1re chambre sociale, 19 mars 2025 — 23/00273

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Texte intégral

ARRÊT n°

Grosse + copie

délivrées le

à

COUR D'APPEL DE MONTPELLIER

1re chambre sociale

ARRET DU 19 MARS 2025

Numéro d'inscription au répertoire général :

N° RG 23/00273 - N° Portalis DBVK-V-B7H-PV3P

Décision déférée à la Cour :

Jugement du 23 DECEMBRE 2022 du CONSEIL DE PRUD'HOMMES - FORMATION PARITAIRE DE MONTPELLIER

N° RG F 21/00696

APPELANT :

Monsieur [C] [J]

[Adresse 4]

[Localité 2]

Représenté par Me Emilien FLEURUS, avocat au barreau de MONTPELLIER (postulant) et par Me GONZALES, avocat au barreau de Montpellier (plaidant)

INTIMEE :

La S.A.R.L. DIGITAL ART SYSTEM, prise en la personne de son représentant légal domicilié ès qualité au siège Social situé :

[Adresse 3]

[Localité 1]

Représentée par Me Frédéric RICHERT de la SELARL RICHERT FREDERIC, avocat au barreau de MONTPELLIER

Ordonnance de clôture du 13 Janvier 2025

COMPOSITION DE LA COUR :

En application des dispositions des articles 805 et 907 du code de procédure civile, l'affaire a été débattue le 20 Janvier 2025,en audience publique, les avocats ne s'y étant pas opposés, devant Monsieur Jacques FOURNIE, Conseiller, chargé du rapport.

Ce magistrat a rendu compte des plaidoiries dans le délibéré de la cour, composée de :

Monsieur Philippe DE GUARDIA, Président de chambre

Monsieur Jacques FOURNIE, Conseiller

M. Jean-Jacques FRION, Conseiller

Greffier lors des débats : Mme Marie BRUNEL

ARRET :

- contradictoire ;

- prononcé par mise à disposition de l'arrêt au greffe de la cour, les parties en ayant été préalablement avisées dans les conditions prévues au deuxième alinéa de l'article 450 du code de procédure civile ;

- signé par Monsieur Philippe DE GUARDIA, Président de chambre, et par Mme Marie BRUNEL, Greffière.

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* *

EXPOSE DU LITIGE

M.[J] a été initialement engagé par la SARL Digital Art System à compter du 25 avril 2019 en qualité de préparateur de commandes selon contrat de travail à durée déterminée. À compter du 1er février 2020 le salarié était engagé dans les mêmes fonctions selon contrat de travail à durée indéterminé à temps complet.

Le 8 janvier 2021 l'employeur notifiait au salarié un avertissement pour non-respect de ses horaires de travail.

Par lettre remise en main propre contre décharge le 23 mars 2021 l'employeur convoquait le salarié à un entretien préalable prévu le 31 mars 2021 et il lui notifiait une mise à pied conservatoire.

Par lettre recommandée avec demande d'avis de réception du 6 avril 2021 la SARL Digital Art System notifiait à M.[J] son licenciement pour faute grave.

Contestant le bien-fondé de la rupture du contrat de travail, le salarié a saisi le conseil de prud'hommes de Montpellier par requête du 3 juin 2021 aux fins de condamnation de l'employeur à lui payer les sommes suivantes :

o 5000 euros nets à titre de dommages-intérêts pour exécution déloyale du contrat de travail,

o 9352,80 euros nets à titre d'indemnité forfaitaire pour travail dissimulé,

o 9352,80 euros nets à titre de dommages-intérêts pour licenciement abusif,

o 3000 euros nets à titre de dommages-intérêts pour licenciement vexatoire et brutal,

o 3177,60 euros bruts à titre d'indemnité compensatrice de préavis, outre 317,76 euros au titre des congés payés afférents,

o 791,37 euros nets à titre de rappel de salaire sur la période de mise à pied conservatoire, outre 79,13 euros nets au titre des congés payés afférents,

o 1500 euros au titre des dispositions de l'article 700 du code de procédure civile.

Par jugement du 23 décembre 2022, le conseil de prud'hommes de Montpellier a débouté M.[J] de l'ensemble de ses demandes et il l'a condamné à rembourser à l'employeur une somme de 817,97 euros nets indûment perçue. Aux termes du même jugement il déboutait l'employeur de sa demande reconventionnelle de dommages-intérêts pour procédure abusive.

M.[J] a relevé appel de la décision du conseil de prud'hommes le 16 janvier 2023.

Aux termes de ses dernières écritures notifiées par RPVA le 14 avril 2023, M.[J] conclut à l'infirmation du jugement entrepris sauf en ce qu'il a débouté l'employeur de sa demande reconventionnelle de dommages-intérêts pour procédure abusive et il sollicite la condamnation de la SARL Digital Art System à lui payer les sommes suivantes :

o 5000 euros nets à titre de dommages-intérêts pour exécution déloyale du contrat de travail,

o 9352,80 euros nets à titre d'indemnité forfaitaire pour travail dissimulé,

o 9352,80 euros nets à titre de dommages-intérêts pour licenciement abusif,

o 3000 euros nets à titre de dommages-intérêts pour licenciement vexatoire et brutal,

o 3177,60 euros bruts à titre d'indemnité compensatrice de préavis, outre 317,76 euros au titre des congés payés afférents,

o 791,37 euros nets à titre de rappel de salaire sur la période de mise à pied conservatoire, outre 79,13 euros nets au titre des congés payés afférents,

o 1500 euros nets au titre des