TPX VER SUREND CTX, 18 mars 2025 — 24/00138
Texte intégral
TRIBUNAL JUDICIAIRE de [Localité 48] [Adresse 9] [Localité 18]
Tél : [XXXXXXXX01] [Courriel 46]
SURENDETTEMENT
N° RG 24/00138 - N° Portalis DB22-W-B7I-SEG2
BDF N° : 000223017766 Nac : 48C
JUGEMENT
Du : 18 Mars 2025
[T] [Y]
C/
[22], [26] ([38]), [30], [37], [36], [39], [35], [27], [28], SEFO
expédition exécutoire délivrée le à
expédition certifiée conforme délivrée par LRAR aux parties et par LS à la commission de surendettement des particuliers le :
Minute :
JUGEMENT
REPUBLIQUE FRANCAISE AU NOM DU PEUPLE FRANCAIS
Le 18 Mars 2025 ;
Sous la Présidence de Yohan DESQUAIRES,Vice-Président au Tribunal judiciaire de Versailles, chargé des fonctions de juge des contentieux de la protection statuant en matière de surendettement, assisté de Amandine VARENNES, Greffière, lors des débats et de Tiffen MAUSSION, Greffière placée, lors du prononcé;
Après débats à l'audience du 21 Janvier 2025, le jugement suivant a été rendu ;
ENTRE :
DEMANDEUR(S) :
M. [T] [Y] [Adresse 6] [Localité 20] comparant en personne
ET :
DEFENDEUR(S) :
[22] Chez [42] [Adresse 44] [Localité 16] non comparante, ni représentée
[26] ([38]) [Adresse 8] [Localité 15] non comparante, ni représentée
[30] Chez [47] [Adresse 32] [Localité 13] non comparante, ni représentée
[37] Secteur Surendettement [Adresse 3] [Localité 10] non comparante, ni représentée
[36] Chez [40] [Adresse 5] [Localité 14] non comparante, ni représentée
FLOA Chez [29] [Adresse 33] [Localité 12] non comparante, ni représentée
ENGIE Chez [43] [Adresse 2] [Localité 7] non comparante, ni représentée
[27] Chez [25] [Adresse 23] [Localité 11] non comparante, ni représentée
[28] [Adresse 41] [Adresse 4] [Localité 17] non comparante, ni représentée
[45] [Adresse 21] [Adresse 34] [Localité 19] non comparante, ni représentée
A l'audience du 21 Janvier 2025, le Tribunal a entendu les parties et mis l'affaire en délibéré au 18 Mars 2025.
EXPOSE DU LITIGE
Le 5 février 2024, la [31] saisie par Monsieur [T] [Y] aux fins d’ouverture d’une procédure de traitement de sa situation de surendettement a déclaré cette demande recevable avant d’instruire le dossier.
Le 29 avril 2024, la commission a imposé le rééchelonnement des créances sur une durée de 32 mois moyennant des mensualités maximum de 969,82 €.
Monsieur [T] [Y], à qui ces mesures ont été notifiées par lettre recommandée avec avis de réception reçue le 15 mai 2024, a saisi le juge des contentieux de la protection de la chambre de proximité de [Localité 48] d’une contestation desdites mesures adressée au secrétariat de la commission par lettre recommandée avec avis de réception expédiée le 28 mai 2024.
Conformément aux dispositions de l’article R. 733-16 du code de la consommation, les parties ont été convoquées à l’audience du 21 janvier 2024, par lettre recommandée avec avis de réception.
A l'audience, Monsieur [T] [Y] expose que qu'il souhaiterait des mensualités moindres étalées sur un plan plus long. Il soutient ne plus percevoir de pension alimentaire depuis le mois de mars 2024, et ne plus percevoir l'allocation soutien familial. Il fournit sa dernière quittance de loyer, et précise vivre seul.
Malgré signature de l’avis de réception de leurs lettres de convocation, les autres créanciers ne sont pas représentés et n’ont formulé aucune observation par écrit, sauf pour informer la juridiction de leur absence et/ou rappeler le montant de leurs créances.
A l’issue des débats, la décision est mise en délibéré au 18 mars 2025.
MOTIFS DE LA DÉCISION
Sur la recevabilité de la contestation :
Ayant été formée dans les trente jours de la notification au requérant des mesures imposées par la commission, conformément aux dispositions des articles L. 733-10 et R. 733-6 du code de la consommation, la contestation formée par Monsieur [T] [Y] est recevable.
Sur l'état des créances :
En l’absence de contestation sur la validité et le montant des créances, le montant du passif est fixé par référence à celui retenu par la commission, sous réserve des paiements éventuellement intervenus en cours de procédure.
Sur les mesures de traitement de la situation de surendettement de Monsieur [T] [Y] :
L’article L. 733-13 du code de la consommation prévoit que le juge saisi de la contestation prend tout ou partie des mesures définies aux articles L. 733-1, L. 733-4 et L. 733-7. Dans tous les cas, la part des ressources nécessaires aux dépenses courantes du ménage est déterminée dans les conditions prévues à l’article L. 731-2.
En application de l’article L. 733-1 du code de la consommation, peuvent être imposés un rééchelonnement du paiement des dettes avec possibilité de report pour une partie d’entre elles, l’imputation prioritaire des paiements sur le capital, la réduction des intérêts, outre la suspension d’exigibilité des créances autres qu’alimentaires pour une durée de deux ans au maximum.
Enfin, l’article L. 733-7 du code de la consommation permet