JCP FOND, 14 mars 2025 — 24/03619
Texte intégral
TRIBUNAL JUDICIAIRE [Adresse 7] [Adresse 2] [Adresse 6] [Localité 4]
NAC: 53B
N° RG 24/03619 - N° Portalis DBX4-W-B7I-TLDZ
JUGEMENT
N° B
DU : 14 Mars 2025
S.A. CONSUMER FINANCE
C/
[F] [P]
Expédition délivrée à toutes les parties le 14 mars 2025
JUGEMENT
Le Vendredi 14 Mars 2025, le Tribunal judiciaire de TOULOUSE,
Sous la présidence de Florence LEBON, Vice Présidente au Tribunal judiciaire de TOULOUSE, chargée des contentieux de la protection, statuant en matière civile, assistée de Fanny ACHIGAR Greffière, lors des débats et chargée des opérations de mise à disposition.
Après débats à l'audience du 16 Janvier 2025, a rendu la décision suivante, mise à disposition conformément à l'article 450 et suivants du Code de Procédure Civile, les parties ayant été avisées préalablement ;
ENTRE :
DEMANDERESSE
S.A. CONSUMER FINANCE, dont le siège social est sis [Adresse 1]
représentée par Maître Jérôme MARFAING-DIDIER de la SELARL DECKER, avocats au barreau de TOULOUSE
ET
DÉFENDEUR
M. [F] [P], demeurant [Adresse 3]
non comparant, ni représenté
RAPPEL DES FAITS
Suivant offre préalable acceptée électroniquement le 18 février 2021, la SA CA CONSUMER FINANCE, sous l’enseigne SOFINCO, a consenti à M. [F] [P] un prêt personnel n°81631460231 d'un montant de 40.000 euros, remboursable en 84 mensualités d'un montant de 564,53 euros, au taux de 4,956% par an, hors contrat d'assurance.
M. [F] [P] ayant cessé de faire face aux échéances du crédit, la SA CA CONSUMER FINANCE lui a adressé plusieurs lettres de mises en demeure les 15 décembre 2022 et 26 juin 2023 ainsi qu'une dernière lettre de mise en demeure de régler ces échéances en date du 28 mai 2024, envoyée le 30 mai 2024 (Ar pli avis et non réclamé), restée sans effet. Par suite, la SA CA CONSUMER FINANCE lui a adressé un courrier du 19 juin 2024, envoyé le 21 juin 2024 (AR pli avisé et non réclamé) par lequel elle a prononcé la déchéance du terme du contrat.
Par acte de commissaire de justice en date du 12 septembre 2024, la SA CA CONSUMER FINANCE a ensuite fait assigner M. [F] [P] devant le juge des contentieux de la protection de [Localité 8] pour obtenir, sous le bénéfice de l’exécution provisoire, sa condamnation au paiement des sommes suivantes : - 35.743,15 euros en principal avec intérêts au taux conventionnel à compter du 26 août 2024, - 500 euros au titre de dommages et intérêts, - 600 euros au titre de l'article 700 du Code de procédure civile et aux entiers dépens.
A l’audience du 16 janvier 2025, la SA CA CONSUMER FINANCE, représentée par son conseil, se réfère oralement à son assignation et maintient ses demandes.
A l’appui de ses prétentions, la SA CA CONSUMER FINANCE expose que M. [F] [P] ne s'est pas régulièrement acquitté du paiement des mensualités du crédit et que le 1er incident de paiement non régularisé (INR) se situe au 05 décembre 2022, de sorte qu’elle a été contrainte de provoquer la déchéance du terme. Interrogée sur le respect des diverses obligations édictées par le Code de la consommation, elle se défend de toute irrégularité et a produit la fiche de liaison avec le tribunal. Subsidiairement, la SA CA CONSUMER FINANCE forme une demande de résiliation judiciaire pour le cas où la clause résolutoire du contrat serait déclarée abusive, précisant que cette demande n'a pas été portée à la connaissance du défendeur.
Bien que convoqué par acte de commissaire de Justice signifié à étude le 12 septembre 2024, M. [F] [P] n'est ni présent ni représenté.
L'affaire a été mise en délibéré au 14 mars 2025.
MOTIFS DE LA DECISION
En application de l'article 472 du code de procédure civile, en l'absence du défendeur, le Tribunal ne fait droit à la demande que s'il l'estime recevable, régulière et bien fondée.
L'article 446-1 du code de procédure civile prévoit qu'en procédure orale, les parties présentent oralement à l'audience leurs prétentions et les moyens à leur soutien. Elles peuvent également se référer aux prétentions et aux moyens qu'elles auraient formulés par écrit. Les observations des parties sont notées au dossier ou consignées dans un procès-verbal.
L'article 16 du code de procédure civile dispose que le juge doit, en toutes circonstances, faire observer et observer lui-même le principe de la contradiction. Il ne peut retenir, dans sa décision, les moyens, les explications et les documents invoqués ou produits par les parties que si celles-ci ont été à même d'en débattre contradictoirement.
Il se déduit de ces articles que le juge est saisi des demandes soutenues oralement devant lui et qu'il lui revient de rouvrir les débats et renvoyer l'affaire à une prochaine audience pour faire respecter le principe de la contradiction (Cass. Civ. 2e, 19 mars 2015, 14-15.740).
En l'espèce, la SA CA CONSUMER FINANCE formule une demande additionnelle de résiliation lors de l'audience du 16 janvier 2025, à laquelle M. [F] [P] est absent. Il n'a donc pu connaître cette nouvel