5ème chambre sociale PH, 18 mars 2025 — 24/03021

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Texte intégral

RÉPUBLIQUE FRANÇAISE

AU NOM DU PEUPLE FRANÇAIS

ARRÊT N°

N° RG 24/03021 - N° Portalis DBVH-V-B7I-JKRJ

SM/EB

CONSEIL DE PRUD'HOMMES - FORMATION PARITAIRE DE MENDE

11 juillet 2024

RG :22/00029

[K]

C/

S.A.S. [A] TRAVAUX PUBLICS

Grosse délivrée le 18 MARS 2025 à :

- Me MASOTTA

- Me PRADIER

COUR D'APPEL DE NÎMES

CHAMBRE CIVILE

5ème chambre sociale PH

ARRÊT DU 18 MARS 2025

Décision déférée à la Cour : Jugement du Conseil de Prud'hommes - Formation paritaire de MENDE en date du 11 Juillet 2024, N°22/00029

COMPOSITION DE LA COUR LORS DES DÉBATS :

M. Michel SORIANO, Conseiller, a entendu les plaidoiries en application de l'article 805 du code de procédure civile, sans opposition des avocats, et en a rendu compte à la cour lors de son délibéré.

COMPOSITION DE LA COUR LORS DU DÉLIBÉRÉ :

Mme Nathalie ROCCI, Présidente

Mme Leila REMILI, Conseillère

M. Michel SORIANO, Conseiller

GREFFIER :

Mme Delphine OLLMANN, Greffier, lors des débats et Mme Emmanuelle BERGERAS, Greffier lors du prononcé de la décision

DÉBATS :

A l'audience publique du 09 Janvier 2025, où l'affaire a été mise en délibéré au 18 Mars 2025.

Les parties ont été avisées que l'arrêt sera prononcé par sa mise à disposition au greffe de la cour d'appel.

APPELANT :

Monsieur [H] [K]

né le 26 Octobre 1965 à [Localité 5] (ESPAGNE)

[Adresse 3]

[Localité 4]

Représenté par Me Sarah MASOTTA de la SELARL ALTEO, avocat au barreau de MONTPELLIER

INTIMÉE :

S.A.S. [A] TRAVAUX PUBLICS

[Adresse 6]

[Localité 1]

Représentée par Me Luc PRADIER de la SELARL PRADIER - DIBANDJO, avocat au barreau de LOZERE

ARRÊT :

Arrêt contradictoire, prononcé publiquement et signé par Mme Nathalie ROCCI, Présidente, le 18 Mars 2025, par mise à disposition au greffe de la cour.

FAITS PROCÉDURE ET PRÉTENTIONS :

M. [H] [K] a été embauché le 7 janvier 1991 par la Sas [A] au sein de laquelle il a successivement occupé les postes de chauffeur d'engin polyvalent, puis de chef d'équipe à compter du 1er mai 2010.

À compter de 2014 il a été élu délégué du personnel puis membre titulaire du comité social économique de cette société.

Le 12 mai 2022, il a été déclaré inapte à son emploi par le médecin du travail qui a dispensé l'employeur de son obligation de reclassement.

Celui-ci a alors engagé la procédure spéciale de licenciement de son salarié protégé et après autorisation par l'inspection du travail du 12 août 2022 lui a notifié le 26 août 2022 son licenciement.

Par requête introductive d'instance reçue au greffe le 11 octobre 2022, M. [H] [K] a saisi le conseil des prud'hommes de [Localité 7] d'une demande tendant à la condamnation de la Sasu Sevigné à lui verser les sommes de :

- 25 000 euros de dommages et intérêts pour discrimination syndicale,

- 20 000 euros de dommages et intérêts pour harcèlement moral,

- 66 288 euros de dommages et intérêts pour licenciement nul,

- 3 000 euros au titre de l'article 700 du code de procédure civile.

Les 24 janvier et 20 mars 2023, il a contesté devant le tribunal administratif de Nîmes la décision administrative autorisant son licenciement.

Le 5 avril 2023, il a exercé un recours hiérarchique à l'encontre de cette décision devant le ministre du travail et le 25 mai 2023 un nouveau recours contentieux devant le tribunal administratif.

Il a également saisi le pôle social du tribunal judiciaire de Mende d'une demande de reconnaissance de la faute inexcusable de son employeur et il en a été débouté par jugement du 5 février 2024.

Par jugement contradictoire du 11 juillet 2024, le conseil des prud'hommes de [Localité 7] :

- a sursis à statuer dans l'attente de l'examen de l'affaire par le tribunal administratif de Nîmes ou du désistement du demandeur,

- a dit qu'il appartiendra aux parties de solliciter une nouvelle date d'audience et réservé les dépens de l'instance.

Par acte du 30 juillet 2024, M. [K] a fait assigner la Sasu Sevigné devant M. le Premier président de la présente cour sur le fondement de l'article 380 du code de procédure civile, afin d'être autorisé à relever appel de ce jugement, de fixer la date et l'heure à laquelle l'affaire sera plaidée et de condamner l'intimée aux dépens.

Par déclaration de saisine du 1er août 2024, M. [H] [K] a saisi la cour d'appel de Nîmes.

Par ordonnance de référé du 12 septembre 2024, la cour d'appel de Nîmes a :

- Autorisé M. [H] [K] à interjeter appel du jugement du conseil des prud'hommes de [Localité 7] en ce qu'il a sursis à statuer sur ses demandes tendant à la condamnation de son ancien employeur la Sas [A] à lui verser les sommes de

- 25 000 euros de dommages et intérêts pour discrimination syndicale,

- 20 000 euros de dommages et intérêts pour harcèlement moral,

- Fixé l'affaire à l'audience de la 5ème chambre sociale de la présente cour du jeudi 9 janvier 2025 à 14 heures,

- Condamné la Sasu [A] aux dépens