 60 % pour le père et de 40 % pour la mère. Le juge aux affaires familiales s’est assuré que les mineurs concernés capables de discernement ont été informés de leur droit à être entendus et à être assistés d’un avocat.

L’ordonnance de clôture a été rendue le 20 janvier 2025 ; les parties ayant accepté que la procédure se déroule selon une procédure exclusivement écrite, elles ont déposé leurs dossiers ce même jour et ont été informées que la décision serait rendue par mise à disposition au greffe le 7 mars 2025.

MOTIFS DE LA DECISION

SUR LE PRONONCE DU DIVORCE

Le prononcé du divorce est sollicité sur le fondement des dispositions de l’article 233 du code civil aux termes duquel le divorce peut être demandé conjointement par les époux lorsqu’ils acceptent le principe de la rupture du mariage sans considération des faits à l’origine de celle-ci. Il peut être demandé par l’un ou l’autre des époux ou par les deux lorsque chacun d’eux, assisté d’un avocat, a accepté le principe de la rupture du mariage par acte sous signature privée contresigné par avocats, qui peut être conclu avant l’introduction de l’instance. Cette acceptation n’est pas susceptible de rétractation, même par la voie de l’appel.

Il ressort de l’acte sous signature privée des parties et contresigné par avocats dans les six mois précédant la demande en divorce (signature le 10 décembre 2024) que les époux ont accepté le principe de la rupture du mariage sans considération des faits à l’origine de celle-ci.

Le juge aux affaires familiales a acquis la conviction que chacun des époux a donné librement son accord. Les conditions légales étant ainsi remplies, il y a lieu de prononcer le divorce en application des articles 233 et 234 du code civil.

SUR LES CONSEQUENCES DU DIVORCE

Sur la date des effets du divorce

En application de l’article 260 du code civil, la décision qui prononce le divorce dissout le mariage à la date à laquelle elle prend force de chose jugée.

Selon les dispositions de l’article 262 du code civil, le jugement de divorce est opposable aux tiers, en ce qui concerne les biens des époux, à partir du jour où les formalités de mention en marge prescrites par les règles de l’état civil ont été accomplies.

Aux termes des dispositions de l’article 262-1 du code civil, le jugement de divorce prend en principe effet dans les rapports entre les époux, en ce qui concerne leurs biens, lorsqu’il est prononcé autrement que par consentement mutuel, à la date de la demande en divorce. A la demande de l’un des époux, le juge peut cependant fixer les effets du jugement à la date à laquelle ils ont cessé de cohabiter et de collaborer ; cette demande ne peut être formée qu’à l’occasion de l’action en divorce.

En l’espèce, les deux époux demandent que la date des effets du divorce dans les rapports entre eux, en ce qui concerne leurs biens, soit fixée à la date de leur séparation le 29 mai 2024 ; il sera fait droit à cette demande commune.

Sur la liquidation des intérêts