CTX PROTECTION SOCIALE, 24 mars 2025 — 23/01893
Texte intégral
MINUTE N° : TRIBUNAL JUDICIAIRE DE [Localité 4] POLE SOCIAL - CONTENTIEUX GENERAL REPUBLIQUE FRANCAISE AU NOM DU PEUPLE FRANCAIS
JUGEMENT DU :
MAGISTRAT : ASSESSEURS :
DÉBATS :
PRONONCE :
AFFAIRE :
NUMÉRO R.G :
24 Mars 2025
Florence AUGIER, présidente Dominique DALBIES, assesseur collège employeur Monique SURROCA, assesseur collège salarié
assistés lors des débats et du prononcé du jugement par Sophie PONTVIENNE, greffière
tenus en audience publique le 07 janvier 2025
jugement contradictoire, rendu en premier ressort, le 24 mars 2025 par le même magistrat
[7] C/ Monsieur [Z] [E]
N° RG 23/01893 - N° Portalis DB2H-W-B7H-YLRS
DEMANDERESSE
[7] dont le siège social est sis [Adresse 5] [Localité 3]
représentée par Madame [X] [B] munie d’un pouvoir
DÉFENDEUR
Monsieur [Z] [E] demeurant [Adresse 1] [Localité 2]
non comparant représenté par Maître François GOGUELAT, avocat au barreau de LYON vestiaire 2765, substitué par Maître Raoudha MAAMACHE, avocat au barreau de LYON
Notification le : Une copie certifiée conforme à :
[7] [Z] [E] Me François GOGUELAT, vestiaire : 2765 Une copie revêtue de la formule exécutoire :
[7] Une copie certifiée conforme au dossier
EXPOSÉ DU LITIGE
Par courrier recommandé du 02 août 2023, Monsieur [Z] [E] a saisi le Pôle social du Tribunal judiciaire de Lyon d’une opposition à la contrainte émise le 10 juillet 2023 par l’[6], et signifiée le 18 juillet 2023 pour la somme de 44 708 euros en cotisations et majorations de retard relatives aux périodes : 1er,2ème et 4ème trimestres 2022.
Dans ses écritures déposées à l’audience du 07 janvier 2025, Monsieur [E] expose que l’Union ne dispose d’aucune créance à son encontre, qu’il conteste les sommes réclamées, qu’il n’a perçu aucun revenu en 2022 au titre de ses fonctions de gérant comme le démontre la liasse fiscale 2022 et sollicite la condamnation de l’Union à lui verser la somme de 1 200 euros au titre de l’article 700 du code de procédure civile.
Aux termes de ses écritures développées oralement à l’audience, l’[6] fait valoir que :
- des cotisations ont été réclamées à Monsieur [E] affilié à l’[6] à compter du 05 février 2020 ;
- une mise en demeure préalable lui a été notifiée le 27 janvier 2023 pour la somme de 44 708 euros en cotisations et majorations de retard pour les périodes: 1er ,2ème et 4ème trimestres 2022 ; en l’absence de règlement, une contrainte a été émise puis signifiée pour le même montant ;
- les cotisations provisionnelles 2022 ont été calculées à titre définitif sur le revenu 2022 déclaré à 96 396 euros et 26 622 euros de charges sociales ; suite à la déclaration des revenus 2021 effectuée le 13 septembre 2023 soit postérieurement à la signification de la contrainte, le montant de la contrainte a été recalculé à 38 232 euros ; en outre un versement de 139 euros a été pris en compte au sujet de la période du 1er trimestre 2022 ;
- les frais de signification peuvent être laissés à la charge de l’assuré lorsque lors de la signification de la contrainte, celle-ci était justifiée ;
- le cotisant doit en équité être débouté de sa demande au titre de l’article 700 du code de procédure civile.
L’[6] demande au Tribunal de valider la contrainte litigieuse pour la somme actualisée de 38 232 euros en cotisations et majorations de retard, outre majorations de retard complémentaires et dépens, et de débouter l’opposant de ses demandes.
MOTIFS
Monsieur [E] est affilié auprès de l’[7] depuis le 5 février 2020 au titre de son activité de gérant d’une société de nettoyage et il est redevable de cotisations et contributions sociales sur la totalité de la période d’affiliation.
L’URSSAF lui a adressé le 27 janvier 2023 une mise en demeure d’avoir à régler des cotisations et contributions sociales outre majorations de retard pour un montant total de 44 708 euros et lui a fait signifier le 18 juillet 2023 une contrainte du même montant au titre des cotisations, contributions sociales et majorations de retard dues pour la période : 2e trimestre, 4e trimestre et 1er trimestre 2022.
La caisse justifie avoir recalculé le montant des cotisations et majorations de retard dues au titre de cette période à la somme de 38 232 euros compte tenu d’un revenu 2022 déclaré le 13 septembre 2023, soit postérieurement à la date d’émission de la contrainte, s’élevant à 96 396 euros outre 26 622 euros de charges sociales.
Ce montant tient également compte de la somme réglée au titre du 1er trimestre 2022 s’élevant à 139 euros.
Monsieur [E] expose qu’il n’a pas à régler de cotisations car il n’a perçu aucune rémunération au titre de ses fonctions de gérant.
Il produit un formulaire relatif à l’impôt sur les sociétés qui ne permet pas de retenir cette absence de rémunération et ne verse au débat aucun autre élément de nature à justifier qu’il n’a pas perçu de revenus de la société dont il est gérant.
L’URSSAF verse au débat un tableau détaillé du calcul des cotisations définitives 2022 prenant e