Chambre commerciale 3-2, 25 mars 2025 — 23/03786

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Texte intégral

COUR D'APPEL

DE

VERSAILLES

Code nac : 36C

Chambre commerciale 3-2

ARRET N°

CONTRADICTOIRE

DU 25 MARS 2025

N° RG 23/03786 - N° Portalis DBV3-V-B7H-V46I

AFFAIRE :

[H] [G]

...

C/

S.A.S. [9]

...

Décision déférée à la cour : Jugement rendu le 23 Mai 2023 par le Tribunal de Commerce de NANTERRE

N° chambre : 5

N° RG : 2021F01044

Expéditions exécutoires

Expéditions

Copies

délivrées le :

à :

Me Stéphanie ARENA

Me Sophie PORCHEROT

RÉPUBLIQUE FRANÇAISE

AU NOM DU PEUPLE FRANÇAIS

LE VINGT CINQ MARS DEUX MILLE VINGT CINQ,

La cour d'appel de Versailles a rendu l'arrêt suivant dans l'affaire entre :

APPELANT

Monsieur [H] [G]

[Adresse 4]

[Adresse 4]

Représentant : Me Stéphanie ARENA de la SELEURL ARENA AVOCAT, avocat au barreau de VERSAILLES, vestiaire : 637 -

Plaidant : Me Joëlle AKNIN, avocat au barreau de PARIS, vestiaire : B0398

Monsieur [D] [X]

[Adresse 1]

[Adresse 1]

Représentant : Me Stéphanie ARENA de la SELEURL ARENA AVOCAT, avocat au barreau de VERSAILLES, vestiaire : 637 -

Plaidant : Me Joëlle AKNIN, avocat au barreau de PARIS, vestiaire : B0398

S.A.S.U. [10]

Ayant son siège

[Adresse 5]

[Adresse 5]

prise en la personne de ses représentants légaux domiciliés en cette qualité au siège social

Représentant : Me Stéphanie ARENA de la SELEURL ARENA AVOCAT, avocat au barreau de VERSAILLES, vestiaire : 637 -

Plaidant : Me Joëlle AKNIN, avocat au barreau de PARIS, vestiaire : B0398

****************

INTIMES

S.A.S. [9]

Ayant son siège

[Adresse 3]

[Localité 6]

prise en la personne de ses représentants légaux domiciliés en cette qualité au siège social

Représentant : Me Sophie PORCHEROT de la SELARL REYNAUD AVOCATS, avocat au barreau de VERSAILLES, vestiaire : 177 - N° du dossier 383510 -

Plaidant : Me Olivier KUHN de la SELAFA CMS FRANCIS LEFEBVRE AVOCATS, avocat au barreau de HAUTS-DE-SEINE, vestiaire : 1701 -

Plaidant : Me Anne RENARD, avocat au barreau de HAUTS-DE-SEINE, vestiaire : 1701

S.A.S. [7]

Ayant son siège

[Adresse 2]

[Localité 6]

prise en la personne de ses représentants légaux domiciliés en cette qualité au siège social

Représentant : Me Sophie PORCHEROT de la SELARL REYNAUD AVOCATS, avocat au barreau de VERSAILLES, vestiaire : 177 - N° du dossier 383510 -

Plaidant : Me Olivier KUHN de la SELAFA CMS FRANCIS LEFEBVRE AVOCATS, avocat au barreau de HAUTS-DE-SEINE, vestiaire : 1701 -

Plaidant : Me Anne RENARD, avocat au barreau de HAUTS-DE-SEINE, vestiaire : 1701

****************

Composition de la cour :

L'affaire a été débattue à l'audience publique du 20 Janvier 2025, Monsieur Cyril ROTH, président ayant été entendu en son rapport, devant la cour composée de :

Monsieur Ronan GUERLOT, Président de chambre,

Monsieur Cyril ROTH, Président de chambre,

Madame Gwenael COUGARD, Conseillère,

qui en ont délibéré,

Greffier, lors des débats : Madame Françoise DUCAMIN

EXPOSE DU LITIGE

Le 1er mai 2007, la SAS [9] (la société [9]) a embauché M. [G] en qualité de cadre dirigeant.

Le 19 décembre 2019, la société [9] a créé la société [7] afin de développer une plateforme digitale de l'après-vente de pièces détachées automobiles à destination des professionnels ; elle en était l'actionnaire unique.

La société [7] a embauché M. [X] en qualité de directeur général salarié, M. [G] en étant nommé président et mandataire social.

Le 26 octobre 2020, la société [9], en qualité d'actionnaire unique de la société [7], a révoqué M. [G] de son mandat de président.

Le 16 novembre 2020, la société [7] a licencié M. [X] pour faute grave.

Le 20 janvier 2021, la société [9] a licencié M. [G].

Le 16 févier et respectivement le 16 avril 2021, MM. [G] et [X] ont saisi le conseil de prud'hommes de Boulogne-Billancourt en contestation de leurs licenciements respectifs.

Le 7 mai 2021, MM. [G] et [X] ont assigné les sociétés [9] et [7] devant le tribunal de commerce de Nanterre. La société [10], dirigée par M. [X], au travers de laquelle celui-ci exerce une activité de consultant, est intervenue volontaire à la procédure à leurs côtés.

Le 21 juillet 2022, le conseil des prud'hommes de Boulogne-Billancourt a jugé sans cause réelle et sérieuse les licenciements de MM. [G] et [X].

Le 11 janvier 2024, la cour d'appel de Versailles a confirmé le jugement du conseil de prud'hommes concernant M. [G].

Le 6 juin 2024, cette cour a en partie confirmé le jugement du conseil de prud'hommes concernant M. [X], notamment en ce qu'il a dit le licenciement dépourvu de cause réelle et sérieuse.

Le 23 mai 2023, par jugement contradictoire, le tribunal de commerce de Nanterre a :

- déclaré irrecevable l'intervention volontaire de la SASU [10] ;

- écarté les pièces adverses 1a, 4a, 6, étrangère, 10, 18a, 19 et 23a et 7 pour la partie en langue étrangère ;

- débouté MM. [G] et [X] de l'ensemble de leurs demandes, fins et conclusions ayant trait à la licéité